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On fixe ce mordant à l'eau de craie et l'on teint à 80°, lorsqu'il s'agit de dessins légers, avec (genre soubassement) :
80 à 90 gr. de cochenille , 120 gr. sumac.
§ 708. Le gris de grenade ou gris argentin, ce gris qui a eu une grande vogue durant un certain temps, peut être réalisé de deux manières : à la trempe, ou par teinture.
Dans le premier cas , on introduit dans un baquet surmonté d un tourniquet, § 562, fig. 149 , et de la contenance de 70 à80 lit., avec la quantité d'eau suffisante pour y manœuvrer le tissu, 14 à 15 lit. décoction d'écorce de grenade ; on plaque les pièces trois par trois dans ce bain , en leur donnant quatre ou cinq tours; on les retire pour les plonger et les manœuvrer également dans un autre baquet rempli d'eau tenant en dissolution 2 kil. sulfate ferreux , et il y a production d une belle nuance due à la réaction du fer sur la partie astringente de la décoction. On rince alors, mais sans dégorger mécaniquement.
Dans le second cas , lorsqu'on veut produire le gris par teinture , on sature l'étoffe d'un mordant, composé de :
60 lit. eau,
60 lit. eau d'amidon grillé, 2l,5 pyrolignite ferreux à 4 4° JB.
Le mordant desséché, on fixe à l'eau bouillante dans la cuve carrée , on procède à la teinture , à la température de 37° et durant 1 heure , dans le produit d'une décoction d'écorce de grenade additionnée de colle , à raison de 1 kil. d'écorce pour 100 mètres de toile à teindre en fond uni.
8 709. Gris au fustet et au sumac. Pour obtenir ce gris , on foularde les pièces dans un mordant composé de . % lit. pyrolignite ferreux à \ 4° AB , \ 6 lit. eau ,
16 lit. eau d'amidon grillé.
Lorsqu'on juge que le mordant est suffisamment combiné à l'étoffe, on le fixe à l'eau bouillante dans la chaudière carrée, et l'on teint de la manière suivante :
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On introduit dans une chaudière pleine d'eau en ébullition 3 kil. fustet , sans craie et sans colle; on y manœuvre chaque pièce à part durant dix minutes . et l'on ajoute à ce bain une certaine proportion de fustet après chaque passage. On rince les pièces, puis on les passe encore isolément, durant dix minutes chacune , dans un bain, également en ébullition , composé de 375 gr. sumac , et qu'on entretient par une addition de 65 gr. de cette dernière substance après chaque passage.
■§ 710. Gris au tan. On emploie très souvent ce gris dans
les genres soubassements ; on l'obtient en suivant un traitement
qui a beaucoup de rapport avec les précédents , et qui consiste
à foularder les pièces dans un bain renfermant *
\ partie pyrolignite ferreux à A l8 JB ,
\ partie d'eau ,
\ partie mordant rouge C.
Après deux ou trois jours de repos \ on fixe à l'eau bouillante , ou , tout au plus , avec une très faible proportion de bouse. On lave , on dégorge aux roues, et Ton teint à la température de 35 à 45°, durant le temps qu'exige la production de la nuance que l'on désire , dans un bain , contenant , avec la quantité d'eau , environ 1 kil. de tan par pièce. Un gris de ce genre supporte très bien un léger avivage , qui en rehausse beaucoup la nuance. Cette opération consiste à donner au tissu recouvert de cette couleur , d'abord un bain de savon faible , puis un autre bain formé de h parties vinaigre pour 100 parties d'eau. Ces deux traitements ont pour résultat de purifier le blanc et de rendre le gris plus vif.
§ 711. Gris au campêche et à la noix de galle. On obtient ce gris en appliquant sur les pièces , soit en fond uni , soit en impression sur fond blanc , un mordant composé de :
4 lit. eau ,
4 lit. mordant rouge C ,
\ ',35 pyrolignite ferreux à \ 4° ^B, le tout épaissi avec
4',650 amidon grillé.
Après deux ou trois jours de suspension , on passe à l'eau