‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 4)Chapitre 57 sur 92 · Double rose et blanc sans rapport · texte numérisé non relu

Double rose et blanc sans rapport

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tive de deux rouleaux, le premier portant un dessin ramage rouge vif, le second un fond rose sur lequel était réservé par la gravure de petits croissants blancs

On a pu encore l'exécuter en imprimant d'abord le rouge foncé et , après un certain temps de repos , le fond rose avec blanc réservé par la gravure, ou encore en imprimant d'abord le rouge , puis le blanc réserve à l'arséniate n° 7 , § 618 , ou au ( itrate , et par dessus le fond rose , et dans ce cas on aurait employé trois rouleaux dont l'un gravure mille-points.

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On peut aussi avoir imprimé le fond rose avec blanc réservé par la gravure , et par dessus après avoir dégommé , le rouleau ramage rouge , ou bien , après avoir matté la toile en mordant fond rose clair, dégommé à l'eau , puis imprimé un blanc enlevage au jus de citron n° 5, § 621, dégommé en craie, et, cette opération achevée , imprimé par dessus le rouleau ramage rouge.

Dans l'échant 435 le rapport est obligé, puisque le blanc ver-

1 3«». Double rose et blanc rapporté.

micelleclufond se trouve encadré dans le petit ramage rouge vif ; mais l'impression a-t-elle été faite avec deux ou trois cylindres ? Si c'est avec deux , le premier cylindre aurait imprimé le rouge vif ; le second , le fond rose , dans lequel se trouve le dessin vermicelle blanc ; mais le rouge et le rose auraient été ainsi imprimés en même temps , et il n'aurait pas été satisfait à l'obligation qu'a sanctionnée la pratique, d'abandonner toujours la couleur la plus foncée au repos avant d'imprimer la plus claire; à moins d'avoir pris quelques précautions particulières , on a donc obtenu cet échantillon en imprimant à la machine à deux couleurs, d'abord le rouleau rouge vif, puis le rouleau blanc réserve sous rose à l'arsémate ou au citrate potassique , ou encore un blanc réserve mécanique, et, quand le rouge a été suffisamment reposé , en recouvrant uniformément la toile au rou-

leau d'un fond uni rose. Cette marche présente cet avantage , que le blanc étant abrité par une réserve , on peut bouser à une basse température , se contenter même de ne dégorger qu'à l'eau, et retirer ainsi de la garance des teintes qui sont toujours plus vives et plus éclatantes , surtout le rose faible. C'est un point qu'on ne doit pas négliger dans cette fabrication , car un mordant faible se teint toujours fort mal et donne de très mauvaises couleurs quand on ne le dépose pas sur le tissu dans cet état résinoïde, p. 272 , auquel on n'arrive qu'en imprimant une couleur acidulée par l'acide acétique , qui se fixe par le simple repos , sans le concours de la chaleur.

Du reste , après l'impression , on a dû dégorger , garancer , aviver, etc., par les procédés que nous avons fait connaître.

§ 6il. Fond blanc, impressions/Cl au rouleau. Il s'en

faut de beaucoup que les impressions puce soient aussi répandues que les rouges et les violettes ; ce n'est que dans des genres pour modes, sur des tissus de fantaisie , que l'on emploie seulement cette couleur, pour laquelle il y a deux choses à observer :

1° La composition du mordant, qui, de nature complexe, doit être telle que l'alumine et l'oxide ferrique s'y trouvent dans le rapport voulu pour la nuance cherchée et puissent toujours se fixer uniformément à l'étoffe : autrement le rouge ou le violet , en prédominant, altérerait la nuance puce.

Ainsi; supposons qu'on mélange 2 litres de mordant rouge A al litre acétate ferreux à 12° ÂB , la teinte qu'on obtiendra en passant dans un bain de garance sera complètement différente de celle que donnerait en remplacement de l'acétate ferreux un volume égal de sulfate ferreux du même degré, ou un mélange de sulfate et d'acétate de même base, et réciproquement on ne pourrait pas davantage remplacer un mélange de sulfate et d'acétate ferreux d'un degré déterminé , par un volume correspondant d'acétate ferreux du même degré, puisque ces composés ne se fixent pas aux mêmes conditions à l'étoffe .

Si l'on se reporte à ce que nous avons dit à l'occasion de la

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fixation des mordants, § 532, et à ce que nous dirons plus tard des couleurs conversion , on comprendra suffisamment la valeur de ces propositions.

2° Le mode oVavivage , car on doit blanchir le fond du tissu en même temps qu'en aviver la couleur complexe, dont un des éléments , le violet, n'offre pas le même degré de résistance aux acides que le rouge auquel il est associé.

Nous n'entrons du reste dans aucun autre détail sur cette fabrication, qui rentre dans celle du paragraphe suivant. L'échantillon 136 donnera l'idée de l'espèce de nuance qu'on peut obtenir.

13 G. Fond blanc, impression puce.

Les mordants puce que l'on emploie sont ordinairement composés comme suit.

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