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Le seigle se cultive et comme le grain au pain, et pour la distillerie. Souvent en Flandre, et généralement dans le Brabant, l’agriculteur qui cultive de cent à deux cents acres ue sol léger est aussi distillateur, uniquement pour se procurer les engrais d’animaux, afin d'améliorer la terre, les animaux étant nourris avec la paille du seigle ct les grains de la distillerie,
On cultive beaucoup les navettes en Flandre, pour la graine, et comme aliment pour les troupeaux ; mais le climat du Canada n’est pas propice pour cela, à cause de la rigueur de ses hivers.
La fréquence des fumures chez les cultivateurs flamands étonne les étrangers. Les sources d’où ils les obtiennent on suffisante quantité forment la difficulté, et c’est ce qu'on ne peut résoudre qu’en songeant à l'usage où ils sont de recueillir les engrais, etc. des villes et villages nombreux, et du soin avec lequel on conserve dans ce but tous les restes des substances végétales ou animales. Les engrais en Flandre, comme en Chine, sont un article de commerce. On peut facilement s'assurer du prix de vente de chaque espèce d'engrais. Les villes afferment le nettoiement des rues ct des retraits publics, à des prix très élevés. Chaptal dit qu’il y a dans chaque ville des courtiers assermentés, exprès pour estimer les vidanges des privés, et que ces courtiers connaissent exactement le dégré de fermentation de ces engrais qui convient à chaque espèce de végétaux, aux diverses époques de la croissance.
Toute substance qui constitue les engrais ou qui peut y être convertie, est recherchée avec empressement, ce qui explique l'extrême propreté des villes et pavés en Flandre, qu'on nettoie, comme une source de profit, de moment en moment, avec des balais et des brouettes. Il n’y a pas jusqu'aux copeaux, qui s'accumulent par Ja fabrication des sabots que portent les paysans, qui ne soient destinés à faire partie du meulon de fumier ; et souvent, sur les terrains arides, on cultive des arbres, simplement pour y demeurer jusqu’à ce que, tombées, leurs feuilles aient, avec le temps, formé une surface artificielle pour favoriser la culture, Les engrais généralement en usage sont les fumiers de cour de ferme, c’est-à-dire un mélange de toutes les substances que la cour de la ferme fournit, amenées à l'état d'engrais, comme fumier et litières des écuries, balles, balayures, vase et salités, entassés dans un endroit creux de la cour, et disposés de manière à ce que les sucs
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puissent no pas 80 dissiper, Et lo prix de cetto mixtion, au voyage de 1,600 livres de Gand, est estimé a cinq francs, Le fumier de moutons, de pigeons ou de volaille, à cinq francs et demi le voyage de même poids. Balayures de rues et de chemins, trois francs, mème quantité. Cendres de tourbe et de huis mêlées, huit francs, même quantité, Engrais de privés et urines, sept francs, même. quantité. haux, même quantité, vingt-quatre franos. Gateaux de navette, quinze francs, par cent gateaux.
Le gypse, les plantes marines et les sédimens des canaux, ont tous été éprouvés par expérience et suivis de résultats favorables ; mais les deux premiers ont été simplement mis à essai; quant aux sédimens on s'en est servi avec succès dans les environs de Bruges.
Les engrais d'os étaient entièrement inconnus en Flandre ; mais, suggérée par Radcliff, on en fait maintenant l'expérience dans ce pays. Les instrumens aratoires de Flandre ne sont pas de beaucoup près tels que, d’après l'excellence de l'agriculture flamande, nous serions portés à le croire, Généralement ils sont grossièrement construits.
Les opérations agricoles de toutes sortes se font en Flandre avec un soin tout particulier. Fréquemment on laboure les sols sur les terres fortes, pour les pulvériser et les nétoyer, et sur les sols légers, pour détruire les mauvaises herbes et mélanger les engrais avec le fond. Lorsque l’on considère que, généralement, une seule pair de chevaux est employée à trente acres environs de labours, il est surprenant que le temps puisse suffire au nombre de Jabours qui sont pratiqués si universellement, et à l'exécution de tous les autres travaux ruraux. Le nombre de ces labours, pour les diverses récoltes respectivement, est très généralement comme suit :
Blé, deux labours et deux hersages,
Seigle, 2 ou 3 id, id. Orge, 3 id. id.
Avoine, 3 - id. id. Tabac, 4 id. 2 hersages.
Patates, 4 - ïd. id. Chanvre, 4 id, 2 id.
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Les labours à la bêche, comme cela se Lo 4 en Toscane, sont un trait particulier à ce pays et à la Flandre. La profondeur du défoncement varie selon le sol, mais elle est généralement de près de deux pieds.
Les animaux de Flandre ne sont pas aussi bien soignés ni améliorés qu'on pourrait le penser, ce qui doit s’attribuer à l'attention extraordinaire que l'on porte à la culture des labours. La race des chevaux de travail est excellente. On apporte beaucoup de soins à la ferrure des chevaux en Flandre, et depuis long-temps on pratique dans ce pays le mode de garantir les narois du sabot, et de mettre la fourchette en contact avec la terre, ainsi que le recommandent, en Angleterre, Freeman et le professeur Colman. Pour prevenir les crevasses, on rogne vers la
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partie antérieure la corne des pieds de devant, et le fer est posé de manière que le devant ne puisse, à trois quarts de pouce près, toucher la même surface plane sur laquelle reposent le talon et le milieu du fer. Cette préparation du pied est d’un usage général, les chevaux n'en sont nullement incommodés, et se trouvent ferrés très solidement. En outre le fer est cloué ct collé à plat sur le pied, ce qui, en privant le fer de tout relâchement et de toute pression inégale sur les clous, est, en partie, la cause de la durée de la ferrure.
La nourriture d'une vache par vingt-quatre heures, en hiver, est de dix-huit livres de paille et de soixante livres de navets ; quelques agriculteurs font bouillir les navets avant de les leur donner, d’autres les leur donnent crus, après les avoir hachés avec la bêche ; en guise de navets, on fait de temps en temps usage de patates, de carottes et de grains, On se sert aussi de la paille de fève ; puis, uniformément, d'un breuvage blanc, préparé pour les vaches et les chevaux et fait avec de l’eau dans laquelle on met tremper quelques gâteaux à l'huile et que l’on blanchit avec de la farine de seigle, d’avoine ou desarrazin. Par propreté, lorsqu'on trait les vaches, on attache leurs queues à une cortle suspendue au faîtage de l’étable. Les vacheries en Flandre et en Holiande sont tenues extrêmement propres et chaudes. Les Hollandais ont une répugnance particulière à dévoiler les secrêts de la conduite de leurs laiteries ; et malgré les pressantes questions de Sir John Sinclair à ce sujet, on ne lui donna aucune idée satisfesante de leur mode de fabriquer le beurre ou le fromage,
A une certaine saison de l’année, les chenilles s’attachent aux ar. bres, et chaque agriculteur est tenu de les détruire sur sa ferme à la satisfaction du maire de sa commune, ou on le fait malgré lui et à ses dépens.
La condition privée de l’agriculteur flamand et de ses domestiques est représentée par Radcliff sous un point de vue favorable. “Rien,” dit-il, ‘ ne tend plus à l’avancement uniforme d'une bonne culture qu’un certain dégré d'aisance et de bonheur chez ceux qui occupent le sol et dans les classes ouvrières qu’ils emploient. Sans cela, afin de faire face aux conjonctures et aux difficultés du moment, on a recours à des récoltes irrégulières, spéculatives et anticipées et toujours suivies de pertes accidentelles ; tandis que, dans d'autres circonstances, les retours successifs d’une rotation bien ordonnée deviennent le but du fermier, plutôt que le produit forcé d’une seule année ; et tandis qu'il sert ainsi lui-même ses intéréts, le propriétaire ÿ trouve des garanties, et ses terres de l’amélioration. L'industrie laborieuse du fermier flamand est récompensée par des intervalles de rafraichissemens confortables, et les domestiques de la ferme sont traités avec douceur et respect ; ils ont part au pot commun de leur maitre, ses rafraichissemens de thé, de calé et de bierre exceptés.
Rarement l’agriculteur flamand amasse des richesses ; mais il est rare qu'il soit affligé de la pauvreté. Industrie, frugalité, voilà ce qui le caractérise, Jamais il ne porte son ambition au-delà d’une honnète E
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aisance ; il s’abstient des boissons spiritueuses, quelque facile qu’il soit de se les procurer. A peine voit-on un mendiant, si ce n’est dans les villes, où même ils sort peu nombreux ; l’industrie les protége contre J'indigence.
Le manque d’une quantité suffisante d'engrais fait qu’il est nécessaire de méttre les terres labourables en pacage pendant quelqrre temps, après quoi on doit les soumettre de nouveau à la charrue. C’est ce que l'on pratiqua d’abord dans le Holstein et à Mecklenbourg comme rotation régulière, et c’est ce qui a bientôt élevé ces contrées au rang des nations agricoles.
Dans le Holstein, le mode d’assolement pour les terrains médiocrement bons est comme suit : 1, avoine, pour les prés nouvellement re. tournés ; 2. jachère, afin de détruire les herbes et accélérer la décomposition de leurs racines ; 3. blé, avec ou sans engrais, selon l'état de la terre ; 4. fèves, orge ou avoine ; 5. blé fumé, à moins qu’on ne l’ait fait des fèves l’année précédente ; 6. graines d'herbe, paturées pendant trois ans ou plus, alors recommence la rotation.
A Mecklenbourg, l’assolement se divise ainsi : 1. fèves, avec engrais, ou patates ; 2. blé ou avoine; 3. orge ou avoine, à moins qu’elle n’ait été semée l’année précédente ; 4. pois ou vesce fumés ; 5 blé ; 6. trèfle blanc et graines d'herbe, semées l’année précédente parmi le blé et conservées en prairies pendant la Tème. et la Sème. année. Point de jachère, dans un climat humide il est difficile de conserver les terres propres ; on pourrait, néanmoins, l’introduire facilement, comme dans la rotation du Holstein.
Voici un autre assolement : 1. avoine ; 2. fèves et forte fumure, ou patates ; 3. blé ; 4 vesce, engrais ; 5. orge ; 6. trèfle et graines d'herbe, fauchés comme foin et fourrage vert : 7 et 8, idem, engrais. Bien administrées toutes ces choses sont excellentes pour un sol médiocrement bon. Si le sol est très riche, de toutes les rotations celle qui suit est la plus profitable : 1. graines de navette, forte fumure ; 2. blé ; 3. fèves ou patates, avec engrais et rechaussées ; 4. orge ; 5. trèfle ; 6. blé ; 7. avoine, trèfle blanc et graines d’herbe, paturées pendant deux ou trois ans. L'objet principal de ce système de culture est de tenir le fonds en bon état et libre autant que possible de toutes plantes parasites ; par ce moyen l'herbe sera abondante et demeurera bonne pendant plusieurs années. Arrosée, au printemps, d'engrais liquides, elle se multipliera assez pour qu’on en puisse faire la récolte en foin, ou la couper verte pour le bétail à l’étable. La foulure des moutons et du gros bétail est très utile aux sols légers ; aux sols lourds, aquatiques, elle est très nuisible, Cette rotation ne convient pas aux terrains humides.
AGRICULTURE DE PRUSSE, Tout dernièrement encore, l’agriculture était fort en arrière en
Prusse. Le gouvernement actuel a, cependant, beaucoup fait pour l'améliorer, 1! y a à peu près vingt-quatre ans que l'institut agri-
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cole de Moegelin sur l’Oder fut fondé ;. il était conduit par feu Von Thaer, justement célèbre en Allemagne comme écrivain agronomique. Jacob alla visiter cet institut en 1819. Le récit suivant est extrait de ses voyages.
L'institut agricole de Moegelin est situé dans le canton ou marche de Brandebourg,. environ quarante-cinq miles de Berlin. Le professeur en chef, Von Thaer, était autrefois médecin à Celle,. près Lunebourg, dans le royaume de Hanovre, et s'était distingué par la traduction de divers ouvrages agronomiques français et anglais, et par la rédaction d’un jourual d'économie rurale. Vers l’an 1804 le roi-de Prusse l’invita à s’établir chez-lui, et lui donna la propriété de Moegelin à perfectionner et à régir comme ferme-modele. L'exploitation contient 1200 acres. Thaer commença par ériger des bâtisses spacieuses pour lui-même, trois professeurs et plusieurs ouvriers, les constructions agricoles nécessaires, puis une distillerie. Ces trois professeurs sont : un pour les mathématiques, la chimie et la géologie ; un pour l’art vétérinaire ; un pour la botanique et les différens végétaux qui entrent dans-la materia medica, ainsi que pour l’entomologie. En outre on emploie un agriculteur expérimenté, pour enseigner aux élèves la manière d'appliquer les sciences aux opérations pratiques de l’agriculture. Les cours commencent en septembre. Pendant les mois d'hiver, le temps est consacré aux mathématiques, et on étudie les six premiers livres d’Euclide, En été, les connaissances géométriques sont appliquées pratiquement au mesurage des terres, bois, édifices et autres objets. On développe les premiers principes de la chimie. Au moyen
d’un laboratoire excellent mais économique, de nombreuses expériences
sont faites en grand et en petit. La brasserie et la distillerie, avec leurs appareils respectifs, sont très utiles pour les expériences sur une grande échelle, On apporte beaucoup d'attention à l’analise des sols, dont les diverses espèces, ainsi que les parties mères qui les com« posent, sont classées avec beaucoup d’ordre et de régularité.
La classification est faite avec goût, et les spécimens, disposés avec ordre, sont différenciés par des couleurs diverses. Cette classification de Von Thaer est adoptée sur les grandes propriétés de l'Allemagne, où l’on tient des états statistiques exacts, et y est suivie anssi généralement que la classification par Linnée de l’histoire naturelle l’est chez toutes les nations civilisées.
Il y a un grandjardin botanique, très bien tenu, un herbier de plantes sèches, des squelettes des différens animaux, avec des modëles de leurs différentes parties, qui sont soumis à l’examen des élèves ; des modèles d’instrumens aratoires, ainsi que ceux dont on se sert ordinairement en Allemagne, en Angleterre et dans: les autres pays.
Tous les instrumens de la ferme sont faits par Les ouvriers qui résident autour de l'institut, et dont les ateliers sont ouverts aux élèves qui sont encouragés à les étudier attentivement.
Chaque élève paie annuellement quatre-cents risdales et sont tenus en outre de fournir leurs lits et leur déjeûner. Cette dépense ferme
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l'entrée à tous, excepté les jeunes gens qui ont‘de la fortune. Char que élève a une chambre à lui, Jacob disait de l’institut qué l’on tentait de faire entrer trop d'instruction dans un cadre trop étroit, attendu que beaucoup d'élèves ne passent qu'un an à l'institut, séjour nullement suffisant.
Le sol de la ferme à Moegelin est léger et sablonneux, et le climat froid. Le blé est mis en terre au moyen d'un drill inventé par Thaer et qui, traîné par deux chevaux, sème et recouvre neuf raies à la fois. L’épargne de la semence est ce qui, selon Thaer, rend le drillage préférable à l’ensemencement à la main, quant au blé, seigle, orge ou avoine. Le terme moyen dés produits du blé est de seize boisseaux à l'acre, mais on n’en sème pas beaucoup en Prusse, le seigle est la cérérale dont on fait le pain du pays, ét produit chez Thaer vingt-deux boisseaux et demi par acre. L’assolement ordinaire des récoltes est : patates ou pois, seigle, trèfle et froment. L'ivraie d’hiver est détruit par la gelée, et celui d'été ne peut réussir par rapport à la sécheresse et l’aridité du sol. Les patates sont une récolte favorite. Les petites morelles tubéreuses, communes en France et en Allemagne, sont pré- ‘férées, parce qu’elles contiennent plus de fécule à proportion de leur volume que celles de Hi grosse espèce, ‘Thaer maintient que, parvenué à une certaine grosseur, la patate ne produit plus de sève, mais de l’eau. Le produii est de 300 boisseaux, ou 6 tonneaux, à l’acre, qui, selon Thaer, renferment plus de nourriture que 20 tonnaux de turneps; la proportion de fecule dans les patates, rapprochée de celle des turneps, excède-la comparaison de quatre à un, Le sol est excellent pour les navets, mais les longues sécheresses, quise font ordinairement sen tir sur le continent au commencement de l'été, font que la récolté en est une des plus incertaines.
Une brasserie puis une distillerie sont les accessoires indispensables à tous les grands établissemens agricoles en Allemagne. La distillerie a servi à plus d’une expérience dont le résultat a fait voir que cent bois- ‘#eaux de patates produisent la même quantité d'alcohol que 24 boisseaux de blé, ou 33 d'orge. Comme le produit des grains ou des patates est, relativement, le plus considérable, la distillerie se règle sur cette proportion. Von Thaer a trouvé, après plusieurs essais, que lu plante la plus profitable dont on puisse faire lé sucre est le navet ordi. paire de jardin, lequel produit du sucre qui, sous le rapport du goût et, lorsqu'il est raffiné, de la couleur et de la consistance, égale aucun de cèux que prodait la canne à sucre des tropiques.
Von Thaer est parvenu à rendre la laine de ses moutons, par divers croisemens avec des mérinos choisis, plus fine qu'aucune de celle que l'on tond en Espagne ; mais l'amélioration de la chair a été négligée et sous ce rapportles moutons n’ont,comme la plûüpart de ceux de l'AHemagne, rien que de médiocre. La célébrité des moutons de Moegelin est
tellement répandue que les brebis et les beliers se vendent à des prix énormes. Les vaches de la ferme sont nourries avec des patates et de la paille hâchée ; elles sont en bon état et, dans la saison où elles ont le plus de lait, donnent de cinq à six livres de beurre par semaine ; mais
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comme la ferme n’est pas propice pour le bétail, on n’en garde que ce qui est nécessaire à l'instruction des élèves.
La charrue dofit on se sert est bien construite : on laboure la terre nettement et en droite ligne, àla profondeur de six à sept pouces, avec une paire de bœufs dont le travail ordinaire est d’un acre et un quart à peu près par jour,
On se sert rarement de la machine à battre, si ce n’est pour montrer aux élèves le principe sur lequel elle est construite, et l’effet qu’elle produit ; mais comme le vent et l’eau manquent pour la faire mouvoir, on se sert du fléau presque exclusivement. Les batteurs reçoivent le seizième boisseau pour leur travail. Le prix du salaire des journaliers est de quatre groschens par jour, l’hiver comme l’été, sans compter le logement et le bois dont ils sont aussi pourvus. Les femmes reçoivent de deux à trois groschens ; suivant leur force et leur habilété.
Le roi actuel de Prusse a beaucoup fait pour l’agriculture et se propose, dit-on, de faire plus encore, en diminuant les droits féodaux des seigneurs, en permettant aux bourgeois et roturiers de se rendre acquéreurs d’héritages, même de ceux qui font partie des domaines de a couronne ; en simplifiant le système de translation et d’investiture, en renonçant d'exemple à la plupart des charges féodales de ses domaines patrimoniaux, et en établissant de bonnes communications par des che: mins, des rivières, des canaux, dans l’étendue de ses états. ( Voyages de Jacob. )
Je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’entrer plus avant que je ne le fais dans l’histoire de l’agriculture sur le continent de l’Europe. Des détails sur l’agriculture de la plupart des autres contrées de l’Europe, même telle qu’on l’y pratique aujourd’hui, ne sauraient être ni bien intéressans ni bien instructifs pour les agriculteurs du Canada. Partout dans le vaste empire ruse elle est en retard, bien que le sol de plusieurs de ses provinces soit de la meilleure qualité, et assez fertile poar produire trente pour un, cultivé de la manière la plus imparfaite.
Le climat d’une partie de la Russie a beaucoup de rapport avec celui du Bas-Canada, et les hivers ont les mêmes effets améliorans sur les sols des deux pays. Le fermier russe est représenté comme seant son avoine, son seigle ou son millet dans des terres qui n’ont jamais été fumées ; il répand la semence comme s’il la destinait aux oiseaux, et rrenant une charrue, il en gratte laterre, puis vient en« suite un cheval traïînant une herse qui termine l’ouvrage : une nature féconde supplée à l’art, et une récolte abondante est produite. Ceci s'applique à la plus grande partie de la Russie et de la Sibérie.
Ïl n’est aucune autre partie de l’Europe où les opérations rurales se font avec autant de facilité qu’en Russie ; ce que l’on doit attribuer non seulement à I: flexibilité du sol, mais aux hivers, dont la rigueur et la longue durée ont l'effet de pulvériser la surface, de fertiliser le fonds et de détruire les mauvaises herbes. Nalle part ailleurs en Europe, cultive-t-on les récoltes à si peu de frais qu'en Russie, et comme dans presque tous les pays on ne recueille qu’une récolte par année, la Rus-
sie est donc, malgré sa culture imparfaite, plus en état de produire 4 Dan
d'immenses quantités de céréales qu'aucun autre partie du monde, ex- 4 les en
cepté, peut-être, les endroits de l’ Amérique du Nord qui lui ressem.. ï mues
blent. 4 lumen
AGRICULTURE DE L'ASIE. Ja disti
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L'agriculture de l’Asie est bien différente de celle de l'Europe, à Che
cause surtout de la grande dissemblance de climat. L'agriculture de du sol cette partie du monde se divise principalement en deux sortes : la cul- enle t
ture d’arrosement et les pâturages. On ne fait presque rien sans une tout-à-
irrigation artificielle, si ce n’est dans les parties septentrionales et mon- de plu
tagneuses, où le climat se rapproche de celui de l’Europe. : Même les tous m palmiers et autres arbres fruitiers sont régulièrement arrosés, aux In- comme
des. En Asie le pain se fait avec le riz, grain soumis à l’arrosement ; tire la
les fruits les plus précieux sont ceux de la famille des palmiers ; l’ani- herse,
mal le plus utile aux travaux agricoles est le bœuf, et ceux de son es- dents,
pêce sont aussi les plus estimés comme bêtes de pâturage. et com En Perse, en Arabie, dans l’Indostan, l’arrosement artificiel est le pouces principe de toutes les opérations rurales. On cultive avec beaucoup racines de soin et de succès, riz, blé, orge, maïs, millet, fèves, ientilles, le terre a cotonnier, la canne à sucre et l’indigo. Ils'y fait deux récoltes par les pla
année, la première en avril, l’autre en septembre. grais ;
deur à AGRICULTURE DE LA CHINE. ches l’ pour le
Dans l’empire chinois les perfectionnemens agricoles ont de tout du sol temps été encouragés et honorés. L’agriculteur est considéré comme Le c un membre “onorable autant qu’utile à la société ; il prend place après qu'un 1 les hommes ae lettres et les officiers de l’état, dont il est fréquemment à d’aut l’ancêtre. Le soldat en Chine cultivelaterre. Les prêtres sont aussi les che agriculteurs, toutes les fois que leurs couvens possèdent des terres. paniers La Chine produit presque toutes les plantes utiles de l’Europe et du bois, p reste de la terre, puis elle en a qui lui sont particulières. Les prin- toutes : | cipaux articles de nourriture sont les végétaux. Le riz est le grain or- terre ; h dinaire du pays, le cochon l’animal le plus nombreux, et le thé la prin- engrais À cipale plante d'exportation. On y cultive une espèce de choux blanc qui jan Ë appelé pelsai dont il se fait une grande consommation dons tout l’em- 3 est de É pire comme aliment ; le Dr. Abel pense qu'il est aux Chinois ce que 3 ces gât D la patate est aux Irlandais, bouilli, il a le goût des asperges ; cru, il : | végétal 1 se mange comme de la laitue et n’est pas inférieur. Souvent il pèse Fe. naux, | : de quinze à vingt livres, et croît jusqu’à la hauteur de deux ou trois barbier 4 pieds. On le conserve frais pendant l'hiver en le mettant dans le terre. E de l’ea hi On cultive presque toutes les plantes dont on se sert en médecine, ainsi 4 raleme: 3 que l’indigo, la cannemelle, et le tabac qui est d’un usage universel chez 4 Jabours | tous les âges, et chez les deux sexes. Les Chinois font peu d'usage de É mins, d He. viande. Le mouton à large queue, habitant les endroits montagneux | des eng 1 du pays, le pourceau et le canard sont les animaux les plus estimés, moyens
peut-être parce qu'il en coûte moins pour les garder,
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Dans l’agriculture chinoise le grand objet est de se procurer l'eau et les engrais. On tire l’eau des puits au moyen de pompes à chaînes mues par des bœufs, ou avec des seaux mus par des brimbales, absolument semblables à celles qui servent au même but en Canada, et on la distribue de la manière ordinaire sur les terrains cultivés. On se procure les engrais par tous les moyens imaginables.
Chez eux, dit Livingston, exposer avant tout le plus grand espace du sol possible paraît être l’objet des labours, et ceci s'effectue le mieux en le brisant en grandes masses, et on le laisse ainsi jusqu’à ce qu'il soit tout-à-fait préparé pour l’ensemencement. Lorsqu'il est tombé assez de pluie pour permettre à l’agriculteur d’inonder ses champs, ils sont tous mis à flot, et communément on les laboure encore en cet état, comme on le fait d’une jachère, et alors, traîné par le même animal qui tire la charrue, on passe sur le sol un rateau, ou plutôt une espèce de herse, d’environ trois pieds sur quatre et pourvue d’une rangée de dents, pour briser les mottes et le convertir en une espèce de marais ; et comme les dents de la herse ne sont espacées que de deux à trois pouces, elle sert en même temps, et très efficacement, à extirper les racines et nettoyer la terre. Pour quelques raisons on laisse sécher la terre ainsi préparée ; on la forme alors en planches et en tranchées ; les planches sont d'une largeur convenable pour l’arrosement et les engrais ; les tranchées intermédiaires sont communément de la profondeur de neuf pouces, et d’une largeur suffisante pour donner aux plan. ches l’exhaussement nécessaire ; mais lorsqu’on a besoin des rigoles pour la culture des plantes aquatiques, on retranche quelques parties du sol afin de donner aux rigoles la dimension convenable,
Le cueillement des engrais est tellement apprécié chez les Chinois, qu'un nombre prodigieux de vieillards, de femmes et d’enfans, inaptes à d’autres ouvrages, sont employés constamment à parcourir les rues, les chemins publics, les grèves des canaux et des rivières, avec des paniers attachés devant eux et terant à la main de petits rateaux de bois, pour ramasser le fumier des animaux, et les immondices de toutes sortes qui peuvent servir d'engrais ; on les mêle avec un peu de terre glaise, et les convertis en gâteaux, séchés au soleil. Ces engrais quelquefois sont un objet de commerce et vendus aux fermiers, qui jamais ne les emploient dans leur état primitif. Leur premier soin est de construire de grandes citernes qui puissent contenir, à part de ces gâteaux, des fumiers de toutes espèces, toutes sortes de matières végétales, comme feuilles, racines ou tiges de plantes, la vase des canaux, les excrémens d'animaux, et jusqu'aux saletés amassées par les barbiers ;-ils y ajoutent autant d’urine qu’il peuvent se procurer, ou de l’eau suffisamment pour délayer le tout ; et c’est en cet état, généralement au dégré de fermentation putride, qu’ils les appliquent aux labours. A divers endroits d’une ferme, et près des sentiers et chemins, des réservoirs sont faits pour amasser tout ce qui peut produire des engrais ; et cependant la quantité d'engrais recueillis par tous les moyens ne suffit pas aux demandes.
Les cendres ces bois et celles des hérbes sont considérées par les Chinois comme les meilleurs engrais, et sont mélangées avec d’autres matières pour former une composition qu’on répand sur les terres ou qu'on applique aux plantes individuelles. Le ciment des vieilles cuisines est très estimé comme engrais ; un agriculteur renduit une cuisine pour avoir le vieux mortier, afin qu’il en puisse fertiliser son champ. Les Chinois font grand cas des engrais de privés. Le fumier et l’urine des animaux sont recueillis avec beaucoup de soin, et sont employés mélangés ou séparément. Cornes et os, réduits en poudre ; graine de chanvre et autres, dont on a extrait l'huile ; pommettes sauvages, plumes d'oiseaux, suie, balayures de rues, le contenu stagnant des égoûts, tout sert d'engrais, et on les transporte à de grandes distances, lorsqu’on peut se procurer les transports d’eau. On se sert de chaux principalement pour détruire les insectes ; les Chinois, cependant, en connaissent les propriétés fertilisantes. |
Souvent ils fument les plantes plutôt que le sol. La nature du climat justifie cette pratique laborieuse mais économique. Communément la pluie tombe en si grande quantité et avec tant de violence qu’elle em. porte toutes les parties solubles du sol, et les engrais d’où l’on présume que dépend sa fertilité. Il est donc urgent pour l’agriculteur chinois de réserver la nourriture récessaire à la plante, afin de l’appliquer dans le temps convenable. L :s ce but des réservoirs d’une capacité suffisante sont pratiqués aux angles de chaque champ ou autres lieux con venables. |
Les engrais appliqués aux plantes à mesure qu’elles croissent en maturité sont souvent changér. Le mélange des sols est, dit-on, fréquemment employé comme substance d’engrais. Ils changent constamment les pièces de terre de sols, mêlant du sable à celui qui semble être trop tenace et de la glaise lorsqu'il est trop délié, etc. Ils dirigent leurs billons et leurs rigoles du nord au sud, si les circonstances l’almettent, pratique désirable assurément. Avant de semer ils gar. dent les semences dans des engrais liquides jusqu’à ce qu’elles germent, Je vais ici dire un mot de la fête agricole nationale des Chinois. Chaque année, le 15e. jour de la première lune, qui correspond généralement à un jour au commencement de notre mars, l’empereur fait en personne, la cérémonie d'ouvrir la terre ; ilse rend en grande pompe au champ. dont on a fait choix pour cela. Les princes de la famille impériale, les présidens des cinq grands tribunaux, puis un nombre immense de mandarins l’accompagnent. Les ofliciers de la maison de l’empereur sont rangés sur deux côtés du champ, les divers mandarins sur le troisième, et le quatrième est réservé à tous les laboureurs de la province, qui s’y rendent pour voir honorer et pratiquer leur art par le chef de l'empire. L’empereur avance dans le champ seul, se prosterne et touche la terre neuf fois de sa tête en signe d’adoration de Fien, le Dieu du ciel. [1 récite à haute voix une prière préparée par la cour des cérémonies et dans laquelle il invoque les graces du Grand-Etre sur son travail et sur celui de son peuple ; alors, en sa qualité de prêtre suprême de l'empire, il sacrifie un bœuf qu’il offre
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comme un-hommage au ciel, source de tout bien. Tandis que sur l'autel on fait l'offrarde de la victime, on présente à l’empereur une charrue à laqueïle est attelée une paire de bœufs, décorés de la manière la plus magnifique, Le prince se revêt de son manteau impérial, empoigne de sa main droite le manche de la charrue, ct ouvre plusieurs sillons dans la direction du nord au sud; alors il abandonne la charrue aux principaux mandarins, qui, travaillant tour à tour, font voir leur dextérité comparative. La cérémonie se termine par une distribution de monnaie et de pièces de drap, comme cadeaux aux journaiers, dont les plus habiles achèvent le reste de l’ouvrage en présence de l’empereur. Après que le champ est suffisamment préparé et fumé, l'empereur s'avance de nouveau pour commencer l’ensemencement, avec les mêmes cérémonies et en présence des journaliers. Ces cérémonies se font le même jour par les vice-rois dans toutes les provinces.
AGRICULTURE DE L'AUSTRASI.
Pour les Canadiens une courte notice sur l’agriculture des îles austrasiennes peut être intéressante.
Les îles de l’Austrasie occupent une très grande étendue de la surface de notre globe, et seront probablement un jour remplies des descendans des Anglais. Dans ces régions à peine connues, la population et la culture peuvent compter sur de rapides progrès : un climat tempéré, un sol extrêmement fertile et propre à la culture, l'abondance d’eau, les voies de communication intérieures y favorisent la santé, l’aisance et l’industrie des Européens. La superficie du pays est reprégentée comme extraordinairement propre à l'application de l'économie rurale, à la charrue, à la bêche, aux laiteries et à la foulure des moutons. . Un M. Evans, qui, en 1818, fitun voyage de 300 miles dans l'intérieur, dit que plusil avançait plus le paysage était beau ; les côteaux et les vallons étalaient une verdure éclatante, et présentaient à une certaine distance l’aspect de champs entourés de palissades d’arbres. Partout des ruisseaux promenaient dans les plaines leurs eaux et leurs sinuosités ; plusieurs des collines étaient couvertes d'arbres forestiers, et aux groupes de ceux-ci se mariaient le mimose et le casuarina, se dessinant ça et là le long des côteaux et dans les vallées de manière à ressembler à une succession de parcs.
Leurs productions minérales sont le charbon, de la meilleure qualité, et qui se trouvs souvent dans les collines, que l’on exploite par le flanc, comme une carrière de pierre ; ia chaux, l’ardoise et le fer, en grande abondance. Le blé, l’orge, le mais et le blé d'Inde, y sont parfaitement cultivés. La colonie conviert particulièrement au mais et aux moutons. La laine des moutons de la Nouvelle-Galles méridionale, égale la première qualiié de celle que produit la Saxe et peut être exportée en Angicterre à peu près aux mêmes frais de transport. D’après un calcul fait én 1820, compensant libéralement toute espèce de dépenses, de casualités et de détériorations, l’argent censacré à l’élère
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des moutons en cette colonie peut se doubler dans le cours de trois ans, sans compter le paiement d’un intérêt de 76 par cent.
Des millions d’acres de terre de la meilleure qualité, parfaitement libres de bois, revètus des herbages les plus luxurians et qui peuvent subir de suite toutes les opérations de l’agriculture, sont, dit-on, inappropriés. Le colon n’est exposé à aucune dépense pour défricher sa ferme ; il n’a qu’à mettre le feu aux herbes pout préparer sa terre aux labours. Tout se qui peut se cultiver en plein air en Angleterre peut être cultivé à la Nouvelle-Galles méridionale. Les fruits de l'Italie et de l'Espagne y viennent à leur plus grande perfection, excepté l'orange qui exige un peu de soin en iver.
La Nouvelle-Galles est peut-être le pays du monde qui convient le mieux à l’agriculteur qui veut émigrer ; ses avantages augmentent tous les ans par le grand nombre d'émigrans indépendans qui ÿ arrivent de l'Angleterre. Rendus là, un octroi de terre, proportionné aux moyens qu’on a de le faire valoir, nous est alloué avec un certain nombre de criminels comme journaliers, qui, ainsi que les familles des émigrés, sont nourris pendant six mois à même les magasins publics. Ce pays est représenté comme pouvant suffire à tous ses besoins et à presque tous les objets de luxe. Le cotonnier s'y produit dans toute sa perfection.
Une société austrasienne agricole fut établie en 1823. Le JMagasin auslrasien d'Agriculture et Journal du Commerce est une publication trimestrielle. En juin 1824, il fut passé un acte du parlement créant une ‘ compagnie austrasienne agricole pour la culture et l’amélioration des terres incultes dans la colonie de la Nouvelle-Galles méridionale. ” Cette compagnie a un établissement à Londres dont le but est de réaliser un capital d’un million de livres sterling par actions de cent livres chaque.
Dans la session dernière du parlement anglais une compagnie des terres obtint une chartre quelque peu différente de cel!e des compagnies des terres du Canada.
Les herbages naturels offrent, dit-on, une abondance de pâture à toutes les saisons de l’année, et le fermier n’est obligé de faire aucune provisior ‘hiver, soît comme foin, soit comme aliment artificiel pour ses bestiaux.
Le chien de la Nouvelle-Hollande est un auimal sauvage et qui a fait beaucoup de dégâts parmi les moutons des habitans ; c’est le plus grand ennemi de l’agriculteur du pays, et il n’est pas facile de le détruire.
Dans l’île de la Nouvelle-Zélande, il croît une plante qui remplace en tout le chanvre et le lin. Elle est de deux espèces, l’une dont les feuilles sont jaunes, l’autre rouge foncé, et toutes deux semblables aux feuilles des glaïcux. Ces feuilles servent à faire des lignes et des cordage: qui sont beaucoup plus forts que tout ce qu’on fait en Europe en ce genre. On les divise aussi en plusieurs parties qu'on lie ensemble pour en faire des filets. Les vêtemens ordinaires, par un procédé simple, sont faits de ces feuilles, et les plus fins des fibres, mais d’une autre manière. Cette plante se trouve sur les terrains élevés comme sur les
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