Mordant violet fixé et teint en garance
Cet échantillon est d'une couleur foncée et nourrie , mais sali par le bain .
Avivage. On faisait passer directement les pièces durant quelques minutes dans un bain chauffé à 50°, qui renfermait une très faible quantité de chlorure de chaux, mais qu'on remplaçait avec avantage par une solution de chlorure de soude , qu'on obtenait en ajoutant à une dissolution de chlorure de chaux la quantité de carbonate sodique nécessaire pour en précipiter toute la chaux.
JL 1 6. Violet teint et passé en chlorure de chaux.
C'était à l'opérateur à déterminer la durée de cette opération , qui , poussée trop loin , dégradait le violet , et dans le cas contraire nécessitait des passages au savon non moins préjudiciables. On peut voir par l'échant. 116, qu'en sortant du chlore, le blanc du fond est déjà dépouillé et la nuance plus pure, mais affaiblie.
On serait arrivé plus sûrement au but en imprégnant les pièces d'une solution de chlorure de chaux assez affaiblie pour qu'il fût pour ainsi dire impossible d'en déterminer le titre, et en les abandonnant alors à elles-mêmes pendant quelques heures ; le chlore , par son action , en aurait blanchi peu à peu le fond sans fatiguer la couleur.
Après le traitement par le chlorure , on passait les pièces en savon durant une heure, en commençant l'opération à la température de 30° pour le terminer au point voisin de l'ébullition. On employait h kil. de savon pour 1,000 mètres d'étoffe, et
;elle-ci, après sa dessiccation, se trouvait dans l'état de leïhantillon 117,
11 7, Violet passé en chlore et une fois en savon.
Ce premier bain en savon était suivi d'un autre tout semblable ; mais l'expérience ayant démontré à MM. Verdan qu'on pouvait sans inconvénient passer dans le résidu de ce second bain les pièces qui sortaient du garançage , ce n'était en définitive que h kil. de savon qu'ils dépensaient pour ces deux passages , après lesquels les toiles se présentaient dans l'état de l'échant. 118.
I l§, Violet passé en chlore et deux fois en savon.
Le blanc du fond de cet échantillon est pur , mais le violet n'a point encore la teinte bleutée qu'il doit avoir; pour la lui donner , on passait en chaudière close , en ajoutant à la quantité d'eau nécessaire pour immerger 1,000 mètres de toile, 0k,50 carbonate sodique et lk,50 savon. En faisant bouillir le tout durant deux à trois heures sous une pression de 2 à 3 atmosphères, on amenait les pièces à l'état de l'échant. 110.
il». Violet passé en ehlore et qui a reçu deux passages en savon et un avivage à la chaudière close.
Si la nuance de cet échantillon est un peu fatiguée , c'est que la quantité de garance employée pour la teinture ayant été
1 £<&. Violet de même fabrication , mais avec un mordant
plus fort.
■i iHI I
trop considérable , et la température du bain de garance portée trop loin, on n'a pu obtenir un blanc parfait qu'en faisant agir énergiquement le savon.
Les échant. 35 et 36 , et l'échant. 120, sont le résultat d'une même fabrication. La différence qu'ils présentent, comparée au précédent, provient de ce que la teinture n'ayant pas été poussée aussi loin , on n'a pas eu besoin d'un avivage aussi énergique, toujours fatigant pour la couleur.
Voici un autre procédé qui a beaucoup d'analogie avec celui que nous venons d'exposer. Les pièces , après avoir été imprimées de l'un ou l'autre des mordants qui ont pour base la lessive arsenicale , sont :
4° Bousées à 60 ou 70°;
2° Nettoyées et dégorgées ;
3° Teintes en 2 heures 4/2 ou 3 heures clans un bain d'une température de 30 à 35° durant la première heure ,
35 à 45° durant la deuxième, 45 à 50° durant la troisième;
4° Passées en chlorure de chaux très faible à la tempérât, de 60° ;
5° Rincées et pendues à l'eau courante durant un certain temps:
6° Passées durant 50 à 60 minutes dans un bain de savon formé de 4 70 à 250 gram. par pièce , et dont on corrige l'eau lorsqu'elle est calcaire en y introduisant 125 à 4 50 gram. carbonate sodique ;
7° Exposées sur le pré si le temps le permet ;
8° Passées à 65° dans une dissolution de carbonate sodique faible.
Le procédé suivant diffère des précédents en ce qui a rapport aux avivages.
Lorsqu'un mordant d'une des trois séries , §§ 627, 628, 632, a été imprimé , on laisse les pièces pendant au moins trois jours en repos dans un endroit humide, à la température de 15 à 20', puis on leur donne :
4° Un premier bousage à la cuve carrée, et l'on dégorge durant
4 5 minutes ; 2° Un second bousage a la cuve à teindre , § 539 , et l'on dégorge
durant 4 5 minutes ; 3° Une teinture en garance en une seule fois, excepté dans le