‹ Traité théorique et pratique de la construction des batteries [Textbd.] [...]Chapitre 9 sur 50 · Les batteries rasantes ou à feux ra · texte numérisé non relu

Les batteries rasantes ou à feux ra

sans , dont les projectiles parcourent leur trajectoire à peu près parallèlement à la surface du terrain , et sans s’élever plus haut que la moitié de la taille ordinaire d’un homme. . .

,5.° Les batteries flanquantes , ou construites latéralement à un pont, une digue , uu débouché, etc., pour les défendre avec plus de force, en croisant leur feu à peu de distance en avant.

6.° Les batteries flanquées , ou qui sont protégées par des batteries flanquantes.

Sous le sixième rapport, enfin, on distingue :

, Les batteries entièrement revêtues t et celles qui ne sont revêtues qu’en partie : le parapet des premières est revêtu sur les quatre faces; le parapet des' secondes n’est revêtu qu’intérieurement.

2." Les battei-ies revêtues en saucissons,, en gazons , en gabions ou en partie avec quelqu’un de ces matériaux, et eu partie avec d’autres.

'■ 5.” Les batteries construites avec des.fuc.s à terre ou des sacs à laine , etc.

Dénominations et description^ des d'f^érentes parties des batteries.

Dans une batterie complète ou à embra^ sures , les parties principales sont les suivantes (voyez PI. II) :

1.* Le parapet {a b c de h) , qu’on appelle aussi l’épaulement , et quelquefois le coffre de la batterie : c’est le massif ou l’élévation de terre disposé en avant des bouches à feu, pour les couvrir des coups de l’ennemi; on y distingue :

« ) La genouillère ( a 6 g h) : c’est la partie de l’épaulement qui s’élève depuis le sol jusqu’à la hauteur de l’entreloise de volée des bouches à feu.

( b) Les merlans { i k l m) : ce sont les parties massives du parapet qui s’élèvent au-dessus de la genouillère. On appelle demi-merlons ou merlans des ailes, ceux qui se trouvent aux deux extrémités de la batterie (n O P (f). ~

, c) Les embrasures (p q i k, l m i k) : ce sont les ouvertures pratiquées entre les merlons, pour y faire pénétrer une partie de la volée du canon ou de l’obusier, quand on le tire. Ces ouvertures ont la forme d’un prisme dont la hase est un trapèze, et lesbouches à feu y entrent par le côté le plus étroit; on y distingue :

c‘) Le plan inférieur de [embrasure {b g f ou la surface de cette ouverture à la hauteur de la genouillère.

^ c‘) Les joues de l’embrasure { b cj" g ) ^ ou les faces latérales des merlons ou demimerlons dans l’intérieur de l’embrasure.

c‘) La directrice {^r s), ligne idéale tirée du milieu de l’ouverture intérieure de l’embrasure à l’objet qu’on doit battre.

> d) La plongée t ou le plan supérieur du parapet i^d e) : cette dénomination seule en donne la définition. • '

e) Le talus intérieur du parapet { a c) : c’est la face du parapet du côté de l’in-' térieur de la batterie et contre laquelle ^ont placées les pièces. ' ,

y’) Le talus extérieur du parapet h) y ou la face du parapet du côté de l’ennemi.

2° La berme (ht) : c’est une bande de la surface naturelle du terrain, qu’on laisse entre le fossé et le talus extérieur du parapet, pour prévenir l’éboulement de ce dernier.

3. " Le fossé (u v x) : c’est l’excavation' faite en avant du parapet, pour se procurer les terres nécessaires à sa construction, et pour en rendre l’assaut plus difficile.

4. " Lé terre-plein ( T) • c’est l’espace ménagé en arrière du parapet pour y placer les pièces : dans les batteries élevées, cet

emplacement peut être exhaussé tout entier au-dessus du terrain naturel , ou bien on y dispose une élévation particulière pour chaque bouche à feu : dans les batteries encaissées, le terre-plein est creusé tout entier au-dessous du terrain naturel.

5. ° Les plates-formes {PP’ P”)-, il y en a une pour chaque bouche à feu : c’est un plancher composé de lambourdes ou poutrelles {L, L, X) enterrées dans des rigoles, leur longueur suivant la directrice de l’embrasure, et recouvertes par de fortes planches ou madriers {M, M , M\

6. ” Les magasins à poudre ou à munitions (IV) : leur dénomination suffit pour en faire connaître l’objet, et nous expliquerons plus tard avec quelques détails leur construction et les principales conditions auxquelles ils doivent satisfaire.

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