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manifester la présence ; traités parle chloride hydrique, ils virent à un jaune orangé sale d’une intensité en rapport avec leur ton. Si on les passe dans un lait de chaux sous l’influence de l’acide, tous les points touchés par celui-ci prennent une teinte violet bleuté d’un éclat extrêmement brillant , qu’ils conservent même
4 OS. Violets garsiaacés.
en présence d’un bain de savon bouillant auquel les autres violets ne résistent pas.
violets aaa campêche. Ces violets incinérés laissent pour résidu une cendre blanche, qui n’est autre chose que de l’oxide aluminique. Ils sont détruits par l’acide hypochloreux ; traités par le chloride hydrique, ils virent au rouge ; passés dans un lait de chaux et ensuite dans un bain de savon , ils deviennent grisâtres et finissent par disparaître.
violets à la cochenille. Ils se distinguent des précédents par la nuance et par la nature des mordants qu’ils abandonnent à l’incinération et qui ont toujours pour base le fer.
v iolets à l’orcanette. Ces violets , en raison de la matière résineuse qui les constitue , sont faiblement attaqués par le chlore et par l’acide sulfurique concentré ; ils ne rougissent ni par le chloride hydrique ni par l’acide nitrique , mais virent au bleu par la potasse , et à l’ incinération laissent de l’oxide aluminique pour résidu.
Violets gn’odnits par la S!iprrposi<i«n «lu hlen et du ronge.
Nous n’avons rien à dire de particulier à l’égard de ces violets ; lorsque du bleu recouvre du rouge , la nature du violet évêque qui apparaît , éch. 279, est déterminée du moment où l’on a constaté celle du rouge et du bleu qui l’ont engendré.
Violets oïitemis pae mélanges. Ces violets sont toujours formés d’un mélange soit d’indigo avec du rose cochenille ou des rouges garancés, soit de bleu de Prusse avec les mêmes matières colorantes et celles des bois, soit encore d’un violet garancé avec le bleu de Prusse. Dans le premier cas, on recouvre le violet d’acide nitrique , qui , détruisant l’indigo , laisse apparaître le rose, sinon immédiatement , du moins à la vapeur d’un flacon rempli d’ammoniaque qui sature l’acide. Dans le second , on traite par l’acide hypochloreux ou l’on expose l’étoffe à la vapeur du chlore, qui détruit le rouge sans attaquer le bleu; on la traite par la potasse, qui dissout le bleu et fait virer le rouge à une nuance cramoisie plus ou moins foncée. Dans le troisième enfin, on traite par le chloride hydrique, qui fait virer le violet au vert, et par l’acide hypochloreux, qui le fait passer au bleu.
Des oranges.
Les oranges ou résultent d’un mélange de rouge etde jaune, dont on reconnaît la nature par les caractères des couleurs élémentaires qui les constituent, ou sont des couleurs sm generis , telles que l’orange au rocou : l’orange de chrome , sur lequel nous n’avons point à revenir.; l’orange au sulfide antimonique , qui est détruit par le chloride hydrique concentré et par le chlore , mais qu’on peut toujours reconstituer au moyen du sulfide hydrique, qui, en sulfurant l’oxide antimonique, fait reparaître la nuance à un ton plus ou moins • rapproché de celui qu’elle avait d’abord; l’orange à l’écorce de grenade, qui noircit et prend une teinte sale par l’acide nitrique ; l’orange au quercitron, qui est dégradé mais non détruit par l’acide nitrique .