‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 5)Chapitre 174 sur 183 · DES ROUGES · texte numérisé non relu

DES ROUGES

4^4. Rouge de garance ordinaire-

traités par le chlore , des mordants qui se teignent au même ton dans un bain de cochenille. On ne reconnaît donc leur origine qu’à l’état du blanc, toujours moins pur dans les genres rose d’application solide, éch. 215; les toiles préalablement préparées sont généralement jaunies par le vaporisage.

Les roses garancine et garanceux se distinguent des rouges précédents, en ce qu’ils ne supportent pas l’opération de l’avivage aux acides et aux alcalis ; en ce que traités par le chloride hydrique ils virent au rouge orangé, en colorant le papier blanc en cette nuance, et qu’ ainsi modifiés et traités par la chaux, ils passent à une nuance pruneau qui n’a pas le reflet bleuté des 405. Rose à la laque.

roses ordinaires; enfin, ce qui les différencie des roses à la laque, éch. /|05, qui virent à peine par le chloride hydrique et la chaux , c’est qu’ils résistent à ces légers passages en savon qui suffisent pour enlever cette laque du tissu. Leurs caractères spécifiques sont basés sur la nuance toujours plus orangée dans le rouge garanceux. Accompagnés de violet, ils sopt encore plus facilement reconnaissables, attendu que la garancine fournit des violets vifs et presque comparables à ceux de la garance ; le garanceux , au contraire , des violets d’un gris rougeâtre.

b. Rouges aux î*o!s et à la cochenille. Ces l’OUges virent à la teinte groseille par le chloride hydrique et le chlorure stanneux; passés en chaux , ils ne forment qu’un violet assez peu stable pour disparaître au savon, qui, dans les mêmes circonstances, rend aux rouges garancés tout leur éclat. Les rouges cochenille et aux bois se différencient4 par l’éclat de leur nuance et par la manière dont ils se comportent en présence de l’acide sulfurique concentré , qui fait passer les premiers au rouge cerise vif, et les seconds au jaune orangé. Quant à la distinction entre ces couleurs vapeur ou d’application , elle est peu sensible au point de vue chimique.

Des violets.

Les violets sont de cinq espèces :

Les violets garancés ;

Les violets au campêche ;

Les violets au bois et à la cochenille , qui résultent d'une teinture, d’un vaporisage , ou d’une application :

Les violets à l’orcanette;

Enfin , les violets complexes , qui proviennent soit de la superposition du bleu sur le rouge ou l’inverse , soit d’un mélange de ces deux couleurs avant leur application.

Les xioleAs garances, éch. â06, incinérés laissent pour résidu une cendre d’oxide ferrique ; décolorés par le chlore et par l’acide hypochloreux, ils abandonnent sur l’étoffe ce même oxide fer^ rique , que l’on peut teindre dans tous les bains propres à en

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