‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 5)Chapitre 178 sur 183 · DES NOIRS · texte numérisé non relu

DES NOIRS

tion de la matière colorante rouge domine , soit au jaune orangé, dans le cas contraire. La substance rouge qu’on rencontre dans ces bruns est ou la garance , ou la garancine , ou le garanceux ; dans ce cas, le brun (puce, cannelle, etc.) passe au jaune orange par le chloride hydrique, ou bien au bois, et alors, le simple contact de l’acide suffit pour leur donner une teinte orangé vif, alors même que , renfermant une assez forte proportion de jaune, ils seraient d’une nuance cannelle claire. A l’incinération, ils laissent pour résidu un mordant d’alumine plus ou moins coloré par de l’oxide ferrique, et l’on a les données nécessaires pour reconnaître la constitution de la couleur : quand ils renferment du campêche , ils rougissent par le chlorure stanneux , et la partie touchée par ce sel, appliquée sur un papier blanc, le colore, non plus en rouge cerise, mais en rouge violacé ou lilas.

Brun ayant pour Isase le noir. Par la superposition du bleu de cuve sur des couleurs teintes , puce , rouge de garance ou de cochenille, on forme des bruns qui résistent à la potasse et aux acides. Pour les reconnaître on les imprègne d’acide nitrique, qui détruit l’indigo ; l’on voit aussitôt apparaître un orange plus ou moins foncé, selon la nature de la couleur associée au bleu de cuve.

Des noirs.

Il y a plusieurs espèces de noirs :

Les noirs teints en garance, en garancine ou en garanceux.

Le noir à la cochenille.

Les noirs au campêche.

Les noirs produits par les substances astringentes.

Les noirs vapeur.

Les noirs d’application ordinaire.

Le noir d’application fixé à la chaux.

• Les noirs produits par la superposition du rouge sur le bleu (de cuve et de Prusse).

Le noir produit par la superposition du bleu sur le bistre.

Noirs obtenus de la garanee ou de ses dérivés. Tous les

540 ESSAI DES COULEURS DEPOSEES SUR LES ETOFFES, noirs garances fournissent, à l’incinération, une cendre d’oxide ferrique ; tous , décolorés par le chlore et par l’acide hypochloreux, laissent ce même oxide pour résidu. Traités par le chloride hydrique , ils ne rougissent pas , mais passent peu à peu à l’orange sale ; par le chlorure stanneux , ils virent au rouille brun, mais sans salir et sans colorer le papier blanc en ponceau.

Noir à la coeiaeHîîiic. Ce noir, comme les précédents , a toujours pour base un mordant ferrugineux ; comme eux, il donne à l’incinération une cendre essentiellement composée d’oxide ferrique , et , décoloré par le chlore et par l’âcide hypochloreux , laisse ce même oxide pour résidu ; mais il s’en distingue par sa nuance d’un ton plus argenté, par la couleur rouge orangé qu’il contracte en présence du chloride hydrique, et enfin parce qu’au contact du chlorure stanneux, il vire au rouge-cerise tendre et colore le papier.

Noirs au caraapèehc. Ces noirs ont pour base des mordants de fer, des mordants de fer et d’alumine, ou des mordants d’alumine sensiblement purs. Incinérés , ils laissent une cendre qui, dans le premier cas, est d’un rouille foncé; dans le deuxième, d’un rouille plus ou moins affaibli par l’alumine à laquelle il était mélangé; dans le troisième, d’une teinte sensiblement blanche , vu la faible influence que la petite quantité de fer qu’on a fait intervenir exerce sur la nuance blanc de lait de l’alumine. Tous , décolorés par le chlore et par l’acide hypochloreux , laissent pour résidu leur mordant', dont le fer est toujours plus ou moins oxidé ; mais la couleur de ce mordant ne peut donner ici que des indications fausses sur la proportion de fer qu’on y a fait entrer : ainsi le noir de l’éch. 161, décoloré par le chlore, laisse une teinte rouille extrêmement intense, qui y ferait supposer beaucoup plus de fer que dans le noir de l’éch. 160. dont on obtient par l’action du même corps un résidu d’un ton infiniment moins élevé , tandis qu’en réalité il n’y en a que fort peu. Ils rougissent fortement par le chloride hydrique

DES Noms.

et pcir le chlorure stanneux ; mais, appliquées sur Je papier blanc, les parties rougies par le chloride hydrique le tachent d’un beau rouge-cerise , les parties soumises à l’influence du sel stanneux le colorent en une belle nuance plus ou moins violacée.

\oii >i obtenus giîar la bîohx de galle et autres substances astringentes. Il est facile de reconnaître physiquement ces noirs à leur ton olivâtre; quant à leurs caractères chimiques, ils ont tous pour base un mordant de fer que l’on retrouve, soit en les incinérant, soit en les traitant par le chlore ou par l’acide hypochloreux. En présence du chloride hydrique, ils prennent une légère nuance jaune-orangé sale ; au contact du chlorure stanneux le mordant de fer en disparaît en grande partie , et le mordant d’alumine , en s’y substituant , les fait passer à l’olive ou au jaune olivâtre. Le noir de grenade jaunit par le chloride hydrique , passe au gris assez foncé par le chlorure stanneux et brunit par l’acide nitrique,

Noirs d’application ordinaire. Ces noil’S , formés d’uil mélange de campêche et de sels de fer, offrent tous les mêmes caractères que les noirs à base de fer teints en campêche : ainsi ils laissent du rouille pour résidu, qu'on incinère l’étoffe qui en est recouverte ou qu’on la traite par le chlore ou par l’acide hypochloreux , et rougissent par le chloride hydrique et par le chlorure stanneux. Les propriétés qui les différencient sont de décharger toujours plus ou moins , lorsqu’on frotte en présence de l’eau le tissu qui en est recouvert, et de céder également à ce liquide , quand on les y maintient en ébullition , surtout quand on y ajoute un peu. de savon.

Noirs vapeur. Ces noirs sont identiques avec les noirs teints au campêche ou d’application, et possèdent les mêmes caractères chimiques : seulement , comme la laque a été fixée par un vaporisage , elle décharge infiniment moins à l’eau chaude , ou même elle ne lui cède rien. Quand ils sont fortement chargés de corps gras , de blanc de baleine , de suif , d’essence de térébenthine, on les reconnaît à la difficulté avec laquelle ils se

5â2 ESSAI DES COULEURS DEPOSEES SUR LES ETOFFES.

laissent mouiller par l’eau et attaquer par le chlore, ainsi qu’à la flamme qu’ils donnent lorsqu’on les brûle.

Xoir d’application fixe à la diaux. Ce noir ayant pour base un mordant de fer, donne du rouille pour résidu , soit qu’on incinère l’ étoffe qui en est recouverte, soit qu’on la traite par le chlore ou par l’acide hypochloreux. Il se distingue des précédents en ce qu’attaqué par le chloride hydrique, il donne une encre qui tache le papier d’un rouge qui vire à la teinte brique, et par le chlorure stanneux une encre qui lui donne une teinte mauve lié de vin.

Noir fixé au chromate. Ce noir est extrêmement facile à reconnaître par la résistance qu’il oppose au chlorure de chaux , qui le fait virer au marron, au lieu de le détruire, comme tous les autres noirs au campêche. La cendre verte d’oxide chromique qu’il laisse à l’incinération est un caractère qui , à lui seul, suffit pour le spécifier.

Noir forme par la superposition «Su Weu de cave sur le

ronge garance. Par l’ incinération et par la . décoloration au moyen du chlore et de l’acide hypochloreux , on en obtient un résidu blanc -grisâtre d’oxide aluminique ; il ne rougit point par le chloride hydrique, qui ne l’altère pas sensiblement. L’acide nitrique, en détruisant le bleu sur tous les points qu’il touche , les fait apparaître avec une nuance orange pur, qu’un passage en chaux, ou en alcali, ou en savon , ramène au violet ou au rouge.

Noir formé par la superposition du bleu de Prusse sur le rouge garance. Ce noir incinéré laisse un résidu d’oxide ferrique proportionnel à la quantité de bleu de Prusse qu’il renferme. Traité par le chlore et par l’acide hypochloreux , il passe au bleu ; par la potasse , et lavé à l’eau , puis à l’acide et de nouveau à l’eau, il devient rouge , plus ou moins violacé.

Noir résultant de la superposition du bleu sur le bistre.

Ce qui caractérise ce noir, c’est qu’il passe au blanc parle chloride hydrique , au bleu par le chlorure stanneux qu’il est inattaquable par la potasse, et que l’acide nitrique , par la des-

traction du bleu , laisse apparaître momentanément le bistre , qui finit par disparaître à son tour.

Telles sont en abrégé les réactions des diverses couleurs ; il ne sera pas difficile d’en faire application aux échantillons que renferme cet ouvrage, et le lecteur pourra toujours s’exercer à cet égard en opérant sur des étoffes plus ou moins analogues. Nous allons lui tracer la marche à suivre en procédant à l’ analyse des échantillons proprement dits, laquelle est étroitement liée à l’étude des caractères des couleurs.

Comme il est essentiel d’être fixé avant tout sur la nature des différentes fibres , nous ne croyons pouvoir mieux faire que de renvoyer aux propriétés chimiques qui les distinguent.

Les fibres ligneuses ( coton , lin , chanvre , etc.), comme on le sait, résistent à l’action des alcalis puissants , tandis que les fibres animales (soie et laine) se dissolvent facilement à chaud dans leurs solutions . Les premières brûlent facilement sans se fondre et sans dégager d’odeur ; les secondes , au contraire , se fondent et brûlent difficilement , en développant une forte odeur empyreumatique ; la partie voisine de la flamme fond et se charbonne. D’après ces caractères , il n’est point possible de confondre la fibre des tissus formés d’une seule matière textile ; quant à ceux qui en renferment un mélange , on démontre la présence de là fibre ligneuse dans la laine et dans la soie , par fi intervention de la potasse caustique, qui dissout ces deux dernières ; et pour constater celle de la soie , de la laine , il suffit de consulter le Manuel du micrographe ; un examen physique permet de résoudre nettement la question. Au reste , on peut aussi avoir recours à des mordants ou à des couleurs qui , dans certaines conditions , adhèrent à l’une et non à l’autre de ces fibres : ainsi la laine se m or dance moins bien à froid que la soie.

Maintenant supposons qu’il s’agisse de déterminer à la simple vue les genres auxquels appartiennent individuellement les quatre éch. *261, 262, 274, 275, et les moyens qu’on a employés

hl\f\ ANALYSE DE LA FABRICATION ET DES COULEURS.

pour les produire, ou devra d’abord rechercher le procédé d’impression employé. La forme grossière des dessins fait* préjuger qu’ils ont été exécutés au moyen d’une gravure en relief; toutefois devons-nous ajouter que si l’on peut toujours reconnaître à l’œil que tel ou tel sujet en traits fins et déliés est dû à l’impression d’une gravure en creux , il n’est pas aussi facile de se prononcer sur les impressions en relief, dont tous les sujets sont exécutables par la gravure en creux.

Du reste , il n’y a pas à hésiter sur le genre auquel appartiennent ces quatre échantillons , ce sont des fonds blancs sur lesquels on a imprimé diverses couleurs. Si le rouge , le rose et le violet sont garancés , il est assez probable que le bleu et le vert sont solides, et il ne reste plus alors qu’à constater si l’on a teint en premier lieu les couleurs garancées et rentré ensuite les couleurs d’enluminage , § 791, ou si toutes ces couleurs ont été imprimées en même temps, § 795 ; dans le premier cas, les rapports doivent nécessairement être inexacts ; dans le second, ils offriront, , au contraire , la plus grande exactitude. Si le rouge , le rose et le violet ne sont pas garancés , le bleu et le vert seront nécessairement faux teint, attendu que le fabricant n’a aucun intérêt à associer des couleurs solides à des couleurs faux teint. Il y a donc ici deux suppositions à faire , toutes deux indépendantes des moyens d’exécution qui peuvent être les mêmes , puisque les couleurs dont il s’agit sont ou R application ou vapeur ; pour les résoudre , il ne faut que mettre en évidence les caractères chimiques propres à chacune de ces impressions. .

Ech. 27/i. Le rouge, le rose, le violet et le. noir , touchés chacun par une goutte d’acide hypochloreux, sont détruits et passent, les deux premiers, à un blanc légèrement jaunâtre, les d'eux derniers à une teinte chamois ou rouille sale. Les mêmes couleurs, touchées par le chloride hydrique , ne rougissent pas, mais passent, les deux premières, à l’orange foncé et clair, les deux autres à une espèce de rouille ou cachou , et plongées en présence de l’acide dans un lait de chaux , elles virent, les deux premières , au lilas et au pourpre , les deux autres au violet

ANALYSE DE LA FABRICATION ET DES COULEURS. 5Ü5 bleuté et au noir violacé. Ces faits démontrent incontestablement des couleurs g avancé es ou bon teint.

Le bleu touché par une goutte d’acide hypochloreux disparaît, et par une goutte de potasse caustique résiste parfaitement. Ces caractères appartiennent au bleu cl application solide.

Le vert touché par une goutte de chloride hydrique disparaît ; par une goutte d’acide hypochloreux passe au jaune,; par une goutte de potasse passe au bleu. Ces caractères sont ceux du vert d' application solide .

Nota. Les choses ne se passeront ainsi qu’autant qu’on n’aura pas substitué dans le collage, comme dans l’exemplaire que nous avons sous les yeux , l’éch. 275 à l’éch. 27/i.

Éch. 275. Les rouge, rose, violet et noir, qui possèdent les mêmes caractères que ceux de l’éch. 274 , sont encore des couleurs garancées.

Le bleu, inattaquable par l’acide hypochloreux, par l’acide nitrique, mais soluble dans l’hydrate potassique, est un bleu de Prusse.

Le vert, qui passe au bleu en présence de l’acide hypochloreux, et au jaune orange en présence de l’hydrate potassique, est un vert au bleu de Prusse et à la graine de Perse.

Éch. 261. En présence de l’acide hypochloreux, le rouge et le rose passent au blanc, le noir au rouille ; les mêmes couleurs et le violet rougissent par le chloride hydrique ; ce sont donc des rouge et rose , cochenille, des noir et violet aux bois.

Le bleu, inattaquable par l’acide hypochloreux et le chlore gazeux, soluble dans l’hydrate potassique et donnant d’ailleurs des cendres de couleur rouille à l'incinération , est un bleu de Prusse.

Le vert , attaqué par l’acide hypochloreux , qui le fait passer au bleu , et par l'hydrate potassique , qui le fait virer au jaune orangé , est un vert au bleu de Prusse et à la graine.

Éch. 262. Le rouge, le rose, le violet et le noir présentent les mêmes réactions chimiques que celles de l’éch. 261 ; le bleu et le vert également : ces couleurs sont donc de même nature chimique.

Pour ee qui est de la fabrication des éch. 275 et 27Zi , elle ne peut pas se confondre : le bleu et le vert du premier ayant pour

5 Zl 6 ANALYSE DE LA FABRICATION ET DES COULEURS.

base le bleu de Prusse , n’ont pu supporter la teinture et l'avivage des couleurs garancées ; ils ont donc été rentrés après ces deux opérations. Dans le second , les rapports ne sont pas assez exacts pour que l’impression des couleurs d’enluminage ait eu lieu sur table en même temps que celle des mordants ; ces couleurs ont donc aussi été rentrées après le garançage.

La fabrication des deux échantillons suivants est plus difficile à établir ; bien que les couleurs soient les mêmes , elles ont pu être fixées dans l’un à la vapeur, dans l’autre par application , ou de la même manière dans les deux.

Les couleurs de l’éch. 261 supportent un lavage à l’eau chaude sans en être trop affaiblies ; elles ont donc été fixées à la vapeur ( couleurs mi-teint). Celles del’éch. 262, que par une faute d’impression on a porté comme couleurs vapeur, ne peuvent être passées à l’eau et légèrement frottées sans disparaître en grande partie ; ce sont donc des couleurs d’application (couleurs faux teint). On reconnaît cette dernière espèce de couleurs en mâchant légèrement l’échantillon qui en est recouvert et qui se déteint au contact de la salive.

Quand on est certain que les couleurs ont été fixées à la vapeur, il faut encore s’assurer si le tissu a été ou non préparé. A cet effet, on le passe dans un bain de cochenille ; s’il a été préa-

AOÎ. Couleurs superposées.

lablement mordancé , § 723 , le blanc se teint ; dans le cas contraire il reste intact.

Quand le fond est couvert , on doit examiner s’il y a eu superposition ou à la fois superposition et encadrement de ces mêmes couleurs comme dans l’éch. 408.

Au premier coup d’œil, on décide s’il y superposition partielle ou totale. Quant à l’encadrement, il faut examiner s’il

Exemple de couleurs rentrées après la teinture et qui sont en partie superposées.

est parfait : alors les couleurs d’enluminage sont arrivées sur l’étotfe, soit comme couleurs réserve, et dans ce cas le fond a été appliqué par-dessus ; soit comme couleurs enlevage , et alors elles ont été appliquées sur le fond ou juxtaposées mécaniquement à l’aide de machines à imprimer à plusieurs couleurs [rouleaux ou perrotine). Quelques signes font toujours reconnaître ce dernier mode d’impression : il est rare , en effet , qu’au point de contact une juxtaposition ne donne pas lieu à des traits plus clairs ou plus foncés , ou à de légères solutions de continuité. Quant à la question de savoir si les couleurs figurent comme enlevage ou comme réserve , on ne peut la trancher que par la connaissance préalable de leur nature chimique.

L’encadrement est-il, au contraire, imparfait, comme dans les éch. 296, 319 : ou l’on a d’abord appliqué les couleurs d’en-

bl J 8 ANALYSE DE LA FABRICATION ET DES COU LEE BS,

laminage , puis superposé le fond avec ou sans l’intervention de réserves ; ou l’on a formé d’abord le fond , puis rentré les couleurs d’enluminage : ce point reconnu et la nature du fond constatée, on a de puissants motifs d’admettre l’existence de telle ou telle espèce de couleurs , et par suite les procédés d’exécution.

Les éch. 276 et 277 ne présentent physiquement de différence qu’à des yeux expérimentés.

Touchés par le chloride hydrique , le rouge , le rose , le violet, le lilas et le noir ne rougissent pas ; mais passant , les deux premiers , à un jaune orangé plus ou moins foncé , les derniers à un orange sale , démontrent des couleurs garancées.

En ce qui concerne les couleurs d’enluminage de l’échantillon 276. . .

Le bleu disparaît par l’acide hypochloreux et ré- | siste à Faction de la potasse caustique : c’est I donc du bleu d’ application solide.

/ Le vert disparaît par le chloride hydrique et passe j au jaune par l'acide hypochloreux : c’est donc f du vert d’application solide au chromate plom- \ bique.

,Le bleu , inattaquable par l’acide hypochloreux ,

!' disparaît par la potasse caustique : c’est par conséquent un bleu de Prusse.

Le vert est attaqué par l’acide hypochloreux, qui le fait passer au bleu , et par la potasse caus-' tique, qui le fait virer au jaune : c’est donc un Y vert au bleu de Prusse et à la graine de Perse. Éch. 278 . Le rouge , le rose et le noir passent à l’orangé sans rougir- sous l’influence du chloride hydrique et virent au violet par la chaux : couleurs garancées.

Les bandes violet fondu rougissent par le chloride hydrique en formant une encre qui colore le papier en rouge-cerise, et par le chlorure stanneux en en donnant une qui colore le papier en mauve foncé ; brûlées , elles laissent un résidu d’alumine avec oxide cuivreux : violet campêche au nitrate cuivrique.

La partie claire de la bande bois et gris fondu disparaît à chaud par le savon, rougit par le chloride hydrique , prend ,

par le chloride stanneux , une nuance rouge qui vire au brun en raison du jaune qui s'y trouve : vert américain. La partie foncée présente le caractère essentiel du cachou , celui de ne point virer, mais de se dégrader simplement en présence du chlorure stanneux : cachou .

Si de ces échantillons nous passons à :

L’éch. 4 60, fond noir, nous trouvons :

4° Qu’il rougit par le chloride hydrique;

2° Qu’il laisse par l’incinération une cendre rouille : noir au campéche à base mordant de fer.

A l'éch. 4 64 :

4 0 Qu’il rougit par le chloride hydrique ;

2° Qivincinéré , il laisse pour résidu une cendre abondante blanche : noir au campéche à base mordant d’alumine.

A l’éch. 34 4, fond noir avec rouge :

4 0 Que le rouge vire à l’orangé par le chloride hydrique ; 2° Que le noir ne rougit point , mais disparaît au contact de l’acide nitrique et passe à une nuance orange que la vapeur d’ammoniaque liquide ramène peu à peu au rouge : brun ou noir produit de la superposition du rouge sur le bleu.

L’éch. 203 rougit par le chloride hydrique et par le chlorure stanneux , mais en colorant le papier en violet : puce au bois.

L’éch. 4 09 rougit par le chloride hydrique et par le chlorure stanneux , mais en colorant le papier en ponceau : puce au lima.

L’éch. 4 05 ne rougit pas par le chloride hydrique, mais passe au rouge orangé par le chlorure stanneux : puce garance. L’éch 204 ne rougit pas par le chloride hydrique , mais passe au jaune orangé par le chlorure stanneux : puce à la garance et au quer citron.

Éch. 282. Rose, disparaît par la potasse , par le savon ; le noir passe à l'orange par le chloride hydrique ; le rouge idem , et les parties ainsi recouvertes d’acide virent au violet par la chaux : rose de carthame ; noir et rouge de garance ou de garancine.

Éch. 290. Fond vert, vire au jaune par le chloride hydrique , au

bleu par l’ammoniaque, donne des taches arsenicales à l’appareil de Marsh , brûle en donpant une odeur alliacée : vert à l’arsênite cuivrique. Rouge et noir, passent à l’orange et à l’orange sale par le chloride hydrique , et sont ramenés au lilas et au violet foncé par la chaux : noir et rouge de garance. Vert , passe au jaune sale par la potasse, au bleu par l’acide chloreux : par conséquent , vert vapeur au bleu de Prusse ou à la graine de Perse.

Éch. 291 . Fond violet, ne change pas par le chloride hydrique, bleuit par la potasse, laisse un résidu blanc à Y incinération : violet à l'orcanette. Rouge, rose et noir, ne rougissent point par le chloride hydrique ; mais passent à l’orange et à l’orange sale , et virent ensuite au violet par la chaux : rouge , rose et noir de garance. Yert , passe au jaune sale par la potasse , au bleu par l’acide chloreux : par conséquent , vert vapeur au bleu de Prusse ou à la graine de Perse.

Éch. 205. Inattaquable par la potasse et par le chloride hydrique , laisse un résidu blanc par l’incinération. Traité par l’acide nitrique , passe au rose orangé : violet évêque au bleu solide et au rouge cochenille.

Éch. 207. Verdit par le chloride hydrique , passe au bleu par l’acide hypochloreux : violet obtenu par le bleu de Prusse et la garance.

Éch. 185. Jaunit ou est détruit , selon l’état de concentration, par le chloride hydrique , passe au bleu par la potasse : vert au jaune de chrome et au bleu d’application solide.

Éch. 332. Inattaquable par la potasse; passe au rouillle par l’acide nitrique, au bleu par le chorure stanneux acide : vert formé par le bleu de cuve solide et l’oxide ferrique.

Éch. 333. Passe au jaune ou est décoloré par le chloride hydrique , au bleu par la potasse. Noir, rougit par le chloride hydrique , et dans cet état colore le papier : noir d’application au campêche.

Éch. 189. Vert pistache, détruit par l’acide hypochloreux; passe au jaune olivâtre par la potasse ; ne rougit pas par le chloride hydrique : vert au sulfate d’indigo.

Éch. 338. Bistre, blanchit par le chlorure stanneux, inattaquable par l’acide nitrique et par l’acide hypochloreux : brun au suroxide manganique. Orange : le chlorure stan-

ADDITIONS. - GENRES NOUVEAUX, ETC. 551

neux acide le blanchit: oxide ferrique. Jaune, inattaquable par l’acide hypochloreux , détruit par la potasse : jaune de chrome.

Éch. 336. Bistre, passe au rose par le chlorure stanneux : fond suroxide manganique sur lequel on a superposé du rose cochenille.

Éch. 254 . Bleu, inattaquable par la potasse , détruit par lechloride hydrique avec développement d’hydrogène sulfuré : bleu d'outre-mer.

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