‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissusChapitre 256 sur 291 · IV · texte numérisé non relu

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SêS?. Conversion réalisée sur mordant, bandes vîoîct elair

impression violet foncé.

On a exécuté ce genre avec avantage chez MM. Dollfus, Mieg , Haussmann , J. Schlumberger jeune et Barbet ; mais , dans ces diverses maisons, on n'a pas employé les mêmes mordants. Les uns ont rendu acides les mordants ordinaires qui, ne pouvant par eux-mêmes céder qu'une partie de leur base au tissu, réclamaient l'intervention d'un corps salin capable de les saturer ; les autres ont mélangé deux sels, dont l'un seulement pouvait sans auxiliaire céder sa base à la fibre.

M. Pélissier, du Logelbach, fabriquait ses beaux produits double violet conversion de la manière suivante :

Il faisait dissoudre 1 partie sulfate ferreux dans 6 parties

pyrolignite ferreux , obtenu d'un mélange de :

\ part, pyrolignite ferreux , à \ 5° AB , \ 6 part, d'eau.

Après avoir épaissi cette dissolution à l'amidon grillé , il l'imprimait au rouleau et passait par dessus un blanc conversion composé soit d'une solution d'arséniate potassique neutre, à 10° ylB, épaissie à l'amidon grillé, soit d'une dissolution de 2k,500 acétate sodique dans 10 lit. d'eau.

Après l'impression , il abandonnait les pièces au repos , et

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quand le mordant avait été converti par l'arséniate, il bousait à la température de 50" dans une cuve carrée , rinçait et teignait. La conversion avait-elle eu lieu au moyen de l'acétate sodique, il dégorgeait d'abord à l'eau courante, ensuite dans la cuve carrée, à la température de 50°, dans un bain d'arséniate potassique saturé.

M. J. Schlumberger jeune , pour composer son mordant violet, ajoutait :

A 16 lit. eau de gomme, à 750 gr. par litre :

8 lit. vinaigre coloré en bleu par l'acétate d'indigo , 4 lit. pyrolignite ferreux , à 1 4° AB , 0k,375 jus de citron,

et sur cette couleur il appliquait un blanc conversion formé de :

10 lit. eau de gomme, à 500 gr. par litre, tenant en suspension 2k,500 sel à bouser, § 51 (de Kestner). '

Pour ces mêmes conversions , M. Barbet mélangeait : \ 0 lit. pyrolignite ferreux , à \ 0* AB , 4 5 lit. acide pyroligneux, contenant 70 gr. acide sulfurique par litre, et épaississait le tout à l'amidon grillé.

La réunion de ces corps constituait, en définitive, un raé-' lange de sulfate et de pyrolignite ferreux : mieux vaut donc employer directement ces corps dans des proportions constantes et déterminées, comme le faisait M. Pélissier.

Quant au blanc conversion qu'appliquait M. Barbet pour former le double violet, c'était de l'arséniate potassique saturé, qu'il obtenait en dissolvant :

Dans 10 lit. potasse caustique , à 6 ou 7° AB :

5 kil. bi-arséniate potassique.

Nous n'insisterons pas davantage sur ce point, le fabricant pouvant toujours composer des mordants violets conversion en prenant de l'acétate ferreux pour base de la nuance tendre qu'il veut réaliser, et en y ajoutant des proportions convenables de sulfate ou de nitrate ferreux , de sulfate ou de chlorure ferpique mélangé à une certaine quantité de chlorure ammonique,

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qui favorise la dissolution du fer. Pour ce qui regarde le blanc conversion, on peut encore le former en employant l'arséniate potassique , le sel à bouser , les acétates potassique , sodique , ammonique ou plombique.

Des mordants rouges pour doubles nuances.

On compose ces mordants en mélangeant à des proportions d'acétate aluminique qui puissent donner la nuance rose que l'on désire, une certaine quantité d'alun, de nitrate ou de sulfate aluminique, de tout sel aluminique, en un mot, qui par luimême ne cède pas sa base à l'étoffe, § kl h. SOI . Mordant rose double nuance.

A 15 lit. acide pyroligneux , on mélange : 5 lit. nitrate zincique , à 5° ^4B , 0^,320 décoction de Sainte-Marthe, à 4 2MB; on y fait

dissoudre 5 kil. alun , 4 kil. pyrolignite plombique; on épaissit le tout avec

3 kil. amidon blanc, et l'on cuit jusqu'à ce que la couleur ait la consistance convenable pour l'impression.

Les effets de conversion qu'on obtient sur les mordants de fer et d'alumine isolés peuvent être réalisés aussi sur ces mordants réunis ; les agents qui les provoquent sont les mêmes.

M. Pélissier a produit de jolis puces conversion en imprimant un mordant puce double nuance , composé d'un mélange de :

4 0 lit. eau, 5 lit. acétate aluminique ,

4 1,25 pyrolignite ferreux, à 41° AB , dans lequel il faisait

dissoudre 2],50 sulfate ferreux , et qu'il épaississait à l'amidon grillé ,

et il imprimait ensuite un blanc conversion, soit à l'arséniate

potassique, soit à l'acétate sodique ; du reste, le traitement était

le même que pour les violets.

Ayant ainsi le moyen de réalisera volonté des impressions de

mordant , avec conversion en teintes plus foncées sur des points

déterminés d'un dessin , on ne devait pas s'en tenir aux tein-

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tures résultant du garançage : aussi appliqua-t-on bientôt ce procédé à d'autres matières colorantes, et notamment à la cochenille. M. Barbet, de Vieux-Thann, a fait, il y aquelques années, un bel article dahlia, en double nuance , teint en cette matière colorante. Il imprimait au double rouleau des bandes en mordant rouge et violet , double nuance , séparées les unes des autres par un petit filet blanc , et après deux jours d'exposition à l'air, un blanc conversion à l'arséniate qui , en passant sur les mordants rouge et violet , fixait à l'étoffe de plus fortes proportions de base, et contribuait ainsi au développement des teintes foncées. On bousait à la cuve à roulettes, à la température de 55°, puis durant vingt minutes clans la cuve en rond ; on rinçait, on dégorgeait et l'on teignait dans une décoction de cochenille , à raison de 3 28 gr. cochenille par pièce. La température de ce bain devait être élevée progressivement, dans l'espace d'une heure, à 55°, et y être maintenue trente à quarante minutes. On rinçait alors de nouveau , on nettoyait sans passer en son , on desséchait, et l'on obtenait des bandes rose et lilas cochenille, coupées par un dessin rouge et violet foncé.

En teignant ces mordants double nuance dans des mélanges de matières colorantes, on réalise de très jolis effets; mais deux raisons empêchent le fabricant d en retirer tout le parti possible au point de vue de l'exécution :

1° La gravure du blanc conversion que Ton dépose après coup, en transportant sur les parties blanches le mordant dont elle se charge toujours plus ou moins, leur donne alors une teinte prononcée , surtout quand , pour former la double nuance, on a employé l'arséniate potassique. L'échantillon violet en offre une preuve.

2° Le principe même de cette fabrication met en présence d'une difficulté assez grande , savoir, que les parties de mordant qui doivent donner les teintes claires renferment une assez forte quantité de sel qu'il faut faire disparaître sans qu'il se répande sur les parties blanches du fond et se combine avec elles.

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