ACIDE NITRIQUE, NITRATE POTASSIQUE
Acide nitrique .
Anhydre. Hydraté.
Formule . S S -j- H ’ O
Équivalent. . . . 677,02 789,50
§ 6 h. L’acide nitrique anhydre est inconnu; il n’existe qu’en combinaison avec les bases salifiables et avec l’eau. C’est la combinaison qu’il forme avec cette dernière qui est désignée depuis longtemps dans les arts sous le nom d’eau-forte;
Savoir :
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dénomination que des chimistes ont remplacée, dans ces derniers temps, par celle d 'acide azotique .
L’acide nitrique pur est incolore ; étendu d’eau , il ne doit précipiter ni par les sels barytiques ni par les sels argentiques ; chauffé, il ne doit point dégager de vapeur rutilante ; et enfin, évaporé sur une lame de platine, il doit disparaître sans laisser de résidu .
§ 65. L’acide nitrique du commerce peut renfermer :
1° Une quantité plus ou moins grande de vapeur nitreuse , provenant de la décomposition qu’éprouve durant sa préparation uïie portion de l’acide nitrique. Un acide de cette nature est reconnaissable à sa couleur jaune-orangé, et à la propriété qu’il a de décolorer une dissolution de sulfate manganique ou de manganate potassique.
2° Du chloride hydrique provenant des chlorures qui se trouvaient dans le nitrate employé à la préparation de l’acide nitrique. Depuis que , pour la préparation de ce corps , on fait usage de nitrate sodique, il contient souvent de très fortes proportions de chloride hydrique, reconnaissable par le nitrate argentique , lequel y détermine un précipité abondant de chlorure argentique qui , lavé et desséché , fait connaître le poids du chloride hydrique contenu dans l’acide nitrique.
3° Des quantités variables d’acide sulfurique , de sulfate potassique ou sodique de nitrates des mêmes bases qui ont pu être entraînées mécaniquement pendant la distillation. La présence de l’acide sulfurique libre ou combiné se décèle par le chlorure ou le nitrate barytique; puisque ces derniers font naître un précipité blanc de sulfate barytique insoluble dans l’eau et dans l’acide nitrique pur, et qu’au besoin on peut recueillir, laver, dessécher et peser, pour en déduire la quantité d’acide sulfurique.
En faisant évaporer quelques gouttes d’acide nitrique sur une lame de platine , elles y laisseront un résidu dans le cas où l’acide contiendrait des matières salines. Pour connaître la
nature de celles-ci, on fera alors évaporer 30 ou AO gr. d’acide dans une capsule de platine ou de porcelaine, et l’on constatera la nature du résidu obtenu. S’il renferme des sulfates, on les reconnaîtra par les sels barytiques ; si ce sont des nitrates , un mélange de sulfate ferreux et d’acide sulfurique permettra d’en constater la présence. Quant à la nature de la base, si c’est de la potasse, le chlorure platinique y déterminera un précipité jaune ; si c’est de la soude, il n’y aura pas de précipité par ce réactif, mais on en obtiendra un en y versant une dissolution d’antimoniate potassique pur.
§ 66. L’acide nitrique étant susceptible de former plusieurs combinaisons avec l’eau, celui qui est livré par le commerce peut en renfermer des quantités variables qui en changent la valeur et que, par cela même, il est nécessaire de déterminer. Les procédés de dosage qu’on emploie à cette fin sont du genre de ceux dont nous avons déjà parlé en traitant de l’acide sulfurique du commerce, § 13-1 A ; ils consistent à faire servir la densité ou la capacité de saturation d’un sel acide étendu d’eau, pour arriver à la connaissance exacte de la quantité d’acide réel qu’il contient sous un poids ou sous un volume donné.
Voici, d’après M. Thénard, le rapport qui existe entre la densité de divers acides nitriques et la quantité d’acide réel qu’ils renferment.
Densité. Acide scc ou réel pour ioo parties.
Nous donnons enfin, d’après le docteur Ure, un tableau plus étendu, et où se trouvent indiquées les quantités d’acide nitrique
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anhydre et hydraté que renferment les acides nitriques étendus d’eau.