NATURE BT QUALITÉS DES DIFFÉRENTES SORTES DE SOL
Si nous pénétrons la surface de la terre, nous trouvons qu’à différens dégrés de profondeur l'aspect, le tissu et la couleur varient. Il y a une couche de terre la plus voisine de la surface, de plus uu moins d’épaisseur, qui couvre les matériaux solides et uniformes qui se trouvent audessous d'elle. Une ligne distincte presque parallèle à la surface, limite ordinairement le sol supérieur et le sépare du sous-sol. Le sol est plus ou moins composé de petites parties de différentes sortes deterre, melées avec des substances animales et végétales dans différens états de décomposition ; et c’est à celle-ci qu’il doit ordinairement sa couleur plus foncée que celle du sous-sol. Une couleur foncée indique ordinairement une fertilité correspondante, excepté où le fer, la tourbe, le charbon y sont en abondance. Le sol riche des jardins, longtemps cultivés et bien fumés, est presque noir. Comme le sol est le lit dans lequel les végétaux doivent être élevés, et dans lequel ils doivent trouver leur propre nourriture, son tissu et sa composition deviennent des objets d’une grande importance au fermier ; et, sans un certain dégré de connaissance de ces deux choses, il ne servira de rien d’établir des règles pratiques, auxquelles on ne pourrait pas se fier.
Tout sol est composé de terres, d’oxides métalliques, de substances salines, matières animales et végétales, et d’eau. Les terres sont l’argile ou l’alumine, silice ou cailloux, et chaux. On rencontre quelquefois de la magnésie, de la baryte et d’autres terres, mais cela arrive si rarement qu’on peut les omettre sur la liste. Parmi les métaux, le fer dans l’état de peroxide se trouve le plus fréquemment. Les autres métaux sont rarement trouvés près de la surface. Les substances salines forment une petite partie, mais une partie très importante du sol.
La potasse existe dans presque tous les végétaux, la soude dans peu d’entre eux, l’ammoniac est produit par la décomposition de matières
animales, mais À cause de sa nature volatile il ne reste pas long-ternps dans le sol, excepté lorsqu'il forme un composé régulier avec d’autres substatices. Les acides végétaux sont peut-être par une règle générale, limités à de petites portions d'acide acétique combiné avec quelqu'autre base telle que la chaux ou la potasse.
Les acides minéraux se trouvent unis avec les terres et alcalis dans l'état de composés neutres, Ccs substances salines ont un puissant effet sur la végétation, et il est très nécessaire de connaître leurs proportions dans le sol et leurs différentes qualités, afin de modifier ou corriger leur action par d’autres substances uvec lesquelles elles ont de l’affinité.
L'eau, en état de combinaison, où simplement de diffusion mécanique, est essentielle à la croissance de toutes les plantes ; sans elle et Pair atmosphérique, la vie tant animale que végétale est impossible.
Des Terres.--L'argile ou l'älumine, ainsi nominée parcequ’elle s’obtient dans son état le plus put de Palun, dans lequel elle se trouve combinée avec l’acide sulphurique, est la base de tout sol fort et pesant. Si elle est bien divisée, elle est aisément dissoute dans l’eau ; si on la sèche lentement, et la remue pendant qu'elle sèche, elle devient une poudre fine, douce à toucher, et pétrie avec de l'eau une masse épaisse et ductile, quon snoule facilement dans de vases creux, qui retiennent les liquides. Cette qualité d'être imperméable à l'eau, est le caractère spécific de l'argile comme ingrédient du sol. Dans son état de pureté et sans mélange l'argile est absolument stérile. Lorsque l’argile est bien chaufe, elle abandonne l'eau avec laquelle elle se trouve combinée ; on dit alors qu’elle est cuite, telle que les briques ; elle ne peut plus se dissoudre dans l’eau, et diffère peu dans ses effets sur le sol de Îa silice ou du sable.
La silice, ou terre siliceuse ne se change pas dans l'eau. Elle consiste en cristaux ou fragmens d’une pierre très dure, formant du gravier ou du sable selon leur grandeur ; et le sable siliceux le plüs fin, si on l’examine au microscope, 4 l'aspect dé fragmens irrégulièrs de pierre sans aucune cohésion, Le sable siliceux retient l’eau dans ses intervalles par la simple attraction de cohésion en raison de sa finesse. Il se chauffe et se refroidit rapidement, permet à l’eau de passer aisément soit par filtration, soit par évaporation. Il tient le sol ouvert à l’eau, à Pair et permet à toutes les substances, dont dépend le progrès de la plante, d’y circuler librement. Sans mélange il sèche si rapidement que la végétation ne saürait y continuer, si ce n’est par une huxidité qui Jui serait continuellement communiquée par l'irrigation. Une petie portion d'argile améliorera considérablement les sables légers ; il faut une grande quantité de sable pour corriger la ténacité de Pargile.
On a trouvé en Angleterre qu’une matière finement divisée suffit pour rendre un $ol propre à produire des navets et de Porge ; on a eu une excellente récolte de naveaux dans un sol dont onze parties sur douze étaient du sable. Une proportion de sable plus grande que celle-ci produit une stérilité absolue. La bruyère de bagshot contient moins duné vingt-unième partie de matière finement divisée, et est presqu’entièrement sans couverture végétale,
Les pl et plus n ont seule ue celle ernières La cha tier dont dans un g les, Dar est combi carboniq!
ou de gaz fixée dan actuellem La cha mosphére carboniqu avec la & d'eau, el chaux pu d’eau ne & ble dans | d’un sol e sert donc engrais.
que largi de ses par tions sont le disting cnlevant 1 trois terre pre à la ct de nourrit leur, un pour que nière surp grasse.
Dans le des anima constitue « en ce qu:
males.
La form la contem] peut deve faut entier tes sans en don entier
ong-temps »c d’autres ègle généavec quel-
Icalis dans issant effet >roportions rriger leur ffinité.
n mécanielle et l’air le.
le s’obtient : combinée it. Sielle nn la sèche ine poudre sse et ducennent les actère spé- > pureté et le est bien ombinée ; eut plus se de Îa silice
Ëlle condu gravier s fin, si on s de pierre s ses interinesse. Il r aisément
à l’eau, à rrèes de la apidement
aidité qui pete por-
il faut une
suffit pour
a eu une sur douze 1e celle-ci ent moins presqu’en-
Les plantes qui ont des racines bulbeuses demandent un sol plus léger
ct plus meuble que celle qui ont des racines fibreuses ; les plantes qui
ont seulement de courtes radicules fibreuses, exigent un sol plus ferme ue celle qui ont des mère-racines ou beaucoup de racines latérales ; les ernières sont donc plus propres à un sol sableux,
La chaux pure est connue de tout le monde comme la base du mortier dont on se sert dans les constructions. On l’obtient en faisant cuire dans un grand feu le marbre, la craie, la pierre à chaux ou des écailles. Dans les pierres qui sont principalement formées de chaux, elle est combinée gvec quelque acide, le plus ordinairement avec lucide carbonique qui par l’opération de la cuisson s’en sépare en forme d'air ou de gaz, qu’on appelle pour cette raison de Pair fxe, pour avoir été fixée dans la pierre. Ces pierres de différens dégrés de dureté sont actuellement toutes classées sous le nom de carbonate de chaux.
La chaux se combine facilement avec l’eau, qu’elle absorbe de lat. mosphère. Alors elle devient éteinte. En se combinant avec l’acide carbonique, elle retourne à son premier état de carbonate de chaux, avec la seule différence, que si on n'y ajoute pas une grande quantité d’eau, elle reste dans l’état d’une poudre très fine et impalpable. La chaux pure est soluble dans l’eau, quoique en petite quantité; une pinte d’eau ne saurait dissoudre plus de vingt grains ; la carbonate est insoluble dans l’eau. Le carbonate de chaux a un grand effet sur la fertilité d'un sol et il n'y a pas de sol qui soit très productif sans lui. On s’en sert donc beaucoup pour améliorer le sol, et le nomme autrement un engrais. Île carbonate de chaux, comme terre, n’est ni si tenace que l'argile, ni si peu cohérent que le sable. En raison de la finesse de ses particules il approche de l’une ou de l’autre, et lorsque ses portions sont grandes et dures, il se nomme gravois calcaire, Le trait qui le distingue c’est sa solubilité dans les acides, qu’il neutralise en leur cnlevant leurs qualités nuisibles au sol. Un mélange convenable de ces troit terres, mécaniquement divisées comme il faut, forme un sol propre à la culture de toute espèce de plantes, surtout de celles qui servent de nourriture ; et il ne leur faut qu’un climat convenable pour la chaleur, un dégré convenable d'humidité, et une nourriture suflisante, pour que toutes les plantes ordinairement cultivées profitent d’une manière surprenante dans un tel mêlange qu’on nomme communément terre grasse.
Dans les parties sèches du globe, le depérissement des végétaux et des animaux a formé des additions à la surface extérieure des terres, et constitue ce qu’on peut proprement appeler sol, qui diffère des terres en ce qu al contient toujours une portion de matières végétales ou animales.
La formation de terres tourbeuses provient de causes intéressantes à la contemplation. La terre qui pourvoit à presque tous nos besoins, peut devenir stérile et par l'application excessive de l’art, et par le défaut entier de cette application. Une pulvérisation continuelle, des récoltes sans engraisser créeront sans doute un sol épuisé etstérile; et l’abandon entier de terres fertiles aura pour résultat indubitable que par Pac
cumulation de produits végétaux elles se changeront en terres tour beuses et fondrières. Sir H. Davy observe que, là où des générations successives de végétaux sont venues sur un terrain, et que l’homme n’a pas emporté leurs produits, où animal ne les a pas consumées, la matière végétale augmente à un tel dégré que le sol approche de la nature de la tourbe ; et, dans le cas qu’il peut recevoir de l’eau d’une région plus élevée il devient spongieux et saturé de cefluide et devient incapable de supporter les classes plus nobles des végétaux. Le voistnage de marais, dans lesquel beaucoup de plantes acquatiques sont décomposées, est généralement fiévreux et malsain; pendant que celui de la tourbe véritable, ou de la tourbe formée sur un sol originairement sec, cest salubre
Il y a eux grandes classes de terres, savoir des terres primitives, ou celles qui sont entièrement composées de matières inorganiques, et terres secondaires, ou celles composées d’un mélange de matières organiques et inorganiques. Ces classes ont été subdivisées en ordres, les ordres en genres, ceux-ci en espèces, les espèces en variétés selon la couleur, le tissu, lhumidité, la siccité, la richesse, la légereté, etc.
Pour déterminer le genre du sol, il faut en premier lieu découvrir la terre ou les terres dominantes ; soit les terres simples comme largile, la chaux, le sable, ou les pierres particulières qui ont produit le sol, telles que le granit, ies basaltes, etc. Si une terre domine, on devrait nommer le genre après elle, p. e. terre argileuse, terre calcaire etc.; sil y en a deux qui dominent apparemment à égales quantités, on fait bien d’unir leurs noms en dénominant la terre p.e. argile et sable, chaux et argile, basaltes et sable, etc. Sir Humphrey Davy a observé qu’on ne devrait jamais se servir du terme terre sableuse pour désigner un sol dont moins de sept huitièmes sont du sable ; le sol sableux qui bouillonne avec des acides devrait être distingué par le nom sol sableux calcaire ou sol sableux avec beaucoup de chaux, de ceux qui sont siliceux ou de la nature du silex. Le terme sol argileux ne devrait jamais s'appliquer à une terre qui contient moins d’un sixième d’une matière de terre impalpable, qui ne bouillonne pas considérablement avec les acides. Un sol considéré comme tourbeux devrait au moins contenir Ja moitié de matières végétales, En général, les terres, dont les matériaux sont très variées et hétérogènes, sont appelées terres alluviales, de même que celles qui se sont formées du dépôt des rivières, et ces dépôts peuvent être appelés siliceux où calcaires selon que les matériaux qui composent un tel sol sont dominants. En dénommant l'espèce du sol, on la détermine toujours par le mélange des matières, jamais par la couleur ou le tissu de ce mélange, qui appartiennent à la dénomination des variétés. Un sol argileux avec du sable sera donc une argile sableuse ; c’est le nom de l’espèce ; en ajoutant la couleur on exprimera le genre, l’espèce et la variété. Un sol contenant en égales parties de l'argile, de la chaux et du sable, se nommerait en terme générique argile, chaux et sable ; s’il ne contenait aucun autre mélange en quantité considérable, on pourrait ajouter le terme entier pour
sm PRE
le »
# EN î