‹ Traité théorique et pratique de l'agriculture [microforme]Chapitre 11 sur 139 · PRIE Ï · texte numérisé non relu

PRIE Ï

un tems d'orage; et, comme pire que tous, celui qui lorsqu'il fuit beau travaille plus dans sa maison que dans son champ. ”

On recnmmande fortement la douceur envers les servitours. Tous les auteurs qui ont écrit sur l’agriculture recommandent au cultiveteur d'acquérir les connaissances nécessaires à son état, Quiconque, dit Columella, veut être parfait dans cette science, doit bien connaître les qualités du sol et des plantes ‘à doit point ignorer les climats afin qu'il puisse savoir re qui co. ,et ce qui est contraire à chacun ; il doit connaître exactement ln succession des saisons, et la nature de chacune, afin de ne pas s’exposer à perdre le fruit de ses travaux en commençant son ouvrage à la veille d’un orage ou d’un coup de vent. Il doit être capable d'observer exactement la température actuelle du ciel et des saisons ; car ces dernières ne sont pas toujours régulières, et l'été et le printems n’amènent point le même tems chaque année, le printems n’est pas toujours pluvieux, ni l’automne sec. Connaître ces choses avant qu’elles arrivent, sans avoir une assez grande capacité, et le plus grand soin d’acquérir des connaissances, n’est, à mon avis, au pouvoir de personne. ” Virgile ajoute à cela :—‘ Avant de Jlabourer un champ auquel on est étranger il faut avoir le soin d'acquérir une connaissance des vents, savoir de quel point ils soufflent dans certains tems, et quand ils sont les plus violents ; la nature du climat qui est bien différent dans divers endroits ; connaître les usages de nos ancêtres ; les qualités des différents sols, et quelles sont les récoltes que chaque pays et climat produit et rejette. ”

Les expériences sont fortement recommandées par Varron qui dit :— “ La nature nous a indiqué deux sentiers qui conduisent à la connaissance de l’agriculture, savoir, l'expérience et l’imitation. Les anciens agriculteurs ont établi bien des maximes en fesant des expériences. Leurs descendans pour la plupart, les imitent. Nous devrions faire ces deux choses, imiter les autres, et faire des expériences nous-mêmes, en nous laissant conduire non per le hasard, mais par la raison. ” Tous les cultivateurs expérimentés doivent connaître combien il est difficile de discuter d’une manière satisfaisante le produit et le profit de Pagriculture. Le cultivateur peut connaître le loyer que peut valoir la ferme, et le prix du grain semé, mais la quantité de travail requis pour la faire valoir dépend tellement des saisons, des accidents, et d’autres circonstances auxquelles l’agriculture est plus exposée que tout autre état, qu’on ne peut pas aisément en déterminer la valeur ou prix coutant. C’était ordinairement l'usage d’estimer les profits d’une ferme par les retours numériques du grain semé ; mais cette manière de juger est trèstrompeuse, puisque la quantité de seinence donnée à des terres de qualités et conditions différentes, est très différente ; et l’acre qui, convenablement cultivé et ensemencé avec un minot de semence seulement, rapporte vingt ou trente pour un, ou peut-être plus, peut néanmoins ne pas donner un plus grand profit réel qu’une terre qui, dans une condition moyenne, reçoit de deux à quatre minots de semence par acre,. et produit de cinq à dix pour un.

Les récoltes en raison de la graine semce,” dont parlent les ancitns,

RS. + 7 JR

te po

Page 1