‹ Traité théorique et pratique de la construction des batteries [Textbd.] [...]Chapitre 10 sur 50 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Du cojjre ou du parapet.

Des principales' propriétés que doit avoir un parapet. '

Le parapet étant destiné à couvrir ou protéger contre les coups de l’ennemi les bouches à feu et les artilleurs de la batterie , il faut :

1. ° Que son épaisseur soit telle que les boulets ennemis ne puissent point le traverser.

2. " Que sa hauteur soit déterminée de manière à ce que les pièces et leurs serrans soient parfaitement couverts jusqu’à 4 ou 6 toises (8 ou i2 mètres) en arrière du parapet.

Détermination de l’épaisseur du parapet.

L’épaisseur du parapet se détermine d’après deux considérations qui influent sur la profondeur à laquelle les boulets peuvent y pénétrer J savoir : ,

1." Le calibre des bouches à feu que l’ennemi pourra probablement opposer à la batterie à bonne portée.

•2.° L’espèce et la qualité de la terre employée à la construction du parapet.

i. On sentj d’après cela, qu’il n’est pas possible de déterminer cette épaisseur d’une manière générale , et qu’elle doit varier suivant les circonstances.

D’après des expériences multipliées , et surtout d’après ce qu’on a observé à la guerre, on a reconnu que lo à 12 pieds (3 mètres 5o cent, à 4 mèt.) d’épaisseur de parapet sulUsaieut contrôles pièces de campagne : pour résister aux pièces de siège et de place, il faudrait donner au parapet au moins i5 pieds (5 mètres) d’épaisseur dans les terres fortes j s’il était formé de terres d’une densité moyenne, il faudrait lui en donner 18 pieds (6 mètres), et jusqu’à 24 pieds (8 mètres) si c’étaient des terres légères. *

1. Au mois de Septembre 1799 on a fait k Saint-Omer, par ordre du Ministre de la guerre , des expériences de pénétration sur trois sortes de terres et avec le boulet des cinq calibres les pins en usage. La qualité de la poudre et^ la charge des bouches à feu ne sont pas désignées dans le

Cela serait surtout nécessaire dans les tranchées, attendu que les terres n’y étant pas, damées ou battues, elles n’opposent pas la même résistance que celles qui . le sont ; si donc on construit une batteHe dans la parallèle, il faudra, placer le saucisson de fondation du revêtement assez en arrière de l’épaulement de la tranchée, ou fortifier assez cet épaulement en avant,

procès-verbal; mais tout porte à croire qu’on a employé la poudre et la charge ordinaire de guerre. Le tableau ci* dessous fait connaître les résultats de oes expérfences.

NATURE des terres et distances.

des

coups.

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