‹ Traité théorique et pratique de l'agriculture [microforme]Chapitre 51 sur 139 · ROGUE" OS · texte numérisé non relu

ROGUE" OS

Cette table établit le fait d’un décroissement général de la pluie avec l'accroissement de la distance de l’équateur. Quant à la quantité de pluie qui desce::d annuellement à la même place, il peut y avoir des fluctuations considérables dans les temps qu’elle se précipite ; mais difficilement dans la quantité moyenne particulière à la place ; et il est démontré par Jà que la distribution de la pluie ou de la vapeur gelée qui tombe en flocons de neige, obéit aux mêmes lois qui règlent Îles opérations ies plus générales et les plus fixes de la nature.

Dans des climats tempérés, quoique la quantité totale de pluie qui tombe sait moindre qu'entre les tropiques, il n’y a en général pas de longue saison sèche ; et les jours pluvieux de l’année sont plus nombreux plus on approche des poles. : Dans des climats tempérés il paraît tomber plus de pluie pendant les premiers six mois de l’année. La longue continuation de certains vents peut être la cause de ce que dans une partie du globe les saiscns soient mouilleuses, pendant qu’elles sont sèches dans d'autres ; l’eau étant comme distillée de l’une pour être précipitée sur l’autre. Cependant toute la quantité de pluie dans les deux pays différera peut-être très peu de la moyenne ordinaire, quoique les deux pays auront l’avantage de la variété dans la quantité générale de leur pluie, variété qui peut être salutaire dans certaines époques, et même nécessaire à leur bien-être.

La portion d’eau déposée en Angleterre, comme rosée, dans le cours d’une année, est calculée égale à 4 pouces. La proportion de rosée en Canada doit être bien plus grande, parcequ’elle est plus abondante.

Dans des climats témpérés, et particulièrement chez nous, les étés mouilleux sont ordinairement froids. Cette diminution de la température est la cause supposée et non l’effet, d’une précipitation extraordinaire d'humidité dans aucune localité donnée. Depuis la latitude septentrionnale 120 à 43° le nombre moyen de jours pluvieux est de 78 ; de 430 à 460 la moyenne est de 103 jours ; de 46° à 529, 134 ; et de 51° à 600, 161. Toute la quantité d’eau dans l’atmosphère en janvier est ordinairement supposée de 4 pouces ; au mois de juillet elle est égale à 7 pouces ; l’atmosphère contient donc trois pouces d’eau de plus dans le dernier que dans le premier ; et la pluie et l’humidité descendue sur la terre en juillet sont ordinairement le double de ce qu’elles sont en janvier. La table de Dalton donne pour nombre d’années la quantité moyenne de pluie qui tombe en différentes parties de la Grande-Bretagne, et il parait qu’il en tombe un tiers de plus pendant les six derniers que pendant les six premiers mois de l’année, Je pense que c’est généralement le cas en Canada aussi.

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