‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissusChapitre 184 sur 291 · H H RI · texte numérisé non relu

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par les variations de température et d'humidité ne tarderait pas à rendre l'impression incorrecte et les rapports impossibles.

On a imprimé en fondu au rouleau, par la méthode § 520, l'éch 266. Après avoir mordancé le tissu dans une solution de

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stannate sodique et l'avoir immédiatement fait passer dans un bain d'acide sulfurique , on la parfaitement cylindre à chaud , puis soumis à la machine à imprimer ; après l'impression , on a vaporisé , rincé , lavé et apprêté.

On a imprimé à la planche les deux éch. 267, 268.

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Dans l'éch. 267, on a appliqué d'abord la bande fondu violet avec blanc réservé par la gravure , puis on y a rentré immédiatement le ponceau et l'orange fondu.

Dans l'éch. 268, on a imprimé la bande vert fondu, chaîne

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coton , avec blanc réservé par la gravure , et i on a rentré le

violet foncé fondu lilas. Ces impressions se font également bien

à la perrotine.

L'éch. 269 est une impression laine, genre cachemire, et

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peut être considéré comme un modèle d'exécution.

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Dans l'éch. 267, on a appliqué d'abord la bande fondu violet avec blanc réservé par la gravure , puis on y a rentré immédiatement le ponceau et l'orange fondu.

Dans l'éch. 268, on a imprimé la bande vert fondu, chaîne

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coton , avec blanc réservé par la gravure, et l'on a rentré le violet foncé fondu lilas. Ces impressions se font également bien à la perrotine.

L'éch. 269 est une impression laine, genre cachemire, et

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peut être considéré comme un modèle d'exécution

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Après avoir bien tendu l'étoffe sur une table, § 502, on y a successivement imprimé les diverses couleurs dont se compose le dessin ; mais les traits de celui-ci sont tellement déliés dans quelques parties , que Ton a dû se servir de clichés pour les produire. Il est digne de remarque que, malgré l'application des nombreuses couleurs qui recouvrent cet échantillon , le vaporisage n'en ait pas provoqué la fusion , et que les filets blancs qui forment les contours de plusieurs sujets soient si parfaitement respectés.

Ce dessin, exécuté dans l'établissement de M. D. Kœchlin Schouc , figurait à l'exposition des produits de l'industrie en lSlili , et ce n'est pas sans raison qu'il a été signalé comme un modèle de la perfection de l'impression à la main en France.

Nous avons dit, § 738, que l' affinité de la laine pour les matières colorantes dispense le fabricant de faire subir aux étoffes formées de cette fibre une préparation préalable (morclançage) ; néanmoins, comme une telle opération , à laquelle il est indispensable de soumettre les tissus chaîne coton , donne à certaines couleurs plus de vivacité et d'adhérence , quelques fabricants n'hésitent pas à mordancer préalablement les laines pures dans un bain de stannate alcalin , qui , en donnant à la fibre plus d'aptitude à s'unir aux principes colorants , lui communique une souplesse que l'action des acides lui enlève en grande partie.

§ 788. On imprime particulièrement sur les étoffes de soie , vu leur légèreté , des dessins genres fonds blancs de l'espèce de ceux qu'on retrouve sur les étoffes de printemps, mousseline, jaconas, calicot fin, etc. Cette impression se fait à la planche ou au rouleau; dans l'un et l'autre cas, il importe que le tissu soit maintenu en parfaite tension , de manière a ne former ni plis ni poches ; que les couleurs soient plus épaisses que celles qu'on imprime sur calicot, et , en outre , quand on emploie une gravure en creux , que celle-ci soit plus profonde.

On a obtenu l'échantillon 270 en imprimant au rouleau

d'abord le violet rayure , ensuite le ponceau , dessin petit

pois.

290* Soie . impression violet et ponceau vapeur.

Dans l'échantillon 271 , on a imprimé en premier lieu le fond bois , puis le dessin ramage puce ou violet foncé.

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Dans l'échantillon 27*2, après avoir imprimé à la planche le fond vert , blanc réservé pour la gravure , on y a rentré le dessin amarante.

Nous regrettons de ne pouvoir mettre sous les yeux du Iec-

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teur des échantillons de tous les beaux et riches dessins qu'on exécute sur soie.

FONDS BLANCS COMPOSES FORMES DE COULEURS FIXEES A DES CON- DITIONS DIVERSES (OU FONDS BLANCS GARANCES ENLUMINES ).

§ 789. Ce genre, le plus varié de tous, est, avec le genre fond bleu, le plus anciennement connu en Europe. Il fut créé en imitation des étoffes genre perse qu'on retire de l'Inde.

Dans le principe , on imprimait des dessins ordinairement fleurs de fantaisie , en mordants noir , puce , violet , rouge et rose, on teignait en garance , et l'on exposait sur le pré , tant pour aviver les couleurs que pour blanchir le fond sali par la teinture. Ce double résultat obtenu , on procédait à Yenlumi- ' nage des dessins par les moyens usités pour colorer les cartes, gravures, etc., c'est-à-dire qu'on livrait les tissus garances aux pinceauteuses, qui y déposaient le bleu de pinceau, § 555, la première et la seule couleur dont on se soit servi pendant longtemps. Plus tard, on associa à ce bleu le jaune rouille qu'on obtient d'une dissolution de fer dans le vinaigre. La superposition du bleu et du rouille sur le rose et le vert permettait déjà

au fabricant d'exécuter des genres à effet ; la découverte d'un jaune d'application à la graine de Perse vint augmenter ses ressources, et en mettant à sa disposition les trois couleurs primitives , lui fournit le moyen de mettre plus d'harmonie dans ses dessins. L'introduction de la gaude, puis du quercitron, dans les ateliers de toiles peintes lui offrit bientôt de nouvelles couleurs d'enluminage.

Après avoir constaté que les nuances garancées ne sont que faiblement attaquées par la teinture en bain jaune lorsqu'elles ont été convenablement avivées , on rentra dans les dessins qu'on en formait en couvrant ou non le rouge et le violet, des mordants , qu'on passait alors dans un bain de gaude ou de quercitron , et l'on vit paraître ces dessins meubles dans lesquels toutes les couleurs sont mises à profit, le rouge, le rose , le violet , le puce garances, le jaune , l'olive, la feuille morte , l'orange et le bois, ces nuances enfin qu'engendre la teinture dans un bain jaune , d'un mordant simple ou composé, déposé sur des parties blanches ou déjà teintes en violet ou en rouge garance. L'application du bleu de pinceau sur ces diverses couleurs complétait l'ensemble en produisant du bleu sur le blanc, du vert sur le jaune, du violet évêque sur le rouge , etc.

Si , pendant près de trente ans , cette fabrication resta stationnaire au point de vue de la composition chimique des couleurs, du moins en perfectionna-t-on l'exécution : la rentrure de toutes les teintes d'enluminage , qui se faisait d'abord presque exclusivement au pinceau, finit par avoir lieu à la planche ; l'impression des mordants, qui, dans le principe, ne s'opérait qu'à la planche, s'effectua bientôt à la planche plate et au rouleau, à mesure que ces machines furent introduites dans les ateliers. Mais la découverte de couleurs d'enluminage, d'une application et d'une fixation faciles , celle du jaune de chrome , du bleu et du vert d'application solides, du cachou, des couleurs vapeur, enfin celle des machines à imprimer plusieurs couleurs à la fois, donnèrent une nouvelle vogue à ce genre , qui n'était plus géiv. 14

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néraleinent fabriqué que pour des étoffes de tentures (meubles).

Dès 1765, époque où Ton commença à utiliser la gaude dans les fabriques d'indienne , on imprimait des mordants d'alumme de fer en dessins fonds blancs. Sur les échantillons fabriqués alors, on retrouve des sujets chinois et des marines enluminés au bleu de pinceau , qui recouvre toutes les parties jaunes qu'on a voulu transformer en vert.

D'après l'exposé des phases de cette fabrication , on voit qu'elle se compose de couleurs obtenues de la garance dans lesquelles on rentre tantôt des couleurs d'enluminage plus ou moins solides, telles que le bleu d'application solide, le bleu de Prusse, le rouille, le jaune de chrome, le jaune d'application ou le jaune vapeur, le vert de chrome, d'application ou vapeur, le cachou ou une couleur bois d'application ou vapeur, etc., tantôt des couleurs obtenues également par teinture, mais de matières colorantes plus faibles que celle de la garance , et par conséquent incapables de la déplacer.

DES GENRES FONDS BLANCS GARANCES AVEC ENLUMINAGE COULEURS D'APPLICATION OU AUTRES.

§ 790. On exécute cette fabrication au rouleau, àlaperrotine et à laplanche ; mais selon que les couleurs d'enluminage peuvent ou non subir les opérations du fixage des mordants , de la teinture en garance et de l'avivage , l'impression s'en fait ou en même temjsque celle des mordants des couleurs garancées, et alors l'exécution est beaucoup plus correcte , ou après que ces mordants ont subi les opérations du garançage et de l'avivage, et, dans ce cas, leur application présente, au point de vue de la netteté, de grandes difficultés provenant de ce que la fibre de l'étoffe, qui est plus ou moins contractée ou étendue dans un sens que dans un autre, rend pour ainsi dire impossible la régularité

des rapports.

Le moyen d'imprimer immédiatement les diverses couleurs

d'enluminage solides avec celles qui supportent l'opération du

garançage et de l'avivage, est une découverte de ces dernières années, et qui n'est encore appliquée avec succès que par un petit nombre de fabricants ; nous le ferons connaître après avoir exposé les anciens procédés.

Des genres fonds blancs garances dans lesquels on fait succéder l'application des couleurs d'enluminage à celle des couleurs garancées.

§ 791. La fabrication de ces genres se compose : 1° de celle du genre fond blanc , impression noir, violet et rouge garances , éch 119,122, 131,13/1,136,137, 138,141, 142, §§ 626 à 643 ; 2° de celle du vert d'application solide ? échantillon 185 , §678.

On imprime à la machine à deux ou quatre couleurs, ou à la perrotine ou à la planche, ou même à la planche plate, des mordants pour fin rouge, second rouge , rose , noir , violet , lilas et puce, que l'on teint ensuite et que l'on avive avec toutes les précautions indiquées § 643 ; alors , quand le tissu, parfaitement blanchi, se trouve dans l'état de l'échantillon 141, on passe à la seconde partie de la fabrication, c'est-à-dire à l'impression, puis à la fixation des couleurs d'enluminage dites solides, qui sont le bleu, § 557, le vert de chrome, § 582, le cachou, § 573, le rouille, § 578, et le jaune de chrome , § 600 , toutes celles enfin qui figurent dans l'échantillon 276 (voyez ce cas de fabrication , et dans cette opération, selon le mode de fixage adopté pour le bleu , et selon la composition du cachou que l'on emploie, ou ronimprim3 toutes ces couleurs simultanément, ou on les fait arriver successivement dans un certain ordre sur l'étoffe. Pour comprendre ces différences d'exécution, il suffit de se rappeler :

4° Que les bleus d'application solides ne se fixent au tissu que moyennant des passages dans un bain de carbonate sodique ou de chaux hydratée , et que cette dernière base ternit toujours plus ou moins les rouges et les violets garances;

2° Que ces bleus , qui doivent se fixer promptement, pour que

l'indigo réduit ne s'oxide pas avant d'avoir été rendu soluble et apte à se combiner à la fibre , réclament un traitement tout différent de celui auquel on soumet le cachou pur, qui , comme nous l'avons vu , se fixe d'autant mieux au tissu qu'on l'y abandonne plus longtemps à lui-même; 3° Que l'oxide plombique , base d'un jaune de chrome, est toujours plus ou moins attaqué par les alcalis, et qu'il est dès lors indispensable de savoir concilier les moyens de le fixer avec ceux qu'on emploie pour combiner à l'étoffe les autres couleurs, ou de ne l'appliquer qu'isolément,

Pour prévenir les fâcheux effets de la chaux dans le fixage, on se sert quelquefois , pour réserver les parties garancées , dune certaine quantité cle colle de farine. On s'affranchit de cette dépense , soit en remplaçant , quand la chose est possible , la chaux par le carbonate sodique , qui exerce une action moins funeste sur l'étoffe , soit en sursaturant de savon les couleurs garancées , pour les rendre moins sensibles à l'action de cette base, et pouvoir, quand elles en ont été attaquées, les raviver par un léger passage en acide.

L'échantillon 273 nous présente un premier exemple de cette

«*$, Fond blanc garance avec enlnminage vert solide.

àtioh. On y a -

1° Imprimé à la planche le dessin picotage en mordant violet foncé :

2° Rentré le fin rouge n° 4 1 , § 639 ;

3° Rentré le troisième rouge ou petit rouge n" 4.

Après une exposition de deux ou trois jours, on a procédé au bousage ou fixage des mordants dans la cuve à roulettes, fig. 1A0, à la température de 55°, dégorgé et nettoyé aux roues à laver, et teint.

On a effectué le garançage dans la cuve, fig. 141, avec 15 kil. de garance pour 10 pièces, et la quantité d'eau nécessaire , à laquelle on a ajouté 150 gr. carbonate potassique , en opérant en une seule fois , dans l'espace de trois heures , et en élevant progressivement la température :

Durant la première heure , de 35 à 40°, Durant la deuxième , de 45 à 55°, Durant la troisième, de 55 à 65°.

On a ensuite rincé et dégorgé les pièces avec soin dans les roues à laver, § 445, et on leur a fait subir :

4° Un premier passage, à la température de 50°, dans un bain

de savon formé à raison de \ 25 gr. de savon par pièce ; 2° Un deuxième passage dans un bain de chlorure de soude

faible, à la température de 42°; 3° Un troisième passage dans un bain de savon semblable au

premier, mais porté cette fois" à la température de 75°; 4° Un quatrième bain d'avivage au mtro-muriate d'étain; 5° Un cinquième bain de savon semblable aux précédents,

chauffé à 75°; 6° Enfin une exposition d'un ou deux jours sur le pré , pour compléter l'avivage des couleurs et purifier parfaitement le

blanc.

A la suite de tous ces traitements , après avoir convenablement étiré l'étoffe, à l'effet d'assurer autant que possible la régularité des rapports , on y a imprimé un vert qui a beaucoup d'analogie avec ceux que nous avons décrits § 678, p. 380, et qui se compose ainsi qu'il suit :

Dans 10 lit. d'eau de gomme, à 1\350 par litre, on fait dissoudre :

ik,250 acétate plombique; on y délaie ensuite 4k,2 50 mélasse,

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5 kil. précipité d'indigo en pâte , et l'on ajoute au tout 0k,885 chlorure stanneux, 0k,885 chloride hydrique.

La réaction du chlorure stanneux et du chloride hydrique sur l'acétate donne naissance au chlorure plombique, qui, étant peu soluble , forme une espèce de mastic et rend ainsi la couleur moins sujette à couler.

On compose encore des verts pour l'enluminage des garances, au moyen du sulfate plombique : ainsi : Dans 10 lit. eau de gomme on délaie :

4k,250 chlorure stanneux ,

5 kil. précipité d'indigo en pâte,

5 kil. sulfate plombique obtenu par double décomposition.

Le vert ci-après est beaucoup plus économique :

Dans 10 kil. empois d'amidon, à raison de 185 gr. amidon

par litre d'eau, on incorpore :

4k, 25 précipité d'indigo en pâte, 4k,950 chlorure stanneux , 1k, 250 sulfate plombique.

Un quart d'heure après l'impression de ce dernier vert, on le fixe en faisant passer les pièces clans la cuve à roulettes remplie d'eau de chaux portée à la température de 25 à 30° , et en en réglant le mouvement de manière qu'elles séjournent deux minutes environ dans ce bain alcalin. Lorsqu'elles en sortent, on les fait entrer dans un autre bain , composé d'une solution de sulfate sodique , et de là dans une autre cuve à roulettes plus petite et contenant une solution légère de chromate potassique , qui a pour effet de fixer le plomb et de prévenir le coulage. On expose alors à la rivière pour oxider l'indigo réduit, et l'on teint dans une dissolution de bichromate potassique, pour obtenir le vert. On est quelquefois obligé de passer le tissu, lorsqu'il sort du dernier bain, dans une solution très faible de chloride hydrique, pour nettoyer le blanc et aviver le vert ; mais il faut procéder à cette opération avec la plus grande prudence , car si le chloride hydrique se trouvait en trop forte proportion , il

réagirait sur le chromate plombique , et, en détruisant l'acide

chromique, donnerait naissance au chlore , qui décolore l'indigo.

L'échantillon 274 est de même fabrication que le précédent,

W&. Fond blanc garance avec enluminage bleu et vert solide.

avec cette différence que le vert d'enluminage y est accompagné de bleu. Dans l'un comme dans l'autre on a imprimé le mordant violet, puis les mordants fin rouge , troisième ou petit rouge et lilas, bousé, dégorgé, rincé, teint en garance, avivé (il est facile de voir que les couleurs garancées ont reçu un avivagetrop brusque et en sont fatiguées), et le blanc revenu à sa pureté primitive, procédé à l'impression des couleurs d'enluminage,

en y rentrant :

4° Le vert ci-dessus au sulfate plombique,

2° Un bleu formé de 1 0 lit. eau de gomme dans laquelle on a délayé

5 kil. précipité d'indigo,

<lk,760 chlorure stanneux ,

2k,500 mélasse.

Le jour même de l'impression, on a passé les pièces d'abord dans un baquet plein de chaux en bouillie , puis dans une cuve (Teau de chaux claire. On les a pendues ensuite à l'eau courante durant vingt à vingt-cinq minutes, à l'effet d'oxider l'indigo (déverdir), puis, teintes dans un bain de bichromate potas-

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5 kil. précipité d'indigo en pâte , et l'on ajoute au tout 0k,885 chlorure stanneux, 0k,885 chloride hydrique.

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Un quart d'heure après l'impression de ce dernier vert, on le fixe en faisant passer les pièces dans la cuve à roulettes remplie d'eau de chaux portée à la température de 25 à 30° , et en en réglant le mouvement de manière qu'elles séjournent deux minutes environ dans ce bain alcalin. Lorsqu'elles en sortent , on les fait entrer dans un autre bain , composé d'une solution de sulfate sodique , et de là dans une autre cuve à roulettes plus petite et contenant une solution légère de chromate potassique , qui a pour effet de fixer le plomb et de prévenir le coulage. On expose alors à la rivière pour oxider l'indigo réduit, et l'on teint dans une dissolution de bichromate potassique, pour obtenir le vert. On est quelquefois obligé de passer le tissu , lorsqu'il sort du dernier bain, dans une solution très faible de chloride hydrique, pour nettoyer le blanc et aviver le vert ; mais il faut procéder à cette opération avec la plus grande prudence , car si le chloride hydrique se trouvait en trop forte proportion , il

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réagirait sur le chromate plombique , et, en détruisant l'acide

chromique, donnerait naissance au chlore , qui décolore l'indigo.

L'échantillon 274 est de même fabrication que le précédent,

£ ¥ 4L Fond blanc garance avec enluminage bleu et vert solide.

avec cette différence que le vert d'enlumin âge y est accompagné de bleu. Dans l'un comme dans l'autre on a imprimé le mordant violet , puis les mordants fin rouge , troisième ou petit rouge et lilas, bousé, dégorgé, rincé, teint en garance, avivé (il est facile de voir que les couleurs garancées ont reçu un avivagetrop brusque et en sont fatiguées), et le blanc revenu à sa pureté primitive, procédé à l'impression des couleurs d'enluminage ,

en y rentrant :

\° Le vert ci-dessus au sulfate plombique,

2° Un bleu formé de 1 0 lit. eau de gomme dans laquelle on a délayé

5 kil. précipité d'indigo,

1^,760 chlorure stanneux ,

2k,500 mélasse.

Le jour même de l'impression, on a passé les pièces d'abord clans un baquet plein de chaux en bouillie , puis dans une cuve cT-eau de chaux claire. On les a pendues ensuite à l'eau courante durant vingt à vingt-cinq minutes , à l'effet d'oxider l'indigo (déverdir), puis, teintes dans un bain de bichromate potas-

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sique, pour trans'brmer l'oxide plombique en chromate plombique et former le vert. On remplace très souvent dans ce genre, par des raisons d'économie , les couleurs d'enluminage solides par des couleurs vapeur, ainsi que nous allons le voir.

Même genre que le "précèdent, mais avec couleurs d enluminai) e

fixées à la vapeur.

§ 792 Pour imprimer l'échantillon 275 , on s'est servi des

& 7 5 . Fond blanc garance avec enluminage bleu et vert vapeur.

mêmes planches que pour le précédent ; les couleurs garancées sont les mêmes, mais le vert et le bleu sont des couleurs vapeur ; on a imprimé le vert vapeur [44) et le bleu vapeur, (30) vaporisé à la colonne durant trente minutes , puis exposé à l'eau courante.

Un des inconvénients qui peut se présenter dans cette fabrication est le rappiicage des figures garancées sur les parties blanches du fond, qui, si l'on ne sait prendre certaines précautions , y occasionne des taches qu'aucun agent ne peut faire disparaître. Une expérience qu'a faite M. D. Kœchlin pour découvrir la cause de ce rappiicage est concluante et fait en même temps connaître le seul moyen de les éviter. Ce célèbre fabricant , ayant recouvert un tissu imprimé genre fond blanc

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garance d'une toile blanche et soumis ces toiles au vaporisage, une première fois en faisant agir sur eux seulement lavapeur d'eau, une seconde fois en associant à cette même vapeur un acide libre , constata que , dans le premier cas, les couleurs garancées et le blanc étaient restés intacts, tandis que, dans le second, la matière colorante, déplacée par l'acide, s'était volatilisée pour se rappliquer sur la surface blanche qui lui était opposée, au point d'y donner une épreuve exacte du dessin. La conséquence à tirer de cette importante observation , c'est que toutes les fois qu'on imprime des couleurs d' enluminage pour les fixer à la vapeur sur des étoffes où se trouvent déjà fixées des couleurs garancées , il faut avoir soin de composer les premières de manière à prévenir toute émanation acide, ou d'employer les doubliers , pour intercepter tout contact direct des surfaces de la toile.

§ 793. L'échantillon 276 ne diffère de ceux qui précèdent

£¥G. Fond blanc garance avec enluminage cachou, bleu,

jaune et vert solides.

que par le cachou et le jaune qui y figurent en plus

On a imprimé à la perrotine :

4° Le noir, 2° Le violet , 3° Le fin rouge ,

et Ton a rentré ensuite à la planche le rose et le lilas

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sique , pour trans'brmer l'oxicle plombique en chromate plombique et former le vert. On remplace très souvent dans ce genre, par des raisons d'économie , les couleurs d'enluminage solides par des couleurs vapeur, ainsi que nous allons le voir.

Même genre que le "précèdent, mais avec couleurs d ' enluminage

fixées à la vapeur.

§ 792 Pour imprimer l'échantillon 275 , on s'est servi des

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garance d'une toile blanche et soumis ces toiles au vaporisage, une première fois en faisant agir sur eux seulement lavapeur d'eau, une seconde fois en associant à cette même vapeur un acide libre , constata que , clans le premier cas, les couleurs garancées et le blanc étaient restés intacts, tandis que, dans le second, la matière colorante, déplacée par l'acide, s'était volatilisée pour se rappliquer sur la surface blanche qui lui était opposée, au point d'y donner une épreuve exacte du dessin. La conséquence à tirer de cette importante observation , c'est que toutes les fois qu'on imprime des couleurs d'enluminage pour les fixer à la vapeur sur des étoffes où se trouvent déjà fixées des couleurs garancées , il faut avoir soin de composer les premières de manière à prévenir toute émanation acide, ou d'employer les doubliers , pour intercepter tout contact direct des surfaces de la toile.

§ 793. L'échantillon 276 ne diffère de ceux qui précèdent

&?0. Fond blanc garance avec enluminage cachou, bleu,

jaune et vert solides.

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que par le cachou et le jaune qui y figurent en plus. On a imprimé à la perrotine :

4° Le noir, 2° Le violet , 3° Le fin rouge ,

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