‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissus (volume 5)Chapitre 177 sur 183 · DES OLIVES · texte numérisé non relu

DES OLIVES

le chlore gazeux, par l’acide nitrique et par l’acide hypochloreux, ce vert est attaqué , au contraire, par la potasse caustique, qui fait disparaître le jaune et le bleu.

Vert ayant pour base un jaune végétal. Ce vert est altérable par le chlore et par l’acide hypochloreux, qui le font passer au bleu; il est aussi attaqué par la potasse, qui enlève celui-ci , et fait apparaître le jaune végétal avec une nuance plus ou moins olivâtre.

Vert à l’arsénite cuivrique. On reconnaît ce vert à la propriété dont il jouit de jaunir par le chloride hydrique et de passer au bleu par l’ammoniaque ; du reste , rien n’est plus facile que d’en mettre en évidence le cuivre et l’arsenic , puisqu’il suffit d’introduire une partie de l’ étoffe qu’il recouvre dans l’appareil de Marsh , pour obtenir, à l’aide d’une combustion étouffée , des taches arsenicales.

Vert de chrome. A f incinération , ce vert donne des cendres qui sont de la nuance de l’oxide chromique ; il est d’ailleurs inaltérable par le chlore , par les acides faibles et les alcalis, quand il a été bien fixé au tissu . Pour résoudre la question de savoir s’il renferme ou non de l’arsenic , on a recours à l’appareil de Marsh.

Des olives.

Les olives sont généralement formés de matières colorantes jaunes qui ont servi à teindre des mordants de fer et d’alumine, ou de mordant de chrome ; ce que l’on constate très facilement par 1 Incinération 1 Tous sont détruits par le chlore et par l’acide hypochloreux ; tous aussi résistent à la potasse ; et tous ceux qui ont pour base le fer, passent au jaune par le chlorure stanneux, qui ronge ce métal et le fait disparaître.

Des bruns , des bois ou couleurs mixtes.

Ils sont formés :

Par le cachou.

Par le suroxide manganique.

Par le sulfide antïmonique coloré par les sels cuivrique et plombique.

Par des mélanges de mordants teints en diverses matières colorantes.

Par la superposition du bleu de cuve sur le rouge ou le puce garancé.

Brun an cachou. On reconnaît facilement une nuance cachou « à la propriété dont elle jouit de se dégrader au contact d’un mélange de chlorure stanneux et de chloride hydrique , sans virer à aucune autre nuance. Si l’on incinère une étoffe qui en est recouverte, les cendres renferment ou de l’oxide chromique, quand la fixation du cachou a eu lieu au moyen du chrome , ou de l’oxide cuivrique , de l’oxide manganique ou de l’oxide ferrique , quand la préparation qu’on y a introduite a pour base un de ces oxides ; de plus elles sont riches en chaux , si l’on a fait usage d’acétate calcique , ou si le fixage a eu lieu à la chaux. Enfin le cachou ne se décolore qu’à la longue par le chlore et par l’acide hypochloreux , en laissant pour résidu les oxides dont on s’est servi pour le fixer.

Bri!» ou bistre au stiroxidc manganique. Aucune matière colorante n’est plus facile à distinguer : inattaquable par le chlore et par l’acide hypochloreux, elle est immédiatement détruite par le chlorure stanneux, qui réduit le suroxide et le fait passer au blanc. Les acides tartrique et oxalique, ainsi que l’acide sulfureux , le font aussi disparaître.

Brun au sulfide antïmonique. Ce brun est attaqué par le chlore et repasse à l’orange par le sulfide hydrique.

Bruns obtenus par teinture. De semblables bruns , formés par des mélanges de matières colorantes rouges et jaunes, constituent une multitude de variétés , qui ont pour caractères communs d’être détruites par la chaleur, parle chlore et par l’acide hypochloreux , en laissant. pour résidu le mordant simple ou composé qui a servi à les former , d’être attaquables par le chlorure stanneux , qui , en réduisant le fer et en l’enlevant à la laque , fait virer celle-ci , soit au rouge orangé quand la propor-

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