‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 4)Chapitre 67 sur 92 · Fond cochenille avec blanc réservé par la gravure · texte numérisé non relu

Fond cochenille avec blanc réservé par la gravure

effet ; le mordant dont on s'est servi e^t à base d' alumine de fer (mordant cannelle de la garance).

§ 652. Fond uni, impression blanc enlevage sur mordant. Ce genre [bengaline], créé en 1805 par les Anglais , qui l'exécutaient à la planche plate , fut reproduit , en 1812, au rouleau, par la maison de Wesserling. La fabrication en est encore la même que celle des genres garances correspondants , c'est-à-

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GENRES DÉRIVÉS DE La COCHENILLE. 333

dire qu'on plaque l'étoffe au foulard ou qu'on l'imprime au rouleau mille-points , pour avoir une surface uniformément recouverte de mordant, qui peut être un mordant d'alumine, ou un mélange d'alumine et de fer, mais rarement de cette dernière base seule, attendu qu'on réalise plus économiquement les mêmes nuances par l'intervention d'autres substances tinctoriales. On a obtenu réchant. 154 en foulardant l'étoffe dans le

154* Fond cochenille (mordant de fer et d'alumine), impression blanc enlevage sur mordant.

mordantpuce A, § 617, sur lequel on a imprimé l'enlevagen0 2, § 621. Après l'impression de l'enlevage , lorsque l'acide a eu produit son effet, on a passé en eau de craie, puis à l'eau courante, et finalement rincé, dégorgé et teint en cochenille. La teinture achevée , on a lavé , dégorgé et passé dans un bain de son pour purifier le blanc. La même fabrication s'exécute pour mouchoirs ou foulards sur soie et sur coton.

MM. Haussmann ont particulièrement exploité ce genre sur divers tissus, et notamment sur mouchoirs fond amarante. Ils mattaient les pièces dans un mordant composé de

4 vol. acétate aluminique à \ z° AB , 6 vol eau.

Après les avoir desséchées à la chambre chaude, on y imprimait le blanc enleva gen° 6 , § 621, on les passait au large dans

un bain de craie, et on les dirigeait ensuite à l'eau courante, où on les laissait exposées durant un certain temps , puis oit te rinçait et on les nettoyait aux roues à laver.

On employait pour la teinture de chaque pièce, selon sa largeur et sa longueur, au minimum 660 gr., au maximum l1 ,390 gr. de cochenille, et l'on opérait en deux fois sur kr.môi-

tié de ces quantités :

La première en 1 h. 1/2, à une température qui s'élevait de

'24à40o; La second? en 1 h. 1/2 à 1 h. 3/4, à une température qui

s'élevait de 40° à l'ébullition , terme auquel on sortait les

pièces pour les rincer et les nettoyer.

§ 653. Fond blanc , impression muge , noir et lilas cochenille. L'exécution de cette fabrication , en ce qui touche l'impression des mordants , est absolument identique avec celle des garances correspondants ; elle ne constitue un genre spécial que sur certaines étoffes de fantaisie, qui ne supportent que difficilement tous les traitements auxquels on soumet les tissus teints en garance.

Nous avons vu , § 534 , qu'il était d'usage de ne pas passer en bouse les mordants qui doivent être teints en cochenille. Pour éviter que ces mordants ne se répandent sur le blanc du tissu et ne l'altèrent, on y introduit une certaine quantité de corps gras qui les rend moins perméables à l'eau : ainsi

10 litres mordant rouge B colorés par

0,,132 décoction de cochenille , à 2° AB , sont épaissis par 1k,1 50 à 1k900 amidon ; on y ajoute, en retirant du feu : 0k,160 chlorure zincique à 56° AB, 160 à 180 gr. huile tournante.

On peut préparer encore ce mordant en remplaçant l'huile tournante par une égale quantité d'essence de térébenthine.

Cette préparation , imprimée et teinte en cochenille , 'donne des rouges et des roses , et des violets quand on ajoute au bain de teinture une certaine quantité de campêche.

Du reste , la cochenille admettant les mêmes mordants que

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