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Après le fixage des mordants on a bouse , rincé , dégorgé, teint , avivé , comme il a été dit page 218, puis procédé à l'application des couleurs d'enluminage solides, cachou, bleu, jaune
et vert.
Il y a pour cette fabrication deux marches à suivre : l'une , la plus longue et la moins correcte , consiste à imprimer d'abord un cachou, § 569, et à le fixer ensuite par un ou deux vaporisages de 29 à 30 minutes, pour y rentrer le bleu etle vert solides, et enfin le jaune, qu'on passe immédiatement à la chaux , en observant tout ce que nous avons dit à l'occasion de l'application du bleu et du vert solides pris isolément.
Par l'autre, que ne suit qu'un petit nombre de fabricants , on imprime d'abord une préparation de cachou qui , n'exigeant ni repos ni vaporisage pour se combiner au tissu, peut y être fixée en même temps que le jaune, le vert et le bleu , par un simple passage des pièces dans un lait de chaux , qui détermine l'adhérence de toutes ces couleurs , même du jaune , puisque, dans cette circonstance, le sulfate plombique décomposé s'unit à l'étoffe. A leur sortie de ce bain, on expose les pièces à l'eau courante , afin d'oxider l'indigo réduit; on teint en chromate potassique , qui développe du jaune où il n'y a que de l'oxide plombique, du vert où ce même oxide se trouve mélangé au bleu, et enfin on achève l'oxidation du bleu et du cachou.
L'échantillon 276, outre qu'il nous donne un beau spécimen des produits de la maison Dollfus Mieg , nous fait voir à quel point ces fabricants ont poussé l'art de graver au cliché et d'imprimer à la perrotine. On a peine à croire que ces impressions aient été exécutées à l'aide d'une gravure en relief, § 493, p. 258.
Même genre que le précèdent, mais avec couleurs d enlaminage
fixées à la vapeur.
§ 794. Nous mettons ici en opposition un échantillon 277 du même dessin, mais où les couleurs d'enluminage solides cachou, § 573, bleu , § 559, vert , § 678, et jaune , § 599, sont remplacées par les mêmes nuances vapeur.
9 1 V • fond blanc garance avec cnluminage cachou » jaune ,
hleu et vert vapeur.
Après avoir avivé les couleurs garancées, on a successivement rentré à la main un cachou vapeur, § 735, un jaune, § 727, un bleu , § 730, et un vert, § 732. On a vaporisé à deux reprises durant 20 minutes, puis exposé à l'eau courante, pour oxiderles couleurs . On peut aussi , à cet effet , surtout pour le cachou , passer dans un bain de chromate potassique ; mais alors le blanc est rarement aussi pur,
La fabrication de l'échantillon 278 rentre dans celle qui nous occupe, bien qu'elle en paraisse assez éloignée. On a imprimé d'abord en mordant de fer le filet noir qui borde la colonne dentelle ; en second lieu , le mordant fin rouge et le mordant rose , puis, après avoir bousé, teint en garance et avivé, on a rentré la colonne fondu bois et gris américain, le vert vapeur (S 3), le jaune (9#), et la colonne fondu violet vapeur , avec dessin blanc réservé par la gravure. On a vaporisé alors durant 25 à 30 minutes, exposé à l'eau courante, rincé et apprêté.
En multipliant les exemples, nous n'aurions jamais que la même marche à exposer ; le nombre seul des couleurs pourrait changer : ainsi , parmi celles qui sont solides , on pourrait rencontrer deux bleus , un bleu foncé et un bleu tendre , un vert solide , le cachou à deux nuances , le rouille à deux nuances ,
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Après le fixage des mordants on a bouse , rincé , dégorgé, teint , avivé , comme il a été dit page 213, puis procédé à l'application des c< et vert.
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L'échantillon 276, outre qu'il nous donne un beau spécimen des produits de la maison Dollfus Mieg , nous fait voir à quel point ces fabricants ont poussé l'art de graver au cliché et d'imprimer à la perrotine. On a peine à croire que ces impressions aient été exécutées à l'aide d'une gravure en relief, § 493, p. 258.
Même genre que le précèdent, mais avec couleurs cC enluminage
fixées à la vapeur.
§ 79û. Nous mettons ici en opposition un échantillon 277 du même dessin, mais où les couleurs d'enlumin âge solides cachou, § 573, bleu, § 559, vert, § 678, et jaune, § 599, sont remplacées par les mêmes nuances vapeur.
fc1?1?. Fond blanc garance avec enluminage cachou , jaune
bleu et vert vapeur.
Après avoir avivé les couleurs garancées, on a successivement rentré à la main un cachou vapeur, § 735, un jaune, § 727, un bleu , § 730, et un vert, § 732. On a vaporisé à deux reprises durant 20 minutes, puis exposé à l'eau courante, pour oxider les couleurs . On peut aussi , à cet effet , surtout pour le cachou , passer dans un bain de chromate potassique ; mais alors le blanc est rarement aussi pur.
La fabrication de l'échantillon 278 rentre dans celle qui nous occupe, bien qu'elle en paraisse assez éloignée. On a imprimé d'abord en mordant de fer le filet noir qui borde la colonne dentelle; en second lieu, le mordant fin rouge et le mordant rose, puis, après avoir bousé, teint en garance et avivé, on a rentré la colonne fondu bois et gris américain, le vert vapeur (53), le jaune (•#), et la colonne fondu violet vapeur, avec dessin blanc réservé par la gravure. On a vaporisé alors durant 25 à 30 minutes, exposé à l'eau courante, rincé et apprêté.
En multipliant les exemples, nous n'aurions jamais que la même marche à exposer ; le nombre seul des couleurs pourrait changer : ainsi , parmi celles qui sont solides , on pourrait rencontrer deux bleus , un bleu foncé et un bleu tendre , un vert solide , le cachou à deux nuances , le rouille à deux nuances ,
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2 9 8* Fond blanc garance avec cnlurnînagc couleurs vapeur.
le rouille foncé et le rouille clair ou chamois. Quant aux couleurs d'application ou vapeur, le fabricant est libre de les accumuler en aussi grand nombre qu'il lui plaît.
Des fabrications de cette espèce, la plus difficile est sans contredit celle du genre meuble riche , dont nous donnons ici un échantillon , 279, que nous devons à l'obligeance de M. Gustave Schwartz , de la maison Schlumberger Kœchlin. Pour cet article, dans lequel l'impression et la fixation des couleurs garancées, qui doivent toujours être vives et nourries, appellent avant tout son attention, le fabricant a le plus grand intérêt à ne pas annuler, par des opérations d'enluminage mal coordonnées , les résultats qu'il a d'abord obtenus.
Nous trouvons dans cet échantillon un puce foncé faisant office de noir, trois rouges , deux violets , un bleu , un vert, un jaune, un orange, un bois ou olive. De ces diverses couleurs, quatre sont le produit de la superposition de couleurs élémentaires : le vert de celle du jaune sur le bleu, l'orange de celle du jaune sur le rose, le bois ou olive de celle du jaune sur le violet et le lilas, l'évêque de celle du bleu sur le rouge.
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Pour exécuter cet article, on a imprimé :
4 ° Un mordant puce foncé , qu'on préfère toujours dans ces articles au mordant de fer pur, attendu que le noir conserve difficilement son intensité et sa force durant les opérations par lesquelles on est obligé de faire passer l'étoffe pour aviver les autres couleurs garancées ,
%° Le fin rouge n° \ , épaissi à l'amidon , § 639 ;
3° Le deuxième rouge n° 3, épaissi aussi à l'amidon ;
4° Le troisième rouge n° 4, ou rose , épaissi à l'amidon grillé;
5° Un violet foncé n° 1 , épaissi à l'amidon ;
6° Un lilas épaissi à la gomme.
C'est ici surtout le cas de prendre en considération ce qui a été dit, §643, p, 300, sur l'intervalle à mettre entre l'impression de chaque mordant, pour qu'il s'oxide et se fixe à l'étoffe. De plus , pour prévenir la fusion des couleurs , on ne doit appliquer que légèrement les plus tendres , dont on recouvre toujours plus ou moins les plus foncées : autrement , si l'acétate du mordant foncé n'est pas bien décomposé, le choc le fera pénétrer dans la fibre , et il en résulter aun mélange de deux mordants. Cependant, comme il est indispensable que le mordant faible pénètre l'étoffe pour que les nuances tendres conservent encore assez de force après ravivage , on le fait ordinairement rappliquer par un second coup de planche qui force la première couche à imbiber la fibre (voyez Couleurs conversion) .
Après l'impression de tous les mordants, on a bousé une première fois clans la cuve à roulettes, à la température de 65°, rincé et parfaitement dégorgé , puis procédé à un second bousage dans la cuve à teindre, à la même température, rincé et dégorgé avec le plus grand soin aux roues, § 445, en y laissant les pièces moins longtemps renfermées qu'à l'ordinaire , quitte à les y remettre à plusieurs reprises après les avoir rincées chaque fois qu'on les en retire.
Le garançage se fait en une ou deux fois, selon la quantité de mordant qui se trouve sur l'étoffe, § 541, p. 514. On emploie de la garance d'Avignon, belle qualité, dans la proportion de 4 à 8 kil. par pièce de 60 à 65 mètr., selon le dessin. On ajoute à cha-
que garançage environ 01, 6 de solution alcaline, à 15° AB. Cette solution est une lessive de potasse caustique , quand on teint avec des eaux calcaires , comme celles du Jura , de Rouen , et simplement de carbonate potassique, lorsqu'on opère avec des eaux semblables à celles de nos contrées. Quand on garance en deux fois, on donne le premier garançage en deux heures et demie avec la moitié de la garance et la quantité de lessive indiquée ci-dessus, en élevant progressivement la température dans l'espace de deux heures, de 34 à 65°, et en maintenant le bain à ce degré pendant une demi-heure. On effectue le second garançage de la même manière que le premier et avec addition d'alcali; mais le fabricant intelligent doit apprécier à l'œil, d'après le premier garançage, si, pour cette seconde teinture, il doit employer la seconde moitié de garance qu'il avait réservée ou une plus petite partie seulement. L'opération doit durer environ deux heures et demie ; on la commence à la température de 35°, pour monter progressivement , dans l'espace de deux heures, jusqu'à 75° , où Ton doit rester une demi-heure.
Quand le garançage se fait en une seule fois , la teinture , a lieu en trois heures et se termine àla température de 75°.
Après la teinture, on rince et l'on dégorge jusqu'à ce que l'eau s'écoule parfaitement limpide des pièces exprimées , auxquelles on fait subir alors :
1° Un premier passage en savon, à la température de 55 à 60°, durant trois quarts d'heure, dans un bain contenant, avec la quantité d'eau nécessaire , des proportions de savon qui varient selon la quantité et l'intensité des couleurs qu'il s'agit d'aviver, et aussi selon les habitudes du fabricant. Cette quantité est d'environ 4 kil. pour dix pièces ; mais nous connaissons des fabricants qui vont beaucoup plus loin , dans le seul but de bien saturer de corps gras les couleurs garancées.
2° Une exposition de trois jours sur le pré, durant laquelle le corps gras, en s'oxiclant, développe un acide qui fait virer le rouge au jaune et le violet au gris. Jl est essentiel de suivre ces modifications , afin d'enlever les toiles aussitôt
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dire du vert, qu'on obtient toujours sans difficulté par la superposition d'un jaune quelconque sur le bleu ; ces divers traitements étant achevés, on lave, on dessèche, on apprête et on lustre [voyez cette opération ).
Pour les genres meubles à grands effets, on imprime des mordants jaune et olive , que l'on teint ensuite en quercitron à une basse température, en ajoutant au bain une assez forte proportion de colle, pour prévenir l'altération du blanc. Lorsque les couleurs garancées sont parfaitement saturées de garance et de corps gras, elles subissent parfaitement cette teinture; mais comme , dans le cas contraire , les violets , en se ternissant , et les roses , en prenant une teinte orangée , font disparaître en grande partie l'harmonie du dessin, on comprend l'importance d'apporter àl'opération dugarançage qui précède et de l'avivage les plus grands soins. Du reste , nous aurons occasion de revenir à cette fabrication, qui rentre dans les genres soubassement.
Lorsque le puce ou le noir doit dominer dans le dessin , on l'imprime et on le teint préalablement , pour y rentrer ensuite les mordants rouge, rose et rouille ; cette fabrication se confond alors avec celle des genres fonds noirs enluminés riches dont nous nous occuperons plus loin ; les irrégularités que Ton remarque dans les rentrures rouge, rose et lilas des bandes puce del'éch. 279, nous portent à penser que c'est ce dernier mode de fabrication qu'on a suivi pour l'obtenir.
Des genres fonds blancs enlumines avec couleurs cïenïumhiage déposées et fixées avant le garançage.
§ 795. Des couleurs d'enluminage solides, le rouille et l'oxide chromique ne peuvent s'employer dans le cas particulier d'exécution qui nous occupe, par la raison que ces couleurs métalliques , faisant fonction de mordants , ne peuvent être déposées sur une étoffe en même temps que les autres oxides qui doivent être teints en garance , sans attirer comme eux cette mptiere colorante et passer au lilas, au violet ou au noir, à moins
PONDS BLANCS ENLUMINES. 227
qu'on ne leur donne des qualités réservantes capables de les faire résister à toutes les opérations de la teinture et de l'avivnge. Des autres , le cachou peut sans difficulté être imprimé comme les mordants destinés à fixer la matière colorante d'un bain de garance ; car, pouvant devenir adhérent à l'étoffe dans des conditions sensiblement analogues à celles où ces mordants mêmes s'y unissent , et n'attirant d'ailleurs que peu ou faiblement à la teinture, on conçoit son association à toutes les nuances qu'engendre cette rubiacée. Toutefois, comme il se dégrade ou du moins perd de sa vivacité par les opérations de l'avivage , on le fait plus volontiers intervenir dans les teintures en garancine que dans celles en garance.
L'échantillon 280 nous fournit un spécimen de cette espèce
^&€$. Fond folane. Impression ronge » puce et cachou*
Cet échantillon devait être placé au n° 281 , p. 229 , et c'est ici que devait figurer léchantillon fixé par erreur dans ladite case n° 281 .
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de fabrication, qu'on exécute ordinairement à la machine trois à ou à quatre couleurs, pour obtenir plus de netteté et de régularité dans les rapports. Le rouge, le puce et le cachou qui s'y trouvent constituent un genre composé , formé de la réunion des trois genres simples , fond blanc , impression cachou (éch. 71), fond blanc , impression rouge , éch. 128, et fond blanc, impression puce, éch. 138. Après avoir donné à ces couleurs le degré de viscosité que réclamait la gravure et fait choix d'un cachou
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dire du vert, qu'on obtient toujours sans difficulté par la superposition d'un jaune quelconque sur le bleu; ces divers traitements étant achevés, on lave, on dessèche, on apprête et on lustre [voyez cette opération ).
Pour les genres meubles à grands effets, on imprime des mordants jaune et olive , que l'on teint ensuite en quercitron à une basse température, en ajoutant au bain une assez forte proportion de colle, pour prévenir l'altération du blanc. Lorsque les couleurs garancées sont parfaitement saturées de garance et de corps gras, elles subissent parfaitement cette teinture; mais comme , dans le cas contraire , les violets , en se ternissant , et les roses , en prenant une teinte orangée , font disparaître en grande partie l'harmonie du dessin, on comprend l'importance d'apporter à l'opération dugarançage qui précède et de l'avivage les plus grands soins. Du reste , nous aurons occasion de revenir à cette fabrication, qui rentre Han* les genre 1
Lorsque le pi l'imprime et on les mordants roi alors avec celle nous nous occu marque dans les del'éch. 279, ne de fabrication qu
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§ 795. Des couleurs d'enluminage solides, le rouille et Toxide chromique ne peuvent s'employer dans le cas particulier d'exécution qui nous occupe, par la raison que ces couleurs métalliques , faisant fonction de mordants , ne peuvent être déposées sur une étoffe en même temps que les autres oxides qui doivent, être teints en garance , sans attirer comme eux cette matière colorante et passer au lilas, au violet ou au noir, à moins
qu'on ne leur donne des qualités réservantes capables de les faire résister à toutes les opérations de la teinture et de l'avivage. Des autres , le cachou peut sans difficulté être imprimé comme les mordants destinés à fixer la matière colorante d'un bain de garance ; car, pouvant devenir adhérent à l'étoffe dans des conditions sensiblement analogues à celles où ces mordants mêmes s'y unissent , et n'attirant d'ailleurs que peu ou faiblement à la teinture, on conçoit son association à toutes les nuances qu'engendre cette rubiacée. Toutefois, comme il se dégrade ou du moins perd de sa vivacité par les opérations de l'avivage , on le fait plus volontiers intervenir clans les teintures en garancine que dans celles en garance.
L'échantillon 280 nous fournit un spécimen de cette espèce
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de fabrication, qu'on exécute ordinairement à la machine trois à ou à quatre couleurs, pour obtenir plus de netteté et de régularité clans les rapports. Le rouge, le puce et le cachou qui s'y trouvent constituent un genre composé , formé de la réunion des trois genres simples , fond blanc , impression cachou (éch. 71), fond blanc , impression rouge , éch. 128, et fond blanc, impression puce, éch. 138. Après avoir donné à ces couleurs le degré de viscosité que réclamait la gravure et fait choix d'un cachou
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convenable , on a procédé à l'impression du rouge parle premier cylindre , du cachou par le second , du puce par le troisième. Cette opération achevée, on a abandonné le tissu au repos, tant pour favoriser la combinaison des mordants d'alumine à l'étoffe que pour donner au cachou le temps de s'oxider et d'y devenir lui-même adhérent, § 569, p. 109. On aide à cette oxidation en introduisant dans la préparation de cachou une certaine quatité d'acétate calcique, ou bien en vaporisant. Quel que soit celui de ces deux moyens que l'on préfère, on doit toujours procéder à l'opération du bousage , qui a lieu comme d'ordinaire, § 532 , si ce n'est qu'on ajoute au bain de bouse du -bichromate potassique, afin de compléter l'oxidation du cachou, en le rendant tout-à-fait insoluble, et d'éviter par laque les parties surabondantes ne viennent salir le blanc du fond La quantité de bichromate qu'on introduit dans une cuve à roulettes, fig. 139 ou 1A0, est d'environ 2 à 2\5, mais elle varie nécessairement avec celle du cachou qui recouvre le tissu. Tl va sans dire qu'à fur et mesure qu'on fait passer des pièces dans un bain , il faut y ajouter du bichromate en dissolution, 2 litres , par exemple , à 200 gr. de bichromate par litre, après le passage de 10" pièces. Lorsqu'on les sort du bain , on les expose à l'eau courante durant deux à trois heures, si la localité le permet, pour compléter l'oxidation du cachou ; et, comme il suffit alors pour dégorger le tissu de le faire passer une seule fois aux roues , la couleur est moins sujette à se racler. Une fois que, par ces diverses opérations, on a fixé le cachou à l'étoffe conjointement avec les mordants rouge et puce , on n'a plus qu'à teindre en garancine, en observant à cette occasion tout ce qui a été exposé pages 6/i5, 317; on dégorge ensuite, on donne un passage en son , puis tout au plus un léger bain de savon, on rince et l'on apprête.
La fabrication de l'échantillon 281 rentre absolument dans celle de l'échantillon 280. Cependant, comme dans le premier le rouge, au lieu d'être isolé, est juxtaposé au puce, on a dû, pour éviter toute confusion , rendre le premier légèrement
ÎONDS BLANCS ENLUMINES. 229
$81. Fond blanc . impression rouge, puce et cachou.
réserve par l'introduction d un corps gras ou d'un agent chimique capable de masquer le fer qui pouvait Je recouvrir.
L'association du bleu , du vert et du jaune aux mordants qui doivent passer dans un bain de garance , présente des difficultés que n'offre pas celle du cachou , et qu'on rencontre :
1° Dans l'opération du fixage du bleu et du vert , qui, n'adhérant au tissu que par l'intervention des alcalis , imposent au fabricant les précautions les plus minutieuses pour prévenir la dissolution des mordants, celle du mordant rouge surtout, durant leur passage dans la cuve à chaux;
2° Dans celle de la teinture , vu la facilité avec laquelle le bleu et le vert se ternissent durant le garançage , et la peine qu'on éprouve à leur rendre leur éclat normal ;
3° Dans celle de ravivage , attendu que si l'on peut sans inconvénient passer le bleu en acide, il n'en est pas de même du vert, que l'acide chromique, mis en liberté , détruit complètement ou dégrade plus ou moins, en oxidant un de ses éléments, le bleu ;
4° Enfin dans celle de la purification complète des parties blanches salies par la teinture.
Malgré toutes ces difficultés, plusieurs fabricants n'ont point
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La fabrication de l'échantillon 281 rentre absolument dans celle de l'échantillon 280. Cependant, comme clans le premier le rouge, au lieu d'être isolé, est juxtaposé au puce, on a dû, pour éviter toute confusion , rendre le premier légèrement
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réserve par l'introduction d'un corps gras ou d'un agent chimique capable de masquer le fer qui pouvait le recouvrir.
L'association du bleu , du vert et du jaune aux mordants qui doivent passer dans un bain de garance, présente des difficultés que n'offre pas celle du cachou , et qu'on rencontre :
1° Dans l'opération du fixage du bleu et du vert , qui, n'adhérant au tissu que par l'intervention des alcalis , imposent au fabricant les précautions les plus minutieuses pour prévenir la dissolution des mordants, celle du mordant rouge surtout, durant leur passage dans la cuve à chaux;
2° Dans celle de la teinture , vu la facilité avec laquelle le bleu et le vert se ternissent durant le garançage , et la peine qu'on éprouve à leur rendre leur éclat normal ;
3° Dans celle de ravivage , attendu que si l'on peut sans inconvénient passer le bleu en acide, il n'en est pas de même du vert, que l'acide chromique, mis en liberté , détruit complètement ou dégrade plus ou moins, en oxidant un de ses éléments, le bleu ;
A0 Enfin dans celle de la purification complète des parties blanches salies par la teinture.
Malgré toutes ces difficultés, plusieurs fabricants n'ont point
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reculé devant ce genre de fabrication , et des établissements de Bohême, d'Angleterre et d'Alsace, spécialement la maison Haussmann , dans cette dernière province , ont livré au commerce des produits de cette espèce , dont le violet , le bleu et le vert ne laissaient rien à désirer ; le rouge seulement conservait une teinte brique due à l'impossibilité de l'aviver convenablement en présence de couleurs qui en auraient été plus ou moins dégradées.
M. J. Gros a importé d'Angleterre un procédé d'exécution de cette fabrication , dont nous devons la communication à l'obligeance de M. J. Schlumberger jeune, deThann, et dans lequel on rend les mordants inattaquables , par des corps qui leur font jouer le rôle de réserves mécaniques. Voici la composition de ces préparations ;
S MO, Noir,
On épaissit 10k,250 pyrolignite ferreux , à 7°iB, avec :
4k,47 amidon; lorsque la couleur est cuite, on y ajoute, à
chaud , 0k,88 terre de pipe , 0k, \ 5 sulfate cuivrique , Ok,4 20 térébenthine.
On colore par un peu de campêche, £1 M, Fin rouge.
On épaissit 10 kit, mordant rouge J5, coloré au fernambouc,
avec :
I kil. gomme Sénégal , et l'on y incorpore
4 kil. terre de pipe, 0k,22 térébenthine, 0k,22 saindoux.
Pour obtenir le deuxième , le troisième et le quatrième rouge, on étend ce mordant de deux à quatre fois son poids de la composition ci -après :
On épaissit IS^èOO eau avec :
4k,100 gomme, et l'on y incorpore
FONDS BLANCS ENLUMINES. 231
4k,670 terre de pipe,
2k,900 vernis à l'huile de lin ,
0k, 02 2 térébenthine.
£M%. Violet.
On épaissit 10l,25 pyrolignite ferreux , àlZi0.4B, avec :
30 kil. gomme dissoute dans
\ 00 lit. eau ; on fait cuire le tout , on y incorpore , à chaud ,
40 kil. terre de pipe,
2k,70 vernis gras à l'huile de lin.
. Cachou.
Dans 15 litres d'eau on fait cuire :
2k,500 cachou, en tablettes, finement pulvérisées; on réduite 1 0 lit , qu'on épaissit , à chaud , avec 2k,500 gomme Sénégal , puis on ajoute au tout 0k,450 sulfate ferreux , 1k,250 chlorure ammonique.
. Jaune
Dans 10 litres eau de gomme on fait dissoudre .
4k,850 nitrate plombique , et Ton colore le tout par une petite quantité de chromate potassique.
Bleu .
On mélange exactement dans une bassine :
3k,50 eau de gomme , à ! kil. par litre, 2k,33 mélasse,
5k,25 précipité d'indigo , qu'on obtient en faisant bouillir I 0 lit. potasse caustique , à 1 2° ÀB , . 3k,50 hydrate stanneux , § 214, 4k, 66 indigo finement pulvérisé.
Après une ébullition de quelques minutes, on étend le tout de 40. litres eau, et l'on mêle une solution de chlorure stanneux acide à la liqueur, jusqu'à ce qu'elle cesse de précipiter; on abandonne alors au repos , on décante , on lave le précipité par décantation, et on le recueille ensuite sur une chausse.
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-iiii. Vert.
On bassine avec soin :
0k,408 précipité d'indigo ci-dessus avec 0k,250 mélasse,
01,408 solution plombique , qu'on obtient ainsi qu'il suit : En mélangeant
12', 50 eau , à
3l,%50 eau de gomme ; en y faisant dissoudre , à chaud , 17k,500 nitrate plombique , et en y ajoutant, à tiède, 6k,250 mélasse.
Après avoir achevé l'impression de ces sept couleurs , on fait circuler les pièces, à froid, durant quatre minutes , dans une cuve à roulettes remplie de chaux , à l'effet de fixer le bleu, le vert et l'oxide plombique, base du jaune de chrome. Comme les mordants d'alumine et de fer qui sont chargés de corps résineux et gras (térébenthine et saindoux), se mouillent difficilement , ils ne sont pas sensiblement attaqués par la chaux; mais le contraire a lieu pour le bleu , le jaune et le vert , dont la fixation est immédiate si, au sortir de la chaux, on expose les toiles à la rivière durant le temps nécessaire pour déverdir ou oxider le bleu réduit. Cette première phase achevée, on passe aux roues, § 445, durant trois minutes ; puis , pour fixer les mordants , durant trente à trente-cinq minutes dans une décoction de son, ramenée à la température de 50 à 55°, § 534 : alors on procède à la formation du jaune , et par suite à celle du vert , c'est-à-dire qu'on teint dans un bain de chromate potassique qui donne du jaune partout où l'on a imprimé de l'oxide plombique, et du vert sur tous les points où se trouvait un mélange de précipité d'indigo et d'oxide plombique ; on rince , on dégorge , on teint en garance dans l'espace de deux heures , en commençant à la température de 25° pour finir à celle de 30°, et l'on procède à ravivage, en donnant au tissu :
1° Un passage en savon à l'ébullition durant trente à trentecinq minutes ;
FONDS BLANCS ENLUMINES . 233
2° Un passage en savon à la température de 75° durant quarante minutes ;
3° Un passage en chlorure de soude faible durant le temps nécessaire pour purifier les laques et les parties blanches du tissu.
Si, comme il n'arrive que trop souvent, le vert et le jaune sont altérés par les opérations du garançage , on plonge de nouveau les pièces dans un bain de chromate potassique pour rétablir le jaune , et par conséquent le vert , si toutefois le bleu qui concourt à le former n'a pas été détruit.
11 ressort de la nature résineuse des mordants rouge et violet employés dans cette fabrication , qu'ils doivent se fixer au tissu d'une manière très inégale , car la matière résineuse qui les préserve de l'action de la chaux les rend aussi moins sensibles à l'influence de la vapeur d'eau durant l'exposition des pièces , § 530, p. 452, à celle de l'eau , ainsi que des matières qu'elle tient en dissolution ou en suspension durant l'opération du fixage (bousage ou passage au son ) , §§ 532, 534 et 535, enfin à celle de ce même liquide durant l'opération mécanique du dégorgea ge , § 438.
Le problème de l'impression simultanée des couleurs d'enlum in âge avec celle des mordants teints en garance a été abordé et traité sous un tout autre point de vue au Logelbach. Un des chimistes attachés à cet établissement, M. Hirn fils, a cherché :
1° Un mordant , pour rouge surtout, qui se combinât à l'étoffe par l'opération même des passages en chaux, indispensables à la fixation du bleu , du vert et du jaune , qui se dégorgeât sans peine et se teignît à une basse température sans trop salir le blanc ;
2° Un moyen d'aviver les couleurs garancées qui , tout en les purifiant ainsi que le blanc de l'étoffe, altérât le moins possible le bleu, le vert et le jaune.
Il est parvenu à résoudre le premier point de la question