ROUGES VAPEUR SUE CALICOT
§ 72/j. Les rouges vapeur et les roses qui en sont les dégradations forment plusieurs espèces ; on a les rouges aux bois , les rouges à la cochenille , enfin les rouges garances , connus sous le nom de rouges cl' application solide.
Des rouges aux bois. Ces rouges sont ceux qu’on emploie généralement ; ils s’obtiennent de l’application à l’étoffe des infusions, décoctions ou extraits des bois de Fernambouc, de Lima et de Sainte-Marthe , que l’on y rend adhérents au moyen de l’acétate aluminique plus ou moins concentré. On introduit avec avantage dans ce bain une certaine quantité d’oxalate stannique résultant, ou de l’action directe de l’acide oxalique sur l’oxide stannique , ou de la double décomposition qui se développe à la suite du mélange que l’on fait à la couleur épaissie, de 20 à 30 gr. d’oxalate potassique par litre, et d’une quantité de chlorure stannique , calculée sur le pied d’un équivalent de ce dernier pour un équivalent du premier, c’est-à-dire 1,620 de chlorure stannique sur 1,042 d’oxalate sec. L’acide oxalique remplit ici les fonctions que nous lui avons assignées précédemment , c’est-à-dire qu’il cède soit par le temps , soit par l’action immédiate de la chaleur du vaporisage, 1a, base à laquelle il est combiné d’une manière intime.
On arrive à former les nuances rose tendre en ajoutant aux rouges foncés des volumes convenables d'eau de gomme alunée ; mais un point qu’il ne faut pas perdre de vue , c’est qu’au fur et à mesure quelle est plus étendue, la couleur exige une plus forte dose de mordant. Nous donnons ici la composition d’un certain nombre de ces préparations.
Des rouges au fernambouc .