DES GENRES QUI DERIVENT DE LA FIXATION DU SUROXIDE
PLOMBIQUE .
§ 589. Le suroxide plombique n'a pas encore reçu d'application en teinture ; si nous en parlons , c'est que sa formation et le parti qu'on peut en tirer clans certains cas sont de nature à intéresser le fabricant. Toutes les fois qu'un sel plombique est déposé sur tout ou partie d'un tissu qu'on passe ensuite dans une solution chaude de chlorure de chaux , § 248 , il se produit du suroxide plombique, dont la nuance est à peu près celle du rouille le plus foncé, mais avec un reflet particulier. L'échantillon 82
$£. Fond hlane. impression suroxide plomïrifjue.
est très pâle, parce qu'il a été passé dans une dissolution de chlorure de chaux trop faible et d'une température trop basse; dans de meilleures conditions , on aurait obtenu une teinte infiniment plus intense.
Quel que soit le parti que l'on tire un jour de cette matière
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colorante pour produire des rouilles, le fer sera toujours préféré ; ce n'est donc point sous ce point de vue qu'il faut l'envisager ; mais ce suroxide fixé sur une étoffe de nature ligneuse recouverte d'une couleur organique détruirait facilement celle-ci avec l'intervention d'un acide, en y laissant le plomb, par conséquent l'élément d'un jaune , puisqu'il suffit de passer en chromate pour l'obtenir : or, des altérations de ce genre font concevoir une foule de combinaisons toutes particulières.
GENRES DÉRIVANT DE L APFLICATION DU SULFIDE ANTIMONIQUE.
§ 590. C'est en Angleterre qu'on a utilisé pour la première fois le sulfide antimonique pour l'impression des tissus ; mais jusqu'à présent il n'a été en usage que dans la fabrication des genres impression fond blanc au rouleau. La fixation en est des plus simples. Le sulfo-antimoniate sodique , § 227 , étant épaissi et imprimé sur la toile , on passe celle-ci dans une eau légèrement acidulée d'acide sulfurique ou de chloride hydrique , qui décompose le sulfo-sel et met en liberté le sulfide antimonique , dont la nuance peut varier en raison , tant de la nature de l'acide employé que de la température à laquelle le déplacement du sulfide a lieu.
§ 591. Fond blanc, impressioai sulfde antimonique .
Dans 10 lit. d'eau on fait dissoudre à chaud :
4k,250 sulfo-antimoniate sodique, et l'on épaissit le tout par 7 à 9 kil. gomme arabique.
Cette dissolution opérée, il convient de la tamiser, car les impuretés de la gomme et les parties non dissoutes du sel pourraient causer, à l'impression , des accidents d'autant plus graves que cette couleur ne sert généralement que pour les dessins délicats. Elle se conserve du reste pendant longtemps, et peut être étendue au besoin ; quand elle est imprimée au rouleau , ce qui a lieu ordinairement , la chaleur du séchoir où se rendent les pièces en sortant de la machine à imprimer doit être assez élevée.
GENRES DERIVES DU SULFIDE ANTIMONIQUE. Ift9
Une heure après l'impression , on procède au déplacement du sulfide en montant un bain d'acide sulfurique à 1° AB, tout au plus 2°, qu'on chauffe à 40 ou 45° et dans lequel on fait circuler les pièces de 1 à 3 minutes au plus, pour les mettre ensuite à l'eau courante, d'où elles sortent dans l'état ci-après, éch. 83.