‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 2)Chapitre 7 sur 109 · PH EF A CE · texte numérisé non relu

PH EF A CE

conséquent, à la portée du plus grand nombre des lecteurs. Nous avons donc d’abord exposé les procédés de fixation qui conviennent à chacune des matières colorantes prises individuellement, puis alors seulement abordé la fabrication des genres composés, où plusieurs couleurs interviennent à la fois , et qui n’est jamais que la combinaison de deux ou plusieurs genres élémentaires.

Pour faciliter l’intelligence de nos explications , suivant l’exemple que nous ont donné Laboulay , directeur des Gobelins , et MM. Runge et Girardin, nous les avons toujours appuyées , autant que possible , d’échantillons choisis de manière à représenter et à faire saisir , d’après la méthode de l’illustre professeur du Collège de France , notre ancien maître , les phases les plus importantes des différentes opérations. Nous regrettons de n’avoir pu en réunir une série sur laquelle il n’eût pas été sans intérêt et sans utilité de suivre les diverses applications d’un dessin au point de vue de la décomposition de la gravure et de l’arrivée des couleurs sur l’étoffe ; mais outre les difficultés de nous la procurer , cette augmentation de dépenses eût trop élevé le prix de cet ouvrage tout en retardant sa publication.

Si nous avons donné la composition d’un grand nombre de mordants et de couleurs , ce n’est pas qu’un fabricant expérimenté , qui est fixé sur la nature des eaux qui sont à sa portée , et qui est sûr d’ailleurs de ses moyens de séchage , de bousage, etc. , ait besoin de connaître tous les mordants d’alumine et de fer que nous avons mentionnés , ou qu’il ne puisse facilement , à l’aide du travail de M. I). Kœchlin , composer tous ceux dont il aurait besoin ; mais comme une grande partie de nos lecteurs pourraient ne pas savoir faire par eux-mêmes l’application des principes que nous avons développés , nous avons dû réunir un assez grand nombre de ces préparations pour qu’ils y puissent toujours trouver celles qui leur conviennent.

PRÉFACE

A la suite de la fabrication des genres simples et composés , nous avons consacré à celle des genres conversion deux chapitres , où nous examinons quels sont les moyens dont le fabricant dispose pour métamorphoser les traits d’un dessin de telle nuance en telle autre. C’est un genre d’impression qui ne fait pour ainsi dire que de naître et auquel les jeunes chimistes ne manqueront pas de faire faire de rapides progrès.

En terminant, dans l’intérêt du fabricant, du marchand , du consommateur et du légiste , nous avons fait connaître les méthodes à l’aide desquelles on parvient à constater la nature des couleurs déposées sur une étoffe. Le premier est tous les jours appelé à se rendre compte de la nature de ces couleurs , soit pour comprendre la fabrication d’un échantillon , soit pour arriver à l’imitation d’une nuancé par la connaissance de sa constitution intime ; le second doit désirer de ne vendre que des étoffes dont il puisse garantir la solidité des teintes ; le troisième, de ne pas être victime de sa bonne foi, de n’acheter jamais qu’à bon escient; le dernier, enfin, de pouvoir toujours se prononcer dans des cas médico-légaux sur la nature de certaines taches.

Arrivé au terme de ce long ouvrage , nous aurions aimé à le compléter en traçant dans cette préface l’historique de l’impression des tissus. Il n’y a pas longtemps , nous espérions encore pouvoir signaler les divers lieux où elle a pris naissance , donner les noms de ceux qui l’ont introduite dans les diverses contrées de l’Europe, ou qui, comme fabricants, dessinateurs, graveurs, mécaniciens ou coloristes, ont contribué à l’amener au point de perfection où elle est parvenue de nos jours. J1 nous aurait été doux , c’eut été un ample dédommagement de toutes nos veilles , de rendre justice à chacun en enregistrant les découvertes des fabricants de tous

PREFACE

les pays, comme la Société industrielle de Mulhouse a consigné dans sa Statistique celles qui ont été réalisées en Alsace , et les noms de leurs auteurs ; no's matériaux étaient prêts, lorsque des renseignements contradictoires, émanés de sources également respectables , sont venus jeter des doutes dans notre esprit. Qüand il s’agit d’intérêts personnels et de noms propres , on ne saurait apporter trop de réserve à 1 ’ appréciation de documents destinés à constater des droits. 11 nous a donc paru sage de différer cette publication et de faire un appel à tous ceux qui , animés du désir de rendre hommage à la vérité , voudront bien nous aider de leurs lumières dans cet ouvrage d’impartialité.

Nous ne nous dissimulons pas les difficultés d’une telle tâche. Auteur d’une découverte que son intérêt lui commande tout d’abord de dissimuler , un fabricant n’en réclame d’ordinaire l’honneur qu’au moment où les heureux efforts d’un concurrent vont lui en disputer les avantages. C’est alors que les avis se partagent, et trop souvent l’opinion publique se déclare contre celui en faveur duquel elle devrait se prononcer. Nous ne connaissons qu’un moyen sûr et incontestable d’établir la priorité d’une découverte dans l’impression , c’est d’extraire , des livres dormants des divers établissements, les échantillons de même espèce , d’en comparer les dates , les degrés de perfectionnement , et de les contrôler l’un par l’autre. Quant aux noms plus ou moins arbitraires dont on se sert pour qualifier les différents genres , ils ne sauraient offrir un moyen sûr de déterminer la date de leur création. L’auteur, en effet , qui a rattaché la découverte des fonds verts , impression blanc enlevage, à l’époque du siège d'Anvers, parce . que les étoffes de ce genre, fabriquées à cette époque, portaient le nom du général Chassé , s’est mépris doublement : -il a donné à penser que cette invention aurait été faite en

PRÉFACE

France ou en Belgique, en 1832, tandis qu’elle nous vient d’Angleterre et remonte à 1827. En partant de ce principe, le genre Robin des bois (fond rouge avec impression noir) , qui a eu tant de succès, aurait pris naissance en 182/f et 1825 , et cependant il était exécuté plus de douze ans auparavant sous une autre dénomination. Mais, pour procéder ainsi , le concours de tous les fabricants nous est indispensable , et pour les mettre à même de répondre à notre appel , nous croyons devoir* donner ici un léger aperçu du cadre que nous nous sommes tracé et que nous nous empresserons de remplir ou de modifier, d’après les renseignements authentiques qui nous parviendront.

L’industrie de la toile peinte nous vient de l’Orient , où elle s’exerce depuis des siècles sans avoir fait aucun progrès, puisque les procédés quelle emploie sont encore ceux qu’a décrits Pline l’ancien , ainsi que le constate , outre plusieurs publications plus ou moins anciennes , une notice intéressante et détaillée sur les impressions exécutées par les Malais, que nous tenons de l’obligeance d’un naturaliste qui a longtemps séjourné dans l’Inde, M. Diard.

Les Portugais , qui découvrirent les Jndes, n’en firent connaître à l’Europe que les produits ; il était réservé à un peuple plus industrieux , les Hollandais , d’y importer les procédés de leur fabrication. Cette industrie n’eut d’abord qu’une fort mince importance. L’intérêt de ces nouveaux conquérants et les caprices de la mode ne pouvaient que retarder encore longtemps l’essor d’un art où tout était à créer , lorsque la nécessité , cette mère de toutes les industries , vint changer l’état des choses. A l’époque des troubles religieux dont la France a été le théâtre , forcée de fuir sa patrie et de se créer à l’étranger Me nouveaux moyens d’existence , une population active autant qu’in-

xvr

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telligente, en fécondant par un travail opiniâtre les germes d’industries jusqu’alors trop négligées, ouvrit, pour ellemême et pour ceux qui l’avaient accueillie , de nouvelles sources de richesses et de prospérité. Les premiers qui quittèrent la France se rendirent en Hollande ; là , étroitement liés par les liens de l’infortune, s’entraidant les uns les autres , ils s’appliquèrent avec succès à la toile peinte, et paraissent l’avoir exportée de ce pays dans les deux contrées où elle avait déjà pris un certain développement au commencement du xvnie siècle. Selon M. Thompson, en effet, c’est un réfugié français qui établit la première fabrique à Richmond, sur. la Tamise , en 1690, et, d’autre part , il est incontestable que ce fut aussi un réfugié français qui introduisit cette industrie en Suisse , à la fin du xviic siècle. Cet émigré , qui portait le nom de Jacques Deluze , était natif de la Saintonge ; il se rendit dans le canton de Neuchâtel en 16b9 , et, grâce à une persévérance soutenue , à une activité rare , triomphant des difficultés qui l’entouraient, il se vit en quelques années obligé, par les développements successifs de son industrie, à changer trois fois de localités. En 1750 , son fils était à la tête d’un des établissements les plus considérables du continent. Le grand nombre d’ouvriers qu’il employait , la fortune immense qu’il acquit tout en faisant régner l’abondance autour de lui , appelèrent l’attention et créèrent bientôt à la fabrique du Bied plusieurs concurrents. De ces nouveaux fabricants, les uns s’établirent à peu de distance, d’autres passèrent en Allemagne , en Portugal , en France même , et y réalisèrent en peu d’années d’énormes bénéfices. Oberkampf lui-même reconnaissait avoir appris à Neuchâtel tout ce qu’il savait de la toile peinte , et la statistique de la Société industrielle de Mulhouse nous apprend que les fabricants d’indiennes , en Alsace , ne fi-

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relit de véritables progrès qu’à partir du moment où ils s’entourèrent d’imprimeurs et de graveurs de Neuchâtel et de Genève ( 1746).

Il règne plus d’incertitude sur l’époque à laquelle cette industrie prit pied en Allemagne. D’après Donnendorf ( Histoire des découvertes . Leipsig, 1817 , t. II , p. 232 ), en 1523 , on imitait déjà, à Augsbourg, sur futaine, les produits de l'Inde ; mais il' est probable que ce n’étaient que des peintures à l’huile , puisque , de l’aveu du même auteur, ce n’est qu’en 1698 que fut accordé à Neuhofer le privilège de teindre en garance les tissus imprimés. Enfin, comme Jean Henry , baron de Schüle, qui passe généralement pour le créateur de cette industrie en Allemagne , n’obtint qu’en 1750 l’autorisation d’établir une manufacture d’indiennes à Augsbourg , on est forcé d’en conclure que cette industrie était loin d’avoir reçu alors , au-delà du Rhin, le développement auquel elle était arrivée, avant cette époque, dans les maisons Deluze, Dupasquier et Pourtalès à Neuchâtel.

L’art d’imprimer les tissus se perfectionna peu à peu dans le courant du xvm* siècle.

A. la gravure sur bois , qui remplaça insensiblement le pinceau , vint bientôt s’associer la gravure en taille-douce, et la découverte de quelques nouvelles couleurs d’enluminage permit au fabricant de multiplier et de varier les effets de ses dessins. Vers la fin du même siècle , un homme d’un véritable génie et d’une incroyable activité, Pourtalès, petit-fils d’un Français réfugié et allié de Deluze, donna une puissante impulsion à cette induslrie, en en répandant les produits sur tous les points accessibles au commerce. On travaillait pour lui en Angleterre , en Suisse, en France, en Allemagne. L’élan était donné. Bientôt J.-M. Haussmann d’un côté et un Anglais d’un r. b

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autre, trouvèrent dans l’action des acides sur les oxides ou mordants les moyens de réaliser des dessins blancs sur fonds diversement colorés; puis vint l’admirable invention des machines à imprimer d’une manière continue, que l’on doit à l’Angleterre , d’où elles ne tardent pas à passer en France , en Suisse et enfin dans tous les pays industriels, malgré les peines sévères auxquelles s’exposaient ceux qui en exportaient les plans à l’étranger.

A ce sujet, on ne lira pas sans intérêt l’extrait ci-après d’une lettre (I) que M. Dollfus-Gontard adressa, il y a quelques années , à M. Huguenin-Gornetz , de Mulhouse ; on y verra d’ailleurs les services qu’un modeste ouvrier,

(f ) « C’est M. Oberkampf, de Jouv, qui a exploité le premier, en France-, l'impression au rouleau, dont il dut toutes les machines à un mécanicien anglais (M.Handrès), qui resta quinze ou dix-huit années attaché à son établissement. Je crois être certain que c’est en 1800 que parurent les premiers produits de cette impression. En 1801 , 2, 3, 4, 5 et 6, l'exploitation en fut immense, quoiqu'elle se bornât à l’article mignonnettesq un rouleau dessin petit œuf, à fond tout simple, a imprimé à lui seul plus de 25,000 pièces. Telles étaient la vogue et la réputation de la maison de Jouy sous ce rapport , que les principales maisons du midi, qui se trouvaient alors à Montpellier, mais qui depuis ont cessé d'exister, contractèrent avec elle plusieurs marchés de 5,000 à 8,000 pièces. Ces maisons faisaient imprimer des mâsséé dè guinêèê salem-purés et d’autres toiles ordinaires de l'Inde , dont elles payèrent la façon durant six ans à i fr. 60 c. les 1,200 millimètres. Ce prix était d'autant plus exorbitant qu'il ne s’agissait que d’une seule couleur, et que les deux tiers des pièces s’imprimaient en gros violet, l’autre tiers seulement en bleu faïencé et rouge : aussi la fortune colossale de cette maison datet-elle en grande partie de cette époque. Nous devons ajouter à l'honneur de la mémoire de M. Oberkampf qu'il en fit part à tous ses aides , particulièrement à M. James Pétineau , son beau-frère , et à ses six neveux , MM. Vidmer, qu’il éleva chez lui, et dont il soigna l’éducation. Entre autres particularités, je liens du beau-frère et neveu de M. Oberkampf, M. Vidmer l’aîné, qui à cette époque dirigeait la fabrique, qu’il imprima dans une seule année 6i,000 pièces au rouleau à une couleur : aussi ai-je eu connaissance d'inventaires de 800,000 francs de bénéfice, quoi-

PRÉFACE

homme de génie, M. Lefèvre, a rendus sous ce rapport à l’industrie française, à une époque où toutes relations avec l’Angleterre étaient interdites. Nous n’entreprendrons pas d’examiner ici en détail l’influence de cette dernière découverte sur toutes les branches d’industrie qui se lient à l’impression des tissus ; on comprend, du reste, qu’elle a dû provoquer tout d’abord l’établissement de nouvelles filatures, de nouveaux tissages, de nouvelles blanchisseries, de nouvelles fabriques de produits nécessaires à l’impression de la toile peinte , réagir sur la gravure en faisant de cet art une véritable industrie , et sur les procédés jusqu’alors connus du blanchiment et de l’avivage des

que pourtant les frais fussent considérables dans cette maison, où tout ce qui regardait la fabrication se traitait en grand.

» Il est à remarquer que les progrès de la gravure furent très lents , à raison même de sa grande vogue, qui dispensait le fabricant d'en varier le développement; j’ai vu des dessins dont les rouleaux gravés à la main avaient demandé six , huit , dix mois et plus.

» Un si immense succès devait naturellement réveiller l’attention de toutes les autres fabriques , mais particulièrement de celles du voisinage. Un sieur Ebingre, fabricant d’indienne, établi à .Saint-Denis , ancien employé de la manufacture de M. Oberkampf , se mit en rapport avec un serrurier mécanicien nommé Lefèvre , qui jusqu’alors n’avait* confectionné que des lits de fer et fourni quelques cylindres aux fabriques des environs de Paris , et ne tarda pas à susciter une concurrence à Jouy. Ce Lefèvre, aidé des renseignements qu’Ebingre lui procura* par les anciens amis et les rapports qu’il avait conservés dans l’important établissement dont il était sorti, et stimulé d'ailleurs par son génie, seconda avec une ardeur peu commune les vues de son associé, qu’il mit de 1802 à 1 803 à même d’imprimer au rouleau, mais qui, ne pouvant s’entendre avec lui, ne produisit jamais rien de bon; son établissement, continué quelque temps par son fils, est tombé depuis bien des années. Quant à Lefèvre , qui était parvenu non seulement à construire les machines à imprimer, mais encore, ce qui était plus difficile , à graver les rouleaux, son entrée dans la carrière date de cette époque. Malheureusement, aveuglé par un aussi grand succès, il crut que son génie ne pouvait rencontrer d’obstacles, et il succomba au premier

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couleurs garancées, dont il devint indispensable cl’ activer la marche pour répondre aux besoins. C’est à la chimie qu’on demanda la solution de ce dernier problème ; mais là ne devait pas se borner son rôle : deux nouvelles découvertes suivirent bientôt, celle des lapis, celle des fonds avec enlevage blanc à la cuve décolorante , et un grand nombre de genres nouveaux parurent durant cette période, qui s’est prolongée jusqu’au moment où les procédés de fixation des couleurs à la vapeur ont pris naissance, et où Perrot , en découvrant la merveilleuse machine qui porte

échec par excès d’amoi^-propre , comme M. Vidmer l’aîné. C’est un fait assurément digne de remarque, que l’introducteur de l'impression au rouleau en France, ainsi que son propagateur, n’aient pu consentira vivre du moment que leur ambition trouva des bornes , ou qu’ils se virent surpassés dans leur industrie.

» Dès la fin de 1 803, Lefèvre avait monté le rouleau de Yesserling , et toute l’industrie sait le parti qu’en a tiré la maison Gros , Davillier et compagnie.

» C’est aussi Lefèvre qui, en 1 801, quinze ou dix-huit mois après l’établissement de ma fabrique, a monté mon rouleau à Bièvre. Lié depuis cette époque avec lui , je l’ai vu peu de jours avant sa triste fin , que rien ne pouvait me faire présager, bien que je me rappelle l’avoir trouvé un 'peu soucieux.

» Peu après avoir monté mon rouleau, Lefèvre en établit un quatrième en I 805, dans la fabrique , fermée depuis plusieurs années, de M. Baron neveu , à Beauvais , et successivement depuis cette époque il travailla pour tant de fabricants de Rouen et' de Suisse , que je ne saurais en citer tous les noms; cependant , si je ne me trompe , la maison Dollfus et compagnie fut la cinquième à laquelle il fournit une machine à imprimer au rouleau avec les cylindres gravés.

» Je crois pouvoir dire qu’après celle de Jouy, c’est ma maison qui a commencé à graver des rouleaux. Dans le principe, et pendant assez longtemps , tous nos poinçons étaient faits à la lime , et nous avons produit d’assez jolis dessins par ce moyen. Si M. Huguenin veut se rappeler notre petite et frêle machine à graver, qui fonctionnait avec- avantage il y plus de trente-quatre ans , il ne mettra pas en doute celle assertion. »

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son nom , a ouvert à l’impression des tissas une carrière nouvelle dont il serait téméraire de vouloir fixer les limites»..

Ici finit la tâche que nous nous sommes imposée. Puisse l’ouvrage que nous présentons au public être accueilli de lui avec quelque intérêt ! Ainsi serions-nous assuré de n’avoir pas tout-à-fait manqué le but que nous nous sommes proposé , celui d’être utile ; ce serait pour nous une douce récompense de toutes les peines qu’il nous a coûtées.

Quoi qu’il en doive être, nous n’avons eu qu’à nous louer du concours qu’ont prêté à ce travail des fabricants aussi distingués par leurs connaissances que par le rang qu’ils occupent dans l’industrie ; nous avons dû à l’obligeance de MM. Kœchlin-Schouc , Huguenin-Ducommun, Witz - Kœnig , J. Fries , J. Schlumberger jeune , B. Haussmann, Pélissier, D. Dollfus-Ausset, E. Schwartz, Eclc Leber de notre Alsace, Yerdan père et fils de Neuchâtel en Suisse, des notes précieuses, à celle de ces mêmes fabricants et de MM. Baumgartner de Middleton, Thompson de Primerose , Graham de la maison Thomas Hoyle de Manchester , Dupasquier de Cortaillocl , Kœchlin Ziegler, Trumpy de Schwa.nden, Gastard de Colmar, Tly Schlumberger, G. Steinbach , N. Hoffer de Mulhouse, Jacob de Saint-Pierre, Depoully de Puteau, Girardin et Grelley de Rouen , la plupart des échantillons dont nous avons eu besoin ; qu’ils veuillent bien recevoir ici l’expression de notre vive et sincère reconnaissance.

Qu’on nous permette aussi d’adresser à notre éditeur , M . Victor Masson, par les soins duquel ce Traité va paraître, nos justes remerciements. Les fautes typographiques qui peuvent s’y être glissées sont le résultat inévitable de notre éloignement du lieu où il a été imprimé , et non du défaut

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(T un zèle qui ne s’est pas démenti un instant; M. Victor Masson n’a d’ailleurs reculé devant aucun sacrifice pour que cet ouvrage répondît à sa destination. On est heureux de rencontrer de nos jours tant de dévouement uni à tant de désintéressement.

Strasbourg , ce 10 avril 1846.

TABLE ALPHABETIQUE.

Abricot (couleur), III, 1 1 6, 393; VOy. Fonds blancs transformés, IV,

Absorbant (déf.). Voy. F»b. en particulier, 111, 3.

Acajou , III, 4o6. — jaunâtre, 4!2 ; brunâtre, !\ i3.

Acétates. Action des — sodique et potassique sur l’hématine, I , 23p.

Jaune vapeur à T — , IV, 42.

Acétate aluminique , 1, 164 ; H, 4%,

1 59. 1 38, 412. Pour réserve sur les fonds cachou, III, i i3. Pour mordançage rouge, 181. Applic.

div., 4S1, 282, 3oa,33i, 333, 348, 349, 385, 4i3, 417, 45t.

Mordant pour couleur vapeur, IV, 25. Mordant pour rougps aux bois, 28, 29, 32. Rouges vapeur garance, -33, 34. Applic. div., t95, 247, 297,384, 433,436,437,446.

— tri-aluminique , II, 456.

— ammoniquc, 111, .261;! V, 481, 4 84.

— baryliquc , I, 1 44*

— — calcique et ses applications en général, I, 1 5o ; 11, 473.

— chromiquc, IV, 493. Employé comme réserve sur le fond bleu de Prusse, blanc réserve, III, 1 66, 2 1 7, 3o2. Pour réserve dans les impressions vapeur, IV, 1 63. Son emploi pour fixer le cachou, 228, 256.

— cuivrique, 1, 2 1 5 Action sur les matières colorantes,!, 378. Son emploi pour l'apprêt pour teindre en bleu, III, 26, 33-36. Pour la p,vpn ration du bain de cachou, 102, 104, io5. Pour fond blanc avec impression rouille, 127. Pour fond blanc , impression sulfide an • limonique, 148. Peur fond vert à iarsénile cuivrique, 102, 243 ,

4o8, 488; IV, 29. Pour btjin des rouges fernambouc; pour orange vapeur sur calicot, 53. Pour puce vapeur sur laine, 97, 261, 264, 290, 295, 336, 338, 353, 354, 383, 386, 389, 393.

Acétate bieuwrique , I, 216: IV, 386, 40 1 .

— ferreux , II, 469 , pour la préparation du bain de cachou, Ilf, io3,

— ferreux , pour fond blanc avec impression rouille , III , 129,2.41.

Pour fond bistre uni au suroxide manganeux, 142, 288, 290, 364, 365, 4°8. Pour olive, IV, 07, et suiv. 389.

— ferrique , I, 79; IV, 395, 49 t.

— d'indigo , II, 98-100.

— manganeux , pour fond blanc-, impression bistre, III, i-45;IV, 269.

— ïlian gaélique, pour la préparation du bain de cachou, III, io4-

— plombique , 3 , 223. Moyens d’en reconnaître la pureté, 22.4. Ses applications en général, I, 226 ; Il , 607, 434? J 76. Pour fond bistre uni, III, 1 4 1 . Pour fond blanc impression au sulfide antirnonique, x5o. Pour fond uni au chromate plombique, i5 7, 1 58 . Pour fond blanc impression jaune et orange de chrome, i59. 160. Pour rouge turc, 2 o o , 209. Pour mordants divers, 216, 217, 23o, 3oî, 3;5, 38o, 392, 438- Pour rouges vapeur garance, IV, 33. Pour couleurs diverses, 21 3, 264, 290, 3 19, 337, 4oo,4,4,43o,43i,4'54,48b

— Iriplombiquc , I, 227; IV, 417.

- Iriplombiquc liquide pour réserve bleu faïence, III, 72. Ses épaississants, I, 292, 3oo.

TABLE A LPUABETIQI E .

Acétate potassique , If, 5o6; III.

23o;IV,48i , 484, 486.

— SOdiquc, U, 5o6;11I,23o, 3o2.Pour rouge fernambouc, IV, 29. Empêche le chlorure stanneux d’attaquer les toiles, IV, 41. Applications diverses, 454, 481,482, 484, 486,487.

Acétate stannèux, III, 38g; IV, 371 .

— zincique pour réserve dans les impressions vapeur, IV, 1 63. 607.

— d’indigo (bleu de Saxe)', 111, 228, 270, 3g3, 3 94, 3g5, 3g6, 428, 427. Pour thé vapeur, IV, 63. Pour bleus vapeur sur laine, I V, 83, 86,

— et pyr olignitc ferreux , I, 178.

Applications, 179.

Acétone, I, 255, 4o3,II, 1 3 ; IV, 206.

Ses applications possibles, il).

Acélo -nitrate ou nitro- acétate de fer, I, 80.

— nitrate ferreux, IV, 276.

— nitrate ferrique, III, 35o.

Acides. Leur action dans l’avivage

des toiles garancées, II, 528.

Acid e a cél ique. Sa for m a t i on, 1, 2 33 . Son extraction, 235. Ses caractères distinctifs, 235. Ses propriétés chimiques, 238. Ses applications et celles de ses composés divisés, 240241. Son action sur les résim s,I, 36o. Pour la préparation du bain dé cachou, III, io5, 106. Pour fond blanc avec impression rouille, 111, 128. Pour applications diverses, 241, 288, 3ig, 487- Son rôle dans le vaporisage, IV, 7. Pour rouges et roses cochenille, IV, 32. Pour noir vapeur, IV, 64*65. Pour gris vapeur, IV, 67. Pour bleu sur laine, IV, 85.

Applic. diy.,11, 4» 1; IV, 190,430.

— arsénieux. Syn, Arsenic blanc, I, 53. Application en général, 54- Voy. Chlorométrie, I, 34-35, 3g.

Annule le bain de garance, II, 5o5.

Pour fond blanc avec impression rouille, 111, 128. Pour l'application de l’oxide chrorriique , III, i32.

Pour fond vert à l’arsénite cuivrique, III, i52. Pour mordants divers, 218, 240, 242, /\5^. Pour fonds, IV, 270, 33 1. Applic. div., 11, 55, 5g.

Acide arsénique, 1, 54- Ses applications, 54 Pour fond bleu imprimés gris de chrome, III, i36.

— benzoïque , II, 5o5.

— borique, II, 5o5 ; IV, 529.

— carbonique , I, 77. Ses applications en général, ib. Rôle qu’il fait jouer à l’air, 4. Son action sur les dissolutions d’indigotine incolore, 457,Ï1,t49. Son influence dans la fixation des mordants à i’aluininale, III, 283. Sur les chlorites, 1, 4*

— carlhamique. Voy. Carthamine,

— catéchïque, I, 56o.

— chlorcux , II, 56.

— hypochloreux . Sa préparation, I, 20. Applications en général, 21. En particulier, II, 56; IV, 523, 55 r.

— chlorique , II, 56.

— hyper chlorique, II, 56.

— chromique , I, 378. Son action sur les matières colorantes, I, 378.

Son action sur l’indigotinecolorée,

I, 446. Employé comme rongeant sur les genres fond bleu avec impression enlevage, III, 46-47- Poulies genres fond bien avec impression demi-blanc enlevage, 52. Des genres dérivant de 1’ — , III, 1 54 • Fond jaune uni au chroma te plombique, i56. Fond orange de chrome impression blanc réserve, 1 58 .

Fond jaune et orange de chrome, impression blanc enlevage, i5g.

Fond orange et chrome impression enlevage jaune, iog. Fond blanc impression jaune de chrome, i5g.

Fond blanc orange 'de chrome, 160. Applications, 161; II, 1 45, 146.

— citrique, 1, 246. Applications,

II, 5o5 ; III, 219, 23r, 247, 35j, 38 1; IV, 256.

— cyano - ferrique. Son déplacement dans la production du bleu de Prusse, IV, 46. Difficulté de son déplacement, 46.

— hydro-ferro-cyanique de Porret pour bleus vapeur, IV, 45.

— hydro- cyano- ferrique. Sa décomposition dans la production

TABLE ALPHABETIQUE.

du bleu de Pi sa«>e, IV,' 47.

• jour le vapori-

Acicle galliqiie , I, 264 . Procédés d’extraction , 2.65. Sa décomposition par la chaleur, 267 ; — par l'airen présence des bases, 269; — par l’acide sulfurique, 270. Son oxidation par des sels ferriques, 271-277. Ses applications en général, 277.

— japonique , I, 060.

* — nitreux. Dans l’acide sulfurique, I, 11. Dérivés de son action sur les corps gras, III, 339.

■ — nitrique, 1, 56. Composition de 1’ — du commerce, 57. Combinaisons qu’il forme avec l’eau , 58.

Tableau de la quantité de l’eau, produit des densités, 59. Applications en général, 5q. Son action sur la laine , 60, 325. Son action sur l’indigotine colorée, I, 446- Son emploi dans l,a gravure à l’eauforte, If, 280. Ses emplois divers, 5o5,528;III, 206, 208, 276,276, 28 r, 307; IV, 190, 322, 33o, 332, 4o5, 430,431,467,468,469,470, 471, 472, 527-537.

— nilro-cuminiqup , I, 565.

— ombellique , I, 566.

Acides organiques , I, 233.

Acide oxalique , 1 , 248. Caractères

distinctifs, 2.5o Application en général, 252 ; en particulier pour le dosage des manganèses, 186. Poulies genres fond bleu avec impression blanc, enlevage, 111, Pour fond rouille impression blanc enlevage, 123, 1 26. Pour fond bistre, blanc enlevage, III, 1 44 • Applications diverses; II, 83, 489, 5o5 ;

III, 220, 221, 227, 228. 229, 3io, 3 17, 343, 353, 378, 385. Son rôle dans le vaporisage, 1 V, 6. Son emploi pour les rouges vapeur sur calicot cochenille , 3a. Pour les rouges vapeur garance, IV. 36.

Pour les jaunes vapeur, \\ . Pour noir vapeur, 6.4* Pour gris vapeur, 66. Pour ponceau vapeur sur laine, 73 à 81. Pour verts vapeur, IV, 55. Pour jaune vapeur sur laine,

IV, 82. Pour dissoudre les bleus, impression vapeur sur laine , IV,

83-84- l>(>ur orange vapeur sur laine, IV, 87. Pour violet vapeur sur laine, 89, 90, 91 . Pour grenat, 94. Pour couleurs diverses , 324 , 375, 387, 391 , 4o r , 4o5, 4^0, 422, 43,, 446, 463,493, 496, 5o3, 007, 538.

Acide par atar trique. F oy. Acide

ique.

— phosphoreux , II. 55, 56.

— phosphorique , I, 48. Ses applications en général, id.-, II, 5o5.

— pyrogallique , I, 277. Ses- applications, 278,

— pyroligneux , I, 234 ; III, 243 ,

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