‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 4)Chapitre 58 sur 92 · PUCES A LA PLANCHE · texte numérisé non relu

PUCES A LA PLANCHE

Puce N° 1 .

À 10 litres mordant rouge C on ajoute : 5 lit. acétate ferreux à \ 5° AB,

4 lit. d'eau dans laquelle on a préalablement fait dissoudre 0k,500 acétate cuivrique ; épaissir le tout avec 21 kil. amidon.

Puce N°2.

A 10 litres mordant rouge C ajoutez :

2,500 acétate ferreux à 15° .4B, 7 lit. d'eau dans laquelle on a préalablement fait dissoudre :

0,640 acétate cuivrique ; épaissir avec 2k,560 amidon.

Puce'N0?».

A 10 litres mordant rouge C ajoutez :

l',86 acétate ferreux à 15°.

3', 75 d'eau dans laquelle on a préalablement fait dissoudre

0k,40 acétate cuivrique; épaissir avec

'lk,280 amidon.

Puce N° h .

A 10 litres mordant rouge B on ajoute :

\ ,66 pyrolignite ferreux brut à I 4°, 1 ,66 eau, et l'on épaissit avec 2,200 amidon.

Puce N° 5 .

A 3 litres mordant rouge B on ajoute :

3 litres pyrolignite ferreux à 4 4°, 2 lit. eau , et l'on épaissit avec 1k,350 amidon.

Puce pour plaquer.

A 10 litres mordant rouge B on ajoute :

11,247 pyrolignite ferreux à 14°, et l'on épaissit avec 1k,720 amidon,

Ik,050 décoction fernambouc, à un kil. par litre, 1k,050 décoction de graines de Perse, à 3,5, 0k,57l nitrate cuivrique à 57°.

Puces au rouleau.

Puce N° 1.

A 10 litres mordant pa on ajoute :

2\5 pyrolignite ferreux à \ 4°; on épaissit le tout avec 4\60 amidon.

Puce N° 2 .

A 10 litres acétate aluminique à 10° on ajoute : 2 1,5 décoction de bois de Campôche , \ ',25 acétate ferreux à I 5" , et l'on épaissit avec 1 ,750 amidon.

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Puce N° 3.

3/75 violet arsenical, \ ,875 farine oa amidon , 4,12 campêche.

§ 6/J2. Fonds blancs, impression UOIT , TOUge et Violet ( au

rouleau). De même qu'on fait concourir deux ou trois rouges ou deux ou trois violets dans les genres rouges et violets , de même aussi réunit-on des violets et des puces, des puces et des rouges , tantôt en les imprimant à la suite les uns des autres sans observer de rapports , tantôt en les encadrant < tantôt j enfin , en y associant des impressions blanc enlevage sur mordant ou blanc réserve sous le même auxiliaire , pour produire des effets extrêmement intéressants, mais dont l'exécution mécanique est toujours la même que celle des genres double violet noir et double rouge , § 635 , à part la difficulté qu'on rencontre à traiter toutes ces couleurs réunies sur la même étoffe, car, par exemple, il n'est pas facile d'aviver en même temps :

Du rouge et du noir, sans que le second devienne plus ou moins rougeâtre, pendant que le premier acquiert tout l'éclat dont il est susceptible à l'état d'isolement;

Du rouge et du puce, sans que le même inconvénient se présente pour le puce, quoiqu'à un moindre degré, puisque la base aluminique qui y prédomine le rapproche plus de celle du

rouge .

Quoique le traitement qu'exigent les puces, les violets et les rouges réunis , soit à peu près celui des violets et des rouges isolés, il y a cependant quelques particularités à faire connaître. D'abord, durant l'impression , il est indispensable de prévenir l'immixtion du mordant noir au mordant rouge. Si le noir est déposé en premier lieu sur l'étoffe , comme c'est l'ordinaire , il faut que l'impression en soit faite de telle sorte qu'il ne puisse se rappliquer au cylindre : autrement , en s 'introduisant dans le rouge , il en ternirait la nuance. Quelquefois on

mélange au rouge une certaine quantité de chlorure stanneux, qui s'oppose à la fixation du noir , mais le mordant d'alumine ainsi chargé d'étain donne toujours des nuances qui virent à l'orangé. C'est parce qu'on n'a aucun moyen sûr de prévenir ces inconvénients qu'on imprime autant que possible des dessins en colonnes, afin d'empêcher la couleur la plus foncée de se transporter dans la gravure du rouleau avec lequel on imprime la couleur claire.

L'exposition à la suite de l'impression doit être assez prolongée pour que le noir ait le temps de s'oxider convenablement. Toutefois cette précaution n'est pas indispensable quand on imprime du sulfate ferrique et que l'on bouse à l'arséniate , parce qu'alors tout l'oxide devenant immédiatement adhérent au tissu, il suffit que l'exposition satisfasse à la fixation du mordant rouge, qu'on sature le plus possible pour en faciliter et en activer la combinaison avec l'étoffe.

Bousage. Le bousage de ces impressions se fait en deux fois : la première dans la cuve à roulettes, à la température de 65° ; la seconde dans la cuve en rond, à la température de 35 à 40 \ Quand le noir n'est pas suffisamment fixé , il décharge soit dans le bousage, soit dans les opérations subséquentes du dégorgeage , et, se portant sur les parties rouges du tissu , les ternit. Pour éviter des accidents de ce genre, on emploie des rouges et des roses fortement saturés , dont la fixation à l'étoffe résulte , dans ce cas, pour ainsi dire , du seul fait de leur application. Déplus, en y incorporant une certaine quantité d'huile, on les rend peu perméables aux liquides ; et ainsi, comme ils sont les derniers à s'imbiber lorsqu'on passe en bouse, le noir a eu le temps de se fixer et de se dégorger. Si le second bousage et le dégorgeage sont faits avec exactitude , le succès de l'opération ne saurait être douteux.

Des fabricants introduisent quelque peu de chromate potassique dans le bain de bouse , pour oxider le fer et le campêche du noir et rendre ainsi cette couleur insoluble et adhérente à

l'étoffe dès son entrée dans le bain de bouse , mais alors les parties blanches deviennent plus difficiles à purifier.

La teinture de ce genre s'effectue en une ou deux fois, selon la profondeur et la richesse de la gravure , et partant la quantité de garance qu'elle exige. Cette quantité doit toujours être à dessins égaux , intermédiaire entre celles que l'on emploie pour les violets et pour les rouges : seulement , on ajoute un peu moins d'alcali au bain de garance que pour les rouges. Quand le dessin comporte une impression noire, le garançage doit se faire à une température plus élevée ; si on l'effectue en une seule fois , le bain doit monter ,

Durant la première heure, de 27 à 60°, Durant la deuxième , de 60 à 76°, Durant la troisième, de 76 à 92°.

Quand il n'y a que des lilas et des rouges , on se contente de l'élever progressivement , durant les trois heures , de 27° à 60 ou 62°.

Les procédés d'avivage sont à peu près ceux dont on se sert pour les violets ; ils se composent :

1° D'un passage dans un bain de chlorure de chaux saturé de carbonate sodique formé de la quantité d'eau nécessaire au remplissage de la cuve, fig. 1A1-1A3, avec lk,50 carbonate sodique et 6 lit. chlorure de chaux à 8MB. On doit opérer à l'ébullition. Les proportions que nous venons de donner peuvent être réduites selon la nature du dessin et la température à laquelle le garançage s'est effectué ; il vaut toujours mieux prolonger l'opération , qui , en moyenne , ne doit durer que dix à quinze minutes , que de faire agir sur les nuances une liqueur

trop forte qui les dégraderait.

A ce premier passage en chlorure de chaux succèdent deux

autres passages en savon, semblables à ceux que l'on donne aux

impressions roses ,

Le premier à la température de 56°,

Le second à la température de 65°.

On procède ensuite à ravivage dans un bain de savon d'étain

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acide, qui se compose de la solution de 1 kil. savon, dans laquelle on verse peu à peu de 500 à 1500 gr. composition d'étain, suivant la quantité du rouge qui se trouve au nombre des couleurs qu'il s'agit d'aviver. On y fait entrer les pièces à froid , et au bout de quelques minutes on en élève progressivement la température jusqu'à 60° dans l'espace de quarante à quarante-cinq minutes ; mais communément l'opération se termine bien auparavant : c'est à l'ouvrier de suivre les effets de l'acide sur les couleurs. Comme on a particulièrement en vue de modifier le rouge et le rose , il faut , autant que possible, prolonger assez l'avivage pour que le rouge vire à l'orangé. Quand le noir est un peu fatigué, on doit, ainsi que nous l'avons déjà dit, le remonter en ajoutant un peu de sumac au dernier bain de savon.

On donne aussi cet avivage avec beaucoup de succès en employant l'acide sulfurique ; le rouge prend une teinte plus violacée et produit plus d'effet à côté du noir; mais il faut alors apporter encore plus d'attention aux couleurs noir, violet et puce.

Après l'avivage on passe les pièces à l'eau courante durant vingt-cinq à trente minutes , et on les expose aux roues à laver, § M6, durant quinze à quarante-cinq , selon la nature du dessin ; on les soumet ensuite .à deux passages successifs dans un bain de savon formé de lk,50 savon pour 10 pièces, et chauffés

Le premier à 80° ,

Le second à l'ébullition.

Enfin , quand le fond n'est pas tout-à-fait blanc et qu'on ne peut pas exposer sur le pré, on termine par un passage en chlorure de soude faible à l'ébullition.

Lorsqu'il s'agit seulement de violet et de rouge, on peut réduire le nombre des opérations , et faire subir aux pièces , iorsqu'elles sortent du garançage. qu'on doit terminer alors à 60° :

4° Un passage en chlorure de chaux faible à la température

de 37°,

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2° Un passage en savon, à raison de 1k,50 savon par 600 mètres

de toile à la température de 75°, 3° Un avivage dans un bain composé , pour la môme quantité d'étoffe, de

64 gr. chlorure stanneux , 128 gr. carbonate sodique cristallisé , 4k,500 savon.

En été, lepassage en savon et V avivage suffisent, parce qu'on peut exposer sur le pré pour purifier le blanc. Ce dernier procédé se rapproche , comme on le voit , de celui qu'on emploie pour le rouge turc.

On avive de cette manière des étoffes qui ont reçu l'impression de deux ou trois rouleaux, en rouge et violet, puce et violet, puce, violet et rouge, etc. ; mais il faut que le blanc de l'étoffe se soit peu chargé à la teinture , et, par conséquent, que les mordants aient été fixés à l'arséniate calcico-potassique.

C'est en suivant le premier de ces modes d'avivages qu'on a obtenu le violet et le puce de l'échant. 437.

'139. Violet et puce garances et avivés.

Cette fabrication est d'un fréquent usage et constitue des genres spéciaux dont le nom varie avec les formes des dessins et les dispositions des couleurs , mais dans lesquels on retrouve

toujours

HWP

Ou du violet avec du puce et du rouge , Ou du rouge avec du violet , Ou du rouge avec du noir.

Enfin un assemblage binaire, ternaire ou quaternaire de ces

nuances devient l'élément de genres composés. (Voyez Genre

soubasseinent .) L'échant. 138, imprimé sur piqué, en est un

1 «58. Piqué fond blanc . impression violet et ronge garances.

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