‹ Traité théorique et pratique de l'impression des tissusChapitre 7 sur 291 · SB^B · texte numérisé non relu

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^4 DE La FABRICATION gft| PARTICULIER.

l'espace dans lequel on opère est assez vaste, et que, par conséquent , il peut y avoir condensation de vapeur , on recouvre le cadre d'une chemise en drap, qui empêche l'eau de condensation d'atteindre les pièces.

§ 722 . Fixage à la guérite. Nous n'entrerons pas dans le détail de plusieurs autres moyens de vaporisage qui ont plus ou moins de rapport avec ceux que nous venons de présenter; mais il en est un que nous devons encore faire connaître. Il diffère des précédents en ce que la chambre ou caisse ', au lieu d'être fixe est mobile , et c'est sans doute à cette forme et à cette mobilité'que

cet appareil doit le nom de lanterne ou de guérite, qu'on lui donne. Il se compose de trois parties : h guérite on chambre mobile, le cadre auquel on suspend les pièces , enfin la table sur laquelle on place les cadres chargés de ces pièces et que l'on recouvre ensuite de la cloche. Nous empruntons à l'ouvrage de M. Tillaye la figure ci- après :

a, b, c, d, f, %. 155, représente une guérite ou espèce de cloche mobile de 1"',50 de haut . dont les côtés ont 2

Fig. 155.

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1 4f mètres de long, r,3 de large, et se

terminent dans la partie supérieure par un toit incliné qui favorise l'écoulement de l'eau condensée. Des cordes attachées à cette espèce de cloche permettent, de la soulever à volonté à l'aide de poulies.

Le cadre est d'une dimension telle que la cloche puisse facilement le recouvrir ; il se compose de liteaux de 0,u,055 carrés , joints par des mortaises, liés

ordinairement par des traverses; la longueur en est de im,10.

la largeur de im,845, et la hauteur de l'"3. Sur les deux côtés, dans le sens de la largeur fg , iif , sont vissées deux plaques de cuivre portant deux rangées de crochets de même métal. On l'entoure , avant de suspendre les pièces , d'un drap qu'on fixe aux crochets , et dont on laisse pendre environ 1 mètre en dehors , et 0,n,27 en dedans , pour en recouvrir l'étoffe une fois qu'elle est encadrée. Cette portion du drap est soutenue par la ficelle/, /, /. Quand le cadre est chargé , on le recouvre d'une chemise en flanelle, qui a pour objet d'empêcher l'eau de condensation d'atteindre le tissu, et on le place sur la table h, g , supportée par les chevalets k, i. Au centre de cette table passe le tuyau l',l, surmonté d'une pommelle d'arrosoir, par laquelle arrive la vapeur, recouverte d'un châssis en planche ou en étoffe qui , en refoulant le fluide élastique sur les côtés , le distribue plus uniformément. La communication du tube L avec la chaudière est interceptée par une boîte p , qui joue ici le même rôle que la sphère dans les appareils à colonne, c'est-à-dire reçoit l'eau qui se projette et que l'on fait écouler au besoin par le siphon Q. La table h, g, légèrement inclinée dans le même but , permet à l'eau de condensation de se déverser par un siphon trop plein r.

Quant à l'opération, elle est au fond la même que la précédente ; dès que le cadre chargé de pièces et recouvert de son manchon ou enveloppe est déposé sur la tablette i-ig, en ss, on abaisse la cloche, qui s'engage dans une coulisse ou rainure b, à , puis on donne accès à la vapeur, qui , arrivant par le tube l , passe dans la caisse p, où elle abandonne l'eau dont elle pouvait être chargée , et se rend ensuite par la pommelle dans l'intérieur de la chambre. En ouvrant les douilles placées en o , on peut à volonté donner issue à l'air et imprimer une certaine direction à la vapeur.

Tels sont les appareils dont on se sert pour vaporiser les étoffes imprimées ; étudions maintenant l'action de la vapeur, afin de préciser, s'il est possible, les conditions les plus conve-

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nables pour arriver à ce but. Nous sommes heureux de pouvoir, dans une question aussi importante , nous appuyer d'un travail inédit de M. Ed. Schwartz, qui a exécuté sur laine, à la vapeur, des impressions qui ne laissent rien à désirer.

La vapeur d'eau à laquelle on soumet les étoffes dans les divers systèmes que nous avons passés en revue est-elle simplement un agent calorifique ou remplit-elle encore un autre rôle ? Telle est la question que s'est posée M. Ed. Schwartz clans son travail , et qu'une expérience bien simple , vérifiée ensuite d'une infinité de manières, lui a permis de résoudre. Ayant partagé en deux portions une étoffe de laine imprimée de couleurs diverses , il passa immédiatement sur l'une d'elles, pendant que les couleurs étaient encore humides, un, fer à repasser chauffe à 100°, et constata que dans de pareilles circonstances les couleurs se fixent parfaitement au tissu, en raison de faction combinée de l'eau et de la chaleur. En faisant subir le même traitement à l'autre portion , préalablement desséchée , il s'assura que , dans ce cas, les couleurs n'adhérant nullement à l'étoffe s'en détachent complètement par le moindre lavage. Cette nécessité de l'intervention d'une certaine quantité d'eau pour que le vaporisage produise son effet n'a rien qui doive surprendre, puisque dans cette opération il s'accomplit des réactions chimiques où le concours de l'eau est aussi indispensable que dans la décomposition clu sulfate plombique par le sulfide hydrique. On sait que ce gaz, qui attaque et sulfure avec tant d'énergie ce sel plombique en présence de l'humidité, est sans action sur lui à l'état sec. Nous pourrions citer beaucoup d'autres exemples dans lesquels de doubles décompositions entre deux sels ne s'opèrent qu'autant qu'une certaine quantité d'eau intervient dans la réaction ; mais nous nous bornerons à signaler deux phénomènes plus applicables au cas particulier. Le chlorure sodique et l'acide silicique, mis en contact à l'état sec, ne réagissent pas l'un sur l'autre, tandis qu'aussitôt que l'on fait intervenir l'eau, il y a formation de silicate sodique et dégagement

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