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© La famille des treffles est très nombreuse, et le Canada est la patrie de trois ou quatre parmi eux ; une espèce surtout, le trefile blanc ou rampant, lève souvent en grande abondance sur des terres cultivées l’année précédente. J'ai vu venir spontanément dans des terres nouvellement défrichées, jamais cultivées auparavant, et où il était possible que la graine y ait été portée accidentellement, le treffle rouge, blanc, et jéune. Le ciimat et le sol du Canada sont plus favorables à la culture du trefle, que ceux des Iles Britanniques.
L'introduction en Angleterre du treffle et des autres herbes cultivées fut le commencement de l’amélioration dans Les différentes espèces de bestiaux, de différentes méthodes de culture, et de la quantité et de la qualité supérieures des retours de grain. Ceci devrait suffire pour induire les fermiers canadiens à adopter le même système. et ils peuvent être assurés que les résultats ne seront pas moins favorables.
Le trefle rouge se distingue des autres espèces de trefle par ses feuilles larges, sa végétation rapide et ses fleurs d’un rouge pourpré, Le treffle blanc où rampant ou de Hollande, . par ses tiges rampantes et ses fleurs blanches. Le treffle jaune se reconnait par ses jets étendus et ses fleurs jaunes : il est rarement cultivé. Le trefle des prés ou treffle à vache ou herbe à vache, ressemble au treffle rouge, mais sa couleur est plus pale. il est plus petit, ses fleurs sont d’un rouge pale ou blanchâtres, ses racines longues et d’un goût très doux. Cette es-
èce n’est pas beaucoup cultivée en Angleterre, et l’on dit qu’il est difticile de se procurer de bonnes graines. 1! fleurit dix à quinze Jours plus tard que le trefle rouge, sa tige est solide, sa feuille plus étroite, et la fleur et la feuille ont une nuance plus jaune. Un pzüvre sol sableux, dit-on, produira un bon retour de treffle des prés pendant que celui du treffle rouge ne serait pas de la moitié ; il est aussi bon la deuxième année comme la première.
Le trefle farouche ou treffle de Roussillon, couleur de chair, a été Jongtemps cultivé dans quelques-uns des départemens du Nord de la France, et quoiqu’une plante annuelle seulement elle est très avantageuse dans des terres sèches et sableuses, La société d’agriculture de Nantes a dernièrement recommandé sa culture en Lorraine ; et un écrivain dans le journal des Pays-Bas en a fait autant pour plusieurs purties de ce Pays. Mr. Dombasle agricuiteur théorique et pratique qui est très estimé, le sème après la récolte dans le chaume, sans autre culture que de le herser. Il pousse tout l'hiver, et offre au com. mencement du printethps une nourriture abondante aux moutons ; ou, si on le laisse jusqu’en mai, il donne une grande récolte à la faux, et peut servir soit pour nourrir les animaux dans l’étable, soit pour en faire du foin. Cette manière de culture ne peut pas être adoptée en Canada; je crois cependant, que c’est une espèce de treffle qui serait très convenable et très avantageux à ce pays. Vers l’an 1824 il fut introduit en Angleterre par Mr. John Ellmann jun. de Southover près de Lewis, qui donne des directions pour le semer en printemps sans autre grain, et qui prétend qu’il sera en pleine fleuraison et pret à étre fauché au inois de juin. Il dit qu’il est très productif, mais qu ’il ne doit pas être
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Le treffle rouge à larges feuilles est celui qui est le plus généralement cultivé eu Angleterre sur des terres qui sont alternativement en grains où herbage, comme il donne les plus grandes récoltes de toutes les sortes, Cette espèce est encore la meilleure à être semée en Canada ; quoiqu'on pourrait y ajouter un peu du blanc, si c’est pour rester
H pâturage, surtout duns des terres ou le treffle blanc n’est pas indigène. (
Le sol qui convient le mieux au trefle c’est une terre grasse sableuse et profonde, qui favorise ses longues racines ; mais il viendra bien dans tout terrain pourvu qu’il soit sec. Le climat qui lui convient le plus n’est ni très chaud ni très sec, si l’on s’attend à un deuxième ou: troisième retour. Les matières calcaires sont tellement convenables au treffle, qu’en répandant simplement de la chaux sur la terre, le treffle lève. La plupart des plantes légumineuses aiment un sol.et un climat secs et une température chaude, et on trouvera que le treffle produit plus de semence dans de pareilles circonstances. Mais comme la production de la graine n'est le but du fermier que dans quelques situations,
une saison quoiqu'humide, pourvu qu’elle soit chaude, donne toujours le plus grand retour du treffe.
La préparation du sol et des fumiers qu’on accorde au treffle dans la culture ordinaire, sont celles qu'on destine aussi à d’autres plantes ; le treffle mêlé avec une certaine quantité de graine de mil est généralement semé en printemps avec ou dans une autre sorte de grain. Mais à moins que le sol qui reçoit ces grains ne soit bien pulvérisé, le treffle n’y réussira pas si bien ; mais certainement le treffle réussira mieux en Canada dans des terres moins bien préparées qu'elles ne devraient l’être en Angleterre. En Suisse on prépare la semence en la trempant dans l’eau ou l'huile, et la séchant avec du gypse en poudre, comme préservatif contre les attaques des insectes.
On le sème à la volée. Lorsqu’on le sème avec des grains d’été le treffle et autres graines d’herbes sont ordinairement semés immédiatement après que.le champ a été pulvérisé en hersant les grains, et on les herse ensuite légèrement elles-mêmes, Si le champ porte des grains d'automne p. c. du blé, on sème aussi le trefle et les autres herbacées en printemps, mais le temps de le faire dépendra beaucoup de l’état du terrain et de la végétation du grain ; et il peut souvent être désirable de briser la croûte formée à la surface de terres bien tenases, en hersant avant qu'on ne sème le treffle et aprés qu'il est semé. Quelque fois on n’emploie alors que le rouleau, et il y a des exemples que le treffle et le mil réussissent sans étre ni roulés ni hersés. Dans quelques cas le treffle et les graines à foin se sèment d’elles-mêmes en automne ou.en printemps dans des prairies. . J’en ai semé dans des prés qui avaient été engraissés l’automne précédent, je fumai bien la terre au
printemps en sémant la graine, ce qui réussit assez. bien et rapporta un bon retour la même année.
La quantité de graine semée par acre varie considérablement, Dans les terres riches sableuses ou grasses, bien pulvérisées, 2 livres de treffle ou moins, avec à peu près & ou 6 quarts de graine de mil sufhront par arpent, J’ai en effet eu plus de trefle dans le foin que je ne désirais, quand mème je n’avais semé à l’acre qu’une livre et demie de treffle avec la graine de mil. Une terre argileuse forte exigerait plus de semence. Mais pour tout sol qui est préparé comme il faut, 2 à 3 livres de graine de treffle et 14 gallons de mil suffiront, quoique quelquefois une moindre quantité pourra faire. En Angleterre on sème depuis 8 à 14 livres de trefle et à peu un bushel d'ivraie vivace (lolium perenne) par acre. Le méme poids de treffle et un bushel de mil ( fléau des prés, phleum pratense) sufliront pour près de 7 acres de terre en Canada.
Si l’on veut mettre un champ en pâturage permanent, on pourrait mêler un peu de treffle blanc et jaune avec le rouge et le fléau des prés ou mil. On sème rarement le treffle seul, ni doit-on le faire en Canada, On lé mêle ordinairement avec de la graine de mil. Si le sol est riche et fertile, le treffle lèvera bien fort la première année avec très peu de mil; la seconde année il y aura considérablement moins de treffle, peut-être point du tout, et le mil donnera un plein retour. Cette méthode de semer est très avantageuse. Dans les hivers sévères, lorsque la terre n’est pas bien couverte de neige, les racines du treffle sont souvent détruites par les gelées, et le mil, étant plus vigoureux, lève en printemps et produira une moyenne récolte, quoique pas si forte la première année que celle du treffle. Là où l'on observe un assolement régulier ce plan réussira parfaitement bien, parceque chaque année on sèmera quelque portion de la terre, et on aura par conséquent une succession régulière de treffle et de mil. Un bon fermier ne peut pas convenablement ôter à la charrue de la terre sans la semer en trefle et autres herbacées. Lorsqu’on sème le treffle seul, on aura sans doute besoin de plus de graine que lorsqu'il se sème avec du mil, c’est-à-dire près de 8 Hvres par acre.
En choisissant les graines on doit surtout faire attention à ce qn’elles soient propres et de bonne qualité ; lorsque la graine de treffle est d’une couleur pourpre, elle a mûri et est bien conservée; et s’il y a des graines de mauvaises herbes on les découvre facilement en examinant attentivement ; mais avec la graine de mil il y a ordinairement grand nombre de mauvaises herbes, qu’il est difficile de découvrir sans en être un parfait connaisseur. On a trouvé que le treffle rouge introduit en Angleterre, de France ou d’Hollande meurt dans la saison dans laquelle il a été coupé ou paccagé, pendant que lx graine anglaise produit des plantes qui durent encore ia deuxième et souvent la troisième aunée, de sorte qu’à compter de l’année qu’elle a été semée elle reste quatre étés en terre.
La culture subséquente du treflie et du mil consiste seulement à ôter quelques pierres ou autres corps durs qui peuvent se trouver à la surface le printemps après qu’il a été semé, et à sortir les racines des char-
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dons, d’oteille et d’autres mauvaises herbes, Après cela la surface devrait être roulée une fois s’il est nécessaire, afin de l’égaliser pour In faux. On a beaucoup recommandé d’engraisser avec du gypse ou plâtre de Paris le treffle et toute sorte d’herbacées. On prétend que lorsqu’une forte récolte de treffle ou de vesce étouffe sur le champ et y reste pendant un certain temps, sa fertilité en est considérablement augmentée. Je sais jar expérience qu’il en est ainsi.
La récolte du treffle en Canada est toute réduite en foin. On n’a pas encore beaucoup adopté la pratique de nourrir les bestinux dans les bâtimens avec du treffle vert, Sur toutes les fermes qui sont hien conduites une partie de ces herbes devrait être coupée verte pour les chevuux de travail, et en beaucoup de cas pour les vaches laitières, surtout près ou dans les villes. Des chevaux de travail nourris de cette manière, seraient toujours à la main et rempliraient leur estomac plus rapidement que lorsqu'ils doivent courrir après leur nourriture dass un pâturage sec, court et misérablé.
En nourrissant les bestiaux avec du treffle vert, il faut faire attention de prévenir qu’ils ne gonflent, ce qui arrive facilement lorsqu’ils sont d’abord mis à cette nourruure, surtout lorsqu'elle est moite de pluie ou de rosée ; et les bestiaux sont exposés à ce mal soit qu’on les mette dans le pâturage de treffle, ou qu’on le leur coupe et fasse consommer à Ja maisou ; quoique, lorsque les plantes sont bien fortes, le danger est plus grand dans le pâturage. Accoutuinés à cette nourriture depuis quelques jours pendunt lesquels on devrait la leur donner avec épargne, le dunger est moindre ; mais il n’est jamais prudent de laisser manger aux vaches de grandes quantités de treffle huvride. Lorsque je mets mes vaches dans la seconde pousse de trcffle en août, je ne leur pérmets pas, s’il est bien fort, 4’y rester plus d’une heure pendant les premiers deux ou trois jours, et jamais à mes bestiaux 1l n'est arrivé aucun accident pour avoir mangé du treffle vert,
Le procédé de faire le foin de trefile est différent de celui qu’on observe pour le faire des autres herbacées naturelles. Toute la tribe des herbacées doit être fauchée lorsque les plantes sont entièrement fleuries, et avant que la graine est mûre, afin que tout le jus et la nourriture de l’herbe reste dans le foin, En adoptant ce système, le foin est coupé en meilleure saison, on peut le rentrer plus aisément, et il est meilleur ; et la force de la plante n’est pas logée dans la graine qui est souvent perdue. Il serait bon que l’avantuge de réduireen foin l’herbe avant qu’elle nesoit mûre fût entièrement compris Il y a plus de matière sucrée, et elle est par conséquent bien plus nutritive. Le treffie, le sain-foin, coupés dans une partie peu avancée de la saison, peuvent être dix pour cent plus légers, que lorsqu'ils sont en pleine matûrité; mais la perte est amplement contrebalancée, en ce qu’on obtient un article plus précieux et plus nutritif plus de bonne heure ; en même temps que ia prochaine récolte sera beaucoup plus forte. Le foin fait de vieille herbe qui a mûri sa graine entièrement ou en partie fera vivre les bestiaux ; mais ce n’est qu'avec du foin fait avec de la jéune herbe peu de temps a;-rès qu'elle a été en fleur, qu’on pourra les engruisser. Lorsque les tiges
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du treffle deviennent dures et sèches, parceque leurs graines vont à matürité, elles ne valent pas plus comme fourrage qu’une quantité égale d'une sorte plus fine d > paille de grains.
Le mode de faire le foin de trefle et de toutes sortes d’herbes, tel que pratiqué par les meilleurs fermiers de l’Angleterre et qui convient également en Canada, est le suivant :—L’herbe est coupée aussi près de la terre et aussi uniformement et parfaitement que possible, au moyen d’une faux bien aflilée; le chanme après avoir été Auchée doit-être aussi court et égal qu’une plaine d’herbe bien râsée, La partie des ti. ges laissée par la faux non seulement est perdue, mais elle empêche la deuxième pousse d’être aussi vigoureuse et épaisse, que lorsque la première fauchaison a été aussi basse que possible, Dès que le rang d'herbe courée est entièrement sec pur dessus, on le vire doucement sans le casser, on prend garde de le répandre. On fait cela avec un rateau ou une petite fourche, on fait surtout attention de ne pas rompre les rangs. L'herhe tournée le matin d’une journée sèche, est mise en veillotes l'après-midi. La manière de faire ceci est simple et expéditive. Si le retour est fort, une série de veillotes est placée entre trois ou quatre raugs ou trois plarches étroites. Un homme qui ramasse et un autre qui racle chacun de son côté feront un rang suffisamment large pour des veillotes, qui devraient être proprement et bien faites par une autre personne qui suit ceux-ci. Cinq personnes pourront donc être employées après chaque rang de veillotes.
Il est impossible d'établir des règles de traiter le foin a, rès qu’une fois il a été mis en veillotes ; cependant on devrait toujours faire attention à une chose, de ne pas secouer, repandre ni exposer le foin plus souvent qu’il n’est nécessaire pour sa “conservation. Si le treffle est sec, quoique pas encore fané, lorsqu'on le met en veillotes, 1l peut rester perdant deux ou trois jours dans cet état, être répandu le troisième ou quatrième jour, tourné une ou deux fois et mis dans la grange ou en meule, le salant régulièrement. Si le fermier a du vieux foin, il fera bien de le mêler avec le treffle nouvellement coupé, et dans ce cas le treffle peut être rentré plutôt qu’on ne pourrait le faire sans ce mélange, et le vieux foin en deviendra meilleur.
En Canada il est plus aisé de sauver le foin de treffle qu’en Angleterre et quoique rentré frais et vert, il ne perdra ni sa couleur ni son excellent goût, pourvu qu’il soit bien salé. Dans des saisons mouilleuses pourtant, le treffle est difficile à bien traiter ; mais si une fois il se trouve en veillotes bien faites sans avoir perdu sa couleur, on peut prévenir tout dommage, en refaisant souvent ces veillotes. Des saisons pluvieuses ne sont pas communes dans ce pays, et lorsqu'elles ont lieu, les pluies ne continuent pas si longtemps, ne sont pas si constantes que dans les Iles Britanniques. J’ai vu la seconde pousse de treffle dans des saisons moites et chaudes, donner une bonne récolte, mais à l’exception qu’on le donne à manger dans les bâtimens, il serait dans pres-
que tous les cas plus avantageux d’en faire un pâturage que de le faucher une seconde fois. Si on le fauche une seconde fois pour en faire du foin, on fera bien de le mêler avec de la bonne paille fraiche qui
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Le produit d’une première récolte de foin de treffle, ou de treffle et mil (quoique la première année il n'ÿ aura pas beaucoup du dernier } sera sur les meilleures terres de 200, 300 üu 400 bottes par acre. Cette espèce ‘de foin, quelque hien traité qu’il soit, ne se vendra pas à si baut prix au marché de Montréal que le bon foin de mil. Si laterre est bien riche et fertile, elle donnera la deuxième année un retour de treffle aussi bon que le premier ; il dominera sur le mil, mais la troisième année il fait ordinairement place au mil et il reste très peu de trefle. Le treffle en meule et même dans la grange, diminue, dit-on, de 25 à 90 pour cent,
La valeur du foin de treffle comparée à celle de la puille de fèves et de puis, et à celle de la meilleure paille de grain, est considéré en pro portion de deux à un. Un acre de treffle rouge ou large donne à ce qu’on prétend autant de nourriture pour les chevaux et les bestiaux que trois acres de pâturage ordinaire ; et si où le coupe occasionnellement pour le leur donner frais, on ira plus loin encore, parcequ’aucune partie n’en est foulée aux pieds.
En Angleterre le treffle ne fera pas de graine bonne à être conservée dans une partie peu avancée de l’année ; donc la première crûe est enlevée soit comme nourriture soit à la faux, et la graine est prise des têtes qui viennent en automne. Le traitement du treffle dans le but d’en obtenir la graine, est indiqué par un agriculteur anglais de la manière suivante. ‘ Un champ modérément épais est généralement le plus productif en graine, et un spl passablement riche, violent et sec est le plus propre à avoir de telles tiges. On peut faire paccager le champ Jusque vers la mi-mai, ou “super le treffle vers la fm de mai; onle laisse ensuite intact jusqu’à la matûrité de la ?me. récolte ou que la 2me. crûe est achevée. En Canada une première récolte pourrait bien être faite, soit pour servir de nourriture dans les bâtimens, soit pour en faire du foin, jusque vers la mi-juin, et alors on laisserait mâûrir la deuxième crûe. Le mois d’août est le mois de la maturation, et on reconnait la maturité de la graine en ce que les feuilles brunissent et tombent. Observez la graine de temps en temps, et quand sa couleur d’un jaune brillant a changé en un pourpre foncé, elle sera prète pour la faux. Après que le treffle est coupé, secouez-le le moins possible avec la fourche ou le rateau. Faites en de petites veillotes, pas plus fortes que des tas de fumier. Si 1e temps est favorable, on n'a qu’à virer une fois ces veillotes peu de temps avant de les entrer. Et si le temps est inconstant, ces petites veillotes de paille fanée sont bientôt séchées, peut-être dans une seule journée sèche, en exposant le fond au soleil après que la tête est sèche. Après avoir été quelque-temps dans le champ, les veillotes baissent considérablement et se collent, de sorte que les fleurs adhèrent l’une à l’autre et repoussent la pluie ; on ne peut naturellement pas souffrir de perte de têtes en les tournant douce ment pour sécher. On voit que le treffle destiné à porter de la graine n’est pas si aisément endommagé que le foin de trefle. En général 4
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