‹ Traité théorique et pratique de l'agriculture [microforme]Chapitre 35 sur 139 · LES · texte numérisé non relu

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miste expérimenté sont nécessaires ; mais à un certain dégré il peut être faitipar toute personne ayant une balance et des poids exacts, un peu esprit de sel ou de l’acide muriatique, À cet effet on prend à différentes profondeurs qui ne sont pas trop près de la surface un peu de terre (depuis 4 à 8 pouces, si le sol est apparemment uniforme, ) on la sèche au soleil aü point de se pulvériser dans la main et d’être sèche au toucher ; les petites pierres et racines en cont Ôtées, mais non les fibres très minces. Une portion de ceci est exactement pesée ; elle est ensuite chauffée dans une coupe de porcellaine sur une lampe ou un feu clair, remuée jusqu’à ce qu’un morçeau de paille ou un éclat s’y rembrunisse. On la laisse ensuite refroidir et on la pèse ; la perte du poids c’est l’eau évaporée, objet important à être observé. Quelques terrains qui pardissent secs, contiennent une grande quantité d’eau ; d’autres en ont à peine. On pulvérise et tamise alors le tout, pour en séparer les fibres et les parties les plus grossières. Le résidu encore une fois pesé est délayé dans quatre ou cinq fois son poids d’eau pure ; après quelques minutes de repos, on en ôte Peau, qui contient la plus grande partie dé l’humus et des substances solubles. On obtient ces substances en faisant évaporer l’eau ; mais s’il ne s’y observe pas un goût de sel prononcé, on peut négliger ce procès. On peut examiner l’humus encore plus exactement en le chauffant au rouge dans un creuset et le remuant avec un morçeau de manche de pipe ; alors la partie végétale sera consumée, les terres resteront, et l’on aura trouvé la quantité exacte de l’humus végétal pur. Un peu d’acide muriatique, délayé dans cinq fois son poids d’eau est ajouté au dépôt qui reste après qu’on en aura Ôté l’eau qui contenait l’humus et les matières solrbles ; le tout est agité, et plus d'acide y est graduellement ajouté tint que continue l’effefvescence et tant que le mélange reste décidément acide, ce qui indique que la terre calcaire est dissoute, Sil ÿ avt une grande qüantité de celle-ci,. on peut faire bouillir le tout, en ajoutant graduellement de l’acide jusqu’à ce que Peffervescence cesse ; le résidu, après l’ävoir bien lavé, c’est de la terre siliceuse et argileuse. Celles-ci sont séparés en agitant et permettant aux parties siliceuses de se rasseoir, ce qui se fait en peu de secondes. L’alumine s’ôte avec l’eau, elle est filtrée, chauffée sur une lampe et pesée ; on fait la même chose du sable siliceux. La perte du poids c’est la terre calcaire. De cette manière mais avec plus d’exactitude, différentes terres d’une “crtilité reconnue ont été analysées, dont nous citerons quelques exemples.

Un sol très riche près de Drayton, Middlesex, examiné par Davy, consistait en trois cinquièmes de sable siliceux, deux cinquièmes de poudre impalpable, qui, analysée, se trouvait être composée de

Carbonate de chaux . - x 28 parties.

Terre siliceuse - “ 3% Alumine - Se - pas)

Matière animale et végétale - 11-100

C’est une terre grasse sableuse probablement abondamment engraissée pendant longtemps, propre à la production de toute espèce de

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