CHI.OROSE ET ANI^IMIE
lier celles de Foedisli, dans lesquelles on trouve une diminution simultanée des globules et de la librine, n’appartiennent pas au sang des chlorotiques, mais bien à celui des anémiques. On ne saurait, en conséquence, les invoquer comme un argument en faveur de l’identité des deux affections. Il résulte même des recherches et des déclarations précitées de MM. Andral et Gavarrct, que les résultats obtenus par Fœdish doivent servir de témoignage à l’appui de l’opinion que nous soutenons, à savoir que la chlorose et l’anémie sont deux états morbides fort distincts.
Cette différence ressort bien plus encore de l’étude des causes des deux affections.
L’anémie est un accident ; elle est le résultat de pertes de sang plus ou moins abondantes, d’une saignée copieuse, d’une métrorrhagie ; ou bien elle est produite par les troubles profonds que subit la nutrition sous l’intluence d’une maladie toxique, virulente, infectieuse , organique (fièvre palustre, empoisonnement saturnin, cachexie mercurielle, syphilis, intoxication cadavérique, infection purulente, albuminurie, diathèses cancéreuse, tuberculeuse, etc.).
Dans l’anémie, la force d’hématose demeure intacte; elle ne subit aucune altération; mais dans la chlorose cette force est abaissée. Aussi, la chlorose est-elle inhérente à la constitution et s’apporte-t-elle en naissant ; c’est une maladie congénitale, une sorte d’idiosyncrasie. C’est, si l’on veut, une manière d’être