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erme, et Néron, trois cent quarante. Il dit que lorsque la terre
e ce champ “ était sèche, le bœuf le plus robuste ne pouvait la labourer; mais quand il avait plu, je l'ai vu fendre avec un soc traînée d’un côté par un méchant âne, de l’autre, par une vieille femme.” Suivant Hérodote, le sol de Babylone était riche, bien cultivé et donnait trois ou quatre cents pour un.
Du temps de Pline le prix des terres se réglait sur la durée de l'achat qui était de vingt-cinq ans, et souvent ou recevait quatre pour cent sur lé capital ainsi employé.
Aux époques d’anarchie qui suivirent la chute du pouvoir romain, l’agriculture fut presque oubliée en Europe. Dans des temps de troubles il vaut mieux laisser les champs en pâturage que de les cultiver, parce qu’on peut toujours esquiver le bétail à l'approche de l'ennemi ; mais les récoltes sur pied seraient exposées au pillage. Sous le règne de la dynastie anglo-saxone en Angleterre, on ne s’ocoupait pas beaucoup de la culture des terres, mais l'île abondait en troupeaux nombreux. Il y était défendu par une loi de labourer avec des chevaux ; il fallait se servir de bœufs. Il était aussi défendu à tout homme de conduire da charrue s’il ne pouvait en faire une, et le conducteur était a de faire les traits qui servaient à la tirer avec des saules entreassés.
Lors de la conquête de l'Angleterre par les Normands, plusieurs milliers d'agriculteurs des plaines fertiles et bien cultivées de Flandre, de France et de Normandie, s’établirent dans cette île, et contribuèrent grandement à l'amélioration de l’agriculture. Guillaume le Conquérant æimait, dit-on, l’agriculture, et dirigeait ses perfectionnemens avec habileté etsuccès. Lorsque les barons normands vinrent en Angleterre ls amendèrent beaucoup le sol, et ils sont célèbres dans l’histoire pour leur habileté en fait d'agriculture, d’entourage, d'égoutement, et de digue. Le clergé normand, et surtout les moines, fit encore plus d’améliorations que la noblesse, et ses fermes étaient remarquables par l’excellence de leur culture et de leur régie. Les moines surveillaient leur culture, et souvent ils y travaillaient eux-mêmes. Le célèbre St. Thomas Becket, après qu’il fut fait archevèque de Canterbury, avait, diton, l'habitude de se rendre au champ avec les moines des monastères où il se trouvait à loger, et se réunissait à eux pour couper leurs graius et faner leur foin.
Dans le 14ème. siècle on fit, en Angletèrre, une loi qui défendait de laisser libre et errer tout étalon qui n’était pas d’une certaine taille et description, dé peur de gâter la race des chevaux ; une autre loi oblige-
ait de mettre les chevaux À l'herbo du 15 mai au 15 octobre, excepté ceux qui appartenaient aux gentilshommes de 1,000 marcs de rente. Les moines importèrent la vigne en Angleterre après la conquête des Normands, et elle y fut cultivée pendant un temps considérable ; les vigues de la vallée de Gloucester produisaient, dit-on, du vin peu inférieur à celui de France.
En Ecosse la culture des terres fut encore plus négligée qu’en Angleterre, En 1454 on passa une loi qui obligeait tout journalier possédant un ‘* simple héritage ”” de creuser chaque jour un morceau de terre de sept pieds carrés; puisen 1457 une autre loi qui imposait aux agriculteurs qui possédaient huit bœufs l’obligation de semer tous les ans un boisseau de blé, un demi boisseau de pois et quarante fèves, sous peine d’une amende de dix schelings, payable au baron, et si le baron n’en faisait pas autant, il était tenu de payer la même pénalité au roi.
Pendant le quinzième et le seizième siècle, l'agriculture continua de languir en Ecosse. On attachait plus d'impo:tance à l'état militaire qu'à celui de cultivateur de la terre ; mais les terres ecclésiastiques étaient soumises à un meilleur système d'agriculture, et les vassaux de celles-ci jouissaient de beaucoup plus d’aisance que les vassaux des laics turbulens.
La réformation réprima au lieu d'encourager les améliorations agricoles, en retirant l’agriculture des mains des moines, la seule classe de
rsonnes qui l’exerçât d’après des principes à peu près corrects.
«es soldats de Cromwell firent beaucoup de bien à l’Ecosse ; la plupart d’entre et. étaient des laboureurs anglais, et bien au fait de l’agriculture ; à l'instar des Romains qui, à une époque antérieure, s’appliquaient à éclairer et à mettre sur la voie du progrès les nations qu'ils avaient subjuguées, ils introduisirent des améliorations considérables dans l'agriculture de l’Ecosse.
Vers le milieu du 16ème. siècle, dans les principales contrées de l'Europe, on commença à étudier l'agriculture comme une science. Les ouvrages de Crescenzio, en Italie, d'Olivier de Serres, en France, d'Heresbach, en Allemagne, d'Herrera, en Espagne, et de Fitzherbert, en Angleterre, tous publiés à peu près dans le même temps, ouvrirent la carrière à l'étude et conduisirent les agriculteurs qui savaient lire à des pratiques améliorées.
Vers le milieu du siècle suivant, Harte dit : ‘“ Presque toutes les nations européennes, par une espèce de consentement tacite, s’appliquèrent à l’étude de l’agriculture, et poursuivirent, plus ou moins, cette étude même au milieu du désordre général qui suivit bientôt. ’ Au 18ème. siècle la marche de l’agriculture a été progressive dans toute l'Europe, à peu près, surtout dans quelques districts de l'Italie, de la Hollande et de l'Angleterre. En Espagne, en Hongrie, en Pologne et en Russie, elle est encore dans un état bien arriéré,
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