‹ Traité théorique et pratique de l'agriculture [microforme]Chapitre 60 sur 139 · CAL · texte numérisé non relu

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certainement autant pour les garder en état de travail, et si on n’en a pas besoir pour le travail, on doit les remplacer par quelques autres troupeaux.

On épargnerait beaucoup en nourrissant les chevaux avec des carottes croissantes, des turneps (navets) et des patates, pour leur entretien comme substituts à l’avoine. J’ai essayé les carottes, et je puis dire qu’elles sont une excellente nourriture pour les chevaux. Tous les fermiers en Canada devraient cultiver un peu de cette racine ; elles se cultivent à moins de frais que les patates, et produisent une plus grande quantité à l’acre, dans un sol convenable et bien soigné.

D’après les calculs que j’ai pu faire, pour garder les chevaux aussi bien qu’on les garde en Angleterre, sept acres de terre ne sont pas trop pour l'entretien de chaque cheval. Les agriculteurs peuvent tirer leurs conclusions d’après ces faits pour savoir lequel du bœuf ou du cheval est le plus profitable pour le travail d’une ferme. (Chaque fermier doit avoir quelques chevaux pour certaines choses, pour aller au marché, etc. ; mais je crois que tous les fermiers devraient garder quelques bœufs, s’ils ont besoin de plus de deux chevaux pour labourer et faire les travaux de la ferme.

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