‹ Traité théorique et pratique de l'agriculture [microforme]Chapitre 70 sur 139 · RS · texte numérisé non relu

RS

Le 3h43 pas b font us bois di convie

Le qui se par ce lieu de couvré l’attac

On Empl avec | d'écor Cana cultur dans | ble de le cas ché.

est de bien € très nm

Le:

dans | qui n grain.

Le:

pour vues.

aplon tour € dix a rettes chare les te chare adme Ce ec charr prince mê mi de su

Je provi sont |

es et tran s derrière, out.

convient s, Cette

compose ns et des 2mble par > et emroe sur 3 ur. Les

avec les ont pourhison des , tombant la herse, que lorsit la terre exemptes

n de plus

rser la rufois pour branches on les ar- US. Aux 8 d’envi- , Cepenà toute la

sert aux n cheval 30 acres $ ou ran- »mbe des nanier et il améritructions est de 4 pouces.

roues de es étairestaient > foin, et

SRE RARE EU rs"

Le râteau manuel à foin doit être fait de bois léger et sec, et long de 3 à 3 pieds et demi ; il est très maniable, bien fait Les dents n’ont pas besoin d’excéder la longueur de ? à 3 pouces. Quelques fermiers font usage d’un râteau long de 5 pieds ou plus, avec de fortes dents de bois de 4 pouces de longueur, qu’un homme traîne sur la surface, et qui convient bien à cet objet. |

Le semoir simple à navets est un instrument très utile ; il a 2 roues qui se meuvent dans les creux de chaque côté de la raie que l’on sème ; par ce moyen l’homme qui le conduit peut maintenir le rang dans le milieu de la raie ; un petit rouleau est adapté à une machine qui répand et couvre la semence. Lorsqu'on ensemence un grand champ, on peut l’attacher à un rouleau léger tiré par un cheval.

On se sert de voitures à roues de diverses constructions en agriculture. Employer des voitures calculées à exécuter les opérations nécessaires avec la plus grande facilité, et à moins de frais possible, est un objet d'économie rurale qui mérite beaucoup de considération. Dans le Bas- Canada les voitures à roues ne sont pas d’un aussi grand usage en agriculture qu’en Angleterre. Celles d’un usage ordinaire ici sont simples dans leur construction, et conviennent bien. À une distance considérable des villes, on ne s’en sert pas beaucoup hors des lermes, comme c’est le cas l’hiver, temps auquel les produits se portent généralement au mar: ché. La charrette à bois est très bien adaptée à l'ouvrage auquel elle est destinée, et le tombereau canadien à fumier, quoiqu’il ne soit pas bien élégant, convient très bien à ce but: le prix de ces voitures est très mince. 2

Les charettes anglaises et écossaises deviennent d’un usage général dans les environs des villes, surtout chez les fermiers des vieux pays qui ne se servent presque pas d’autres, excepté pour le fuin et le grain. |

Les grandes charettes canadiennes sont ce qu’il y a de plus commode pour charrier le foin et le grain en gerbes, de toutes les voitures que fai vues. Elles sont légères et faciles à charger ; la charge y est liée avec aplomb, au moyen d’un rouleau adapté entre les bouts des timons et autour duquel se tortille la corde qui attache la charge, et qu’un garçon de dix ans peut serrer à volonté. Les mêmes roues qui servent aux charettes à bois et à fumier, sont généralement posées aux grandes. Les charettes à un seul cheval sont les plus utiles sur une ferme. Lorsque les terres ou les chemins sont propices au tirage, deux chevaux et deux charette feront plus d'ouvrage, que deux chevaux sur une seule charette, admettant dans chaque cas la voiture qui convient le mieux aux chevaux. Ce ci, toutefois, ne s'applique pas aux voitures d hiver qu’on emploie au charroi des produits agricoles. Des voitures d’hiver contes sur le principe de celles des Etats-Unis et du Haut-Canada, et attelées de la même manière, avec deux chevaux côte à côte, devraient ête adoptées de suite dans le Bas-Canada. D és

Je ne connais pas d'amélioration plus nécessaire. Il nest pas se a province de fermier qui ne soit instruit du fait que les chemins d'hiver sont généralement mauvais, bien qu’il puisse ignorer ue chez nos voi-

sins des Etats-Unis, du Haut-Cai ada et des fownships de l’est, les chemins d'hiver sont bons, et que la cause de cette différence doit s’attribuer uniquement à l’usage de voitures d’hiver différentes, et au mode de tirage. La traîne ordinaire du Bas-Canada peut bien être très commode sur une ferme et dans les bois, mais ne devrait jamais sortir de la ferme. de ne crois pas qu’il soit possible d'imaginer une machine plus propre à former des cahots dans des neiges profondes, que la traîne ordinaire, surtout quand elle est chargée de bois, de foin ou d'aucune autre chose qui dépasse les glissoirs, ou forme une charge élevée; et je ne vois pas comment un changement dans la manière de sceler le travail pourrait l’empêcher de faire des cahots, quoique qu’elle n’en ferait peut-être pas autant. Les glissoirs sont si courts et si bas qu’ils doivent nécessairement amasser la neige, la fouler en avant et la tasser. Lorsque la traîne passe sur un banc ou toute autre inigalité sur le chemin, elle s’élève hors du perpendiculaire, et en se rabaissant à son niveau, tout le poids de la charge porte sur le devant et doit commencer à former un creux ou un cahot. leffet est plus grand lorsque la charge dépasse les glissoirs, ou qu’elle est trop élevée. Le tirage étant appliqué très bas est sujet à élever le devant des glissoirs hors du niveau, et en y revenant dans de la neige molle, il doit rendre la surface inégale, et toutes les voitures, de quelque forme qwelles soient, qui passent ensuite sur le même trajet, augmentent ces inégalités, et les multiplient.

Les voitures d’hiver de nos voisins sont élevées, ouvertes et longues des glissoirs., Une longue barre est fortement scelée au devant, comme dans les voitures à quatre roues, laquelle, passant entre les chevaux et étant liée aux colliers, maintient la machine parfaitement solide ; et le tirage étant appliqué au-dessus des glissoirs, la voiture se meut avec aplomb sur le chemin, exempte de ce mouvement saccadé qui accompagne toujours les traînes. Ces voitures portent rarement des charges qui dépassent, et les chevaux, foulant la neige, la préparent au passage des glissoirs et rendent impossibles les cahots sur tout chemin qui aurait été originairement à peu près uni.

Dans quelques localités les traînes ne font pas de cahots, et je ne puis pas toujours rendre compte de cette circonstance. On a dit que chez nous les mauvais chemins sont dus en grande partie à ce qu’il y a plus de neige en hiver dans le Bas que dans le Haut Canada, ou dans les Etats- Unis. J’admets qu’il ne peut y avoir de profonds cahots san:: profondes neiges, néanmoins je suis très convaincu que la construction ce nos voitures d'hiver et le mode de tirage sont la principale cause des mauvais chemins d’hiver en cette province ; si en introduisant des voitures semblables à celles en usage chez nos voisins, nous aurions de bons chemins d'hiver, il n’est pas un seul fermier dans la province qui ne dût se sentir intéressé à les introduire avant un autre hiver ; l’expérience seule mérite qu’on l’essaie. Siles chemins d’hiver étaient bons, deux chevaux apporteraient autant de produits au marché que quatre peuvent en apporter maintenant, et en moitié moins de temps ; les voitures et les harnais dureraient bien plus long-temps, et tous ceux qui voyageraient par aflüire où par plaisir auraient raison de se féliciter d’un changement qui leur

perme chemi voyag c'est ( voies de ch:

Le:

à ce c du H: d’hive

travai de ca que d un sle pouve pour :

avoir traîne dans traîne de m le pre la ca se pli U par t deux priét à la cha U mac} opèr« U dit-0o Bret auss soit poni d’ex sous

:s chetribuer tirage, Ur une Je ne former surtout qui dés Comt l’empas auirement e passe ors du ls de la ou un oirs, Ou à élever la neige quelque mentent

longues comme >vaux et ‘et letiaplomb gne tou- | dépasglissoirs iginaire-

ne puis ue chez | plus de s Etatsrofondes nos voimauvais res semchemins se sentir e mérite aux apapporter nais dur aflaire qui leur

permettrait presque de faire un voyage avec l’aisance et la vitesse des chemins de fer. Il peut être très agréable, par un beau jour d'été, de voyager à loisir, dans une belle campagne, mais à qui connaît ce que c’est que le froid à vingt degrés au-dessous de zéro, la lenteur dans les voies de communications d’hiver au Bas-Canada, ne peut offrir beaucoup de charmes, surtout si les mauvais chemins en sont la cause.

Les fermiers du Bas-Canada possèdent les moyens de pourvoir de suite à ce changement. Ils ont plus de chevaux à proportion que les fermiers du Haut-Canada, et pendant une période de 7 ans les frais de voitures d'hiver améliorées et de harnais n’excèdéraient pas ceux des voitures et des harnais dont on se sert maintenant, et l’avantage qui en résulterait pour eux et toute la société, est au-delà de ce qu’ils paraissent s’imaginer.

Dans les circonstances actuelles l’entretien des chemins même dans un état imparfait coûte beaucoup de frais de travail, et il est à supposer qu’une voiture d’hiver bien construite les rendrait inutiles. La perte du travail ou bien un travail appliqué inutilement, est une perte injurieuse de capital. Je sais que c’est l'opinion de quelques fermiers intelligens que deux chevaux avec des traînes portent plus que deux chevaux avec un sleigh double. Ceci serait je crois parfaitement correct si cet essai pouvait se faire sur de bons chemins ; mais de quelle conséquence est-ce pour nous lorsque l’expérience nous démontre que nous ne pouvons pas avoir de bons chemins tant que nous continuerons de nous servir de la traîne, et que la traîne ou toute autre sorte de voiture d’hiver ne peut dans les circonstances actuelles porter plus qu’une demi-charge. Si la traîne est la véritable et seule cause des cahots, j’admets qu’il n’est pas de meilleure sorte de voiture d’hiver dans les mauvais chemins ; mais si le premier fait est clairement démontré, notre devoir est donc de détruire la cause, et de prévenir par là de suite et pour toujours les effets dont on se plaint depuis si longtemps.

Une machine à moissonner a été dernièrement inventée en Angleterre, par un Mr. Bell; elle paraît avoir extrèmement bien réussi, tirée par deux chevaux. On l’a essayé en Ecosse en présence de plusieurs propriétaires ; tirée par un seul cheval, elle coupait une largeur de 5 pieds à la fois, et, accompagnée de 6 à 8 personnes pour lier le grain, un champ fut moissonné à raison d’un acre impérial par heure.

Un maître d’école à Northumberland, Mr. H. Ogle, a inventé une machine à moissonner qui met en même temps le grain en gerbes. Elle opère satisfactoirement et coupe 14 acres par jours.

Un Mr. Baily des Etats-Unis, a inventé un machine à faucher qui a, dit-on, bien réussi et qui est très employée.

Les machines à battre sont d’un usage très général dans la Grande- Bretagne et commencent à le devenir aux Etats-Unis. Elle ne sont pas aussi nécessaires dans le Bas-Canada, jusqu’à ce que son agriculture soit dans un état de perfectionnement plus avancé, et ses capitaux disponibles augmentés considérablement. Une machine à battre capable d'exécuter parfailement, on ne peut se la procurer à beaucoup au-dessous de 50 louis courant, outre les frais de la bâtisse qu’il faut pour la

ep pare

contenir. Il est très peu de fermiers qui ne pourraient trouver l’occasion d'appliquer cet argent plus avantageusement, en défrichant une terre neuve ou en en améliorant une vieille, Les hivers suspendent tous les travaux des champs pendant quatre mois de l’année et dans les endroits établis depuis longtemps surtout, les fermiers, leurs familles et leurs manouvriers n'ont pas beaucoup d’autre ouvrage à faire que de battre durant l'hiver. Ceux qui sont indépendans et dont les terres sont dans un bel état d'amélioration, produisant d’abondantes récoltes en céréales, et qui ont des capitaux disponibles, peuvent bien construire des machines à battre, mais dans toutes autres circonstances, il serait, je crois, imprudent de le faire. En Angleterre les travaux des champs sont rarement Interrompus en hiver; le temps du laboureur est donc mieux employé au champ qu’à la grange, et la machine à battre met le fermier qui à une grande qnantité de grain à même de prendre avantage de toute hausse subite dans le marché. Ici nous voyons rarement de ces fluctuations dans le marché, surtout en hiver. Ce n’est que quand on peut appliquer la force de l’eau, que les machines à battre sont regardées comme une grande épargne en Angleterre. Lorsqu'on aura caleulé l'intérêt du prix d'achat, les réparations, le travail des chevaux et la main d'œuvre, on verra que le battage à la main ne coûte pas beaucoup plus, si ce n'est dans la plupart des grandes fermes. Je suis convaincu que des machines à battre portatives nécessiteraient plus de travail et de dépenses au fermier pour les porter d’une place à l’autre, les monter et les démonter que de battre son grain au fléau. Porter du grain à un moulin à battre hors de la ferme, c’est gaspiller. 11 y a des machines à battre à la main mucs par deux hommes et une femme, qui séparent parfaitement le grain de la paille, mais elles n’économisent pas le travail de Phomme.

Les machines à la main dont on se sert dans l’agriculture en Canada, sont peu nombreuses, comparées à celles en usage en Angleterre, Faux, javellier, faucille, faucille tranchante, couteau à foin, ciseaux à tondre, cerpe, hache, fourche à foin, fourche à fumier, bèche, pelle, pie, houe à turnep, houe à patate, houe à sarcler, extirpateur de chardons, râteau à fumier, crochet, brouette, civière, van et hachoir à balles, voilà les principaux instrumens et machines manuels ( à la main ) nécessaires, et on peut se les procurer tous dans le pays, mais ils n’y sont pas toujours de la meilleure qualité, surtout les bèches de toutes sortes sont des outils très inférieurs pour le fermier; elles sont faites avec de mauvais matériaux, ne sont pas d’une bonne forme, et les manches sont trop courts d’au moins six pouces. J’ai vu des bêches que des fermiers avaient apportées ici de Gloucestershire, qui étaient d’une qualité et d’une forme bien suppérieures à toutes celles que j’aie vues.

On recommande fortement la bèche flammande ; elle a le manche long, mais n’oflre aucun appui au pied du travailleur. Comme un long manche est un puissant levier, lorsque le sol se pénètre facilement on le creuse plus aisément avec cette bêche qu'avec aucune bèche de forme ordinaire, et par la même raison on remplit avec cet outil les charrettes et jette la terre à une plus grande distance. Ajoutez à cela qu'il n’est

pas de glaise.

La ] et quel qui n’}

Le différe être fa tre en sarter me ha racine par ex mane}

et ne:

vantes que le les ré] vail sc solide sent pas ac doit o lourd.

tant « la po:

si apt mêmt solidi dans prix | quine la na car c pour terre Tous:

qu'il fatio:

casion e terre les traits étars ma-

durant s un bel , et qui hines à prudent it interoye alu ii à une hausse tuations pliquer ime une du prix vre, on ce n'est achines au feriter que tre hors in mues in de la

Canada, . Faux, caux à >, pelle, e charr à balman ) ils n’y ites sores avec sanches des fer- > qualité

he long, nù mant on le e forme arrettes il n’est

pas de bêche qui force plus le travailleur à se courber que la Lôche anglaise.

La pelle irlandaise est un très bon instrument pour nétoyer les égoñts et quelques autres opérations, mais elle est mal-commode pour ceux qui n’y sont pas accoutumés,

Le crochet ou essartoir est en partie fait comme le pic, avec cette différence que les bouts sont recourbés à l'inverse, Ces bouts doivent être faits du meilleur fer et du meilleur acier, l’un fait en hache, l’autre en doluire. Ce sont les meilleurs instrumens que j'aie vus pour essarter les racines des arbres, surtout où il y a peu de pierres, Un homme habitué à son usage fera plus avec cet instrument, en arrachant des racines d'arbres, que deux hommes avec des haches. Je l'ai éprouvé par expérience. L'outil doit-être bien fait et peser de 6 à 9 livres ; le manche de 30 à 36 pouces de long.

Les machines utiles ne sont jamais embarrassantes, ni compliquées, et ne doivent pas être coûteuses. On doit se conformer aux règles suivantes en achetant des instrumens aratoires : construction simple, afin que leurs usages soient mieux compris, et que tout manouvrier puisse les réparer au besoin ; matériaux &'une nature durable, afin que le travail soit moins sujet aux interruptions résultant de leur brisure ; forme solide et compacte, afin de mieux résister aux siccades, et qu'ils puissent être maniées plus sûrement par les journaliers ruraux qui ne sont pas accoutumés aux instrumens faibles, Dans les grandes machines on doit observer la symétrie et la légèreté des formes, car une voiture lourde, comme un grand cheval, s'use par son propre poids presque autant que par ce qu’elle porte. On doit couper le bois et le placer dans la position la mieux calculée pour résister à la pression ; les mortoises, si aptes à affaiblir le bois, doivent s'éviter autant que possible, En même temps on doit faire les instrumens aussi légers que l’admettra la solidité nécessaire, Le prix tel, que les fermiers puissent les acheter, dans des circonstances ordinaires 3 cependant par amour pour le bas prix le fermier judicieux n’achètera pas des effets d’une fabrique mesquine, ni d’une forme défectueuse ; les instrumens doivent convenir à la nature du pays, soit montueux ou uni, et surtout à la qualité du sol ; car ceux qui sont bonus pour les sols légers ne le seront pas également pour les sols lourds et tenaces. Les voitures lourdes à roucs d’Angleterre ne conviennent pas aux chemins mous et mauvais du Canada, Tous les outils manuels doivent être aussi légers que l’admettra la force qu’il faut pour l'exécution de l’ouvrage, afin que l’ouvrier ne soit pas fatigué par le poids d’un lourd instrument en fesant son ouvrage.

Page 1