Rose à l'aluminate
On ne doit préparer le mordant à l'aluminate qu'au moment de s'en servir, attendu qu'à la longue il perd de sa force, et abandonne sa base à mesure qu'il attire l'acide carbonique.
L/oxide zincique, que Ton fait entrer dans les mordants , et
qui , sans être indispensable à la formation de la laque rouge ou rose 5 assure une fabrication plus régulière , disparaît complètement par les avivages ; c'est du moins vainement que nous l'avons cherché dans les roses avivés. Quel rôle remplit-il donc outre celui que nous lui avons assigné § 311 ? Nous croyons pouvoir avancer qu'il a encore pour objet de contribuer indirectement à la disparition de la matière brune et de la matière astringente que renferme la garance. Deux faits sont hors de doute : 1° c'est que ces substances se fixent d'autant mieux que la température est plus élevée ; 2° qu'elles ont une très grande énergie , puisque , malgré les précautions , il s'en combine toujours une portion avec le mordant déposé et fixé à l'étoffe : or , si ce mordant est rendu complexe par l'introduction d'un sel zincique ou cuivrique , la base de ces derniers , plus puissante que l'alumine , s'empare de ces matières brunes , et comme elle est moins adhérente au tissu , elle disparaît par l'action des agents employés dans l'avivage en entraînant ces substances qu'on a intérêt à éliminer. Dans les mordants à l'aluminate , cette addition n'est plus indispensable , attendu que la potasse qui reste toujours avec l'alumine , nonobstant toutes les opérations du dégorgeage , remplit ici le rôle de l'oxide zincique, qui est aussi celui de l'alcali que nous avons vu intervenir dans les garançages pour rose et rouge vifs. La seule difficulté que l'on rencontre dans ce cas , c'est de trouver la limite que l'on ne peut dépasser sans que l'oxide potassique en excès dissolve l'alumine , et , en enlevant le mordant, rende la teinture imparfaite ou même impossible.
L'énumération des genres qui rentrent dans la fabrication des rouges et roses serait trop longue , nous nous contenterons d'en signaler quelques uns.
Les roses vifs, dont on trouve le placement dans les provinces germaniques, et dont nous donnons ici un échantillon de la fabrication de la maison Vaucher Dupasquier, de Cortaillod; il a été obtenu en imprimant au rouleau le rouge n° 1, § 640 , et le fond rose tendre.
13£. Rose vif, ou double rose.
Les rouges de Bavière , qu'on réalise par l'impression du mordant rouge n° 5, § 640, en employant l\*,5 de garance par pièce et en suivant du reste la méthode ordinaire.
Les orleanaises, fonds couverts avec dessin rouge et blanc, pour lesquelles on dépense jusqu'à 5 kil. à 5^,50 de garance par pièce.
Les rayures rouges sur fond blanc, pour la teinture desquelles on emploie de lk, 50 à 2 kil. de garance , selon la largeur des tissus et l'intensité de la nuance.
On voit qu'il en est des impressions rouge et rose au rouleau