‹ Traité théorique et pratique de la construction des batteries [Textbd.] [...]Chapitre 16 sur 50 · P, PI. II · texte numérisé non relu

P, PI. II

Pour construire les plate-formes à mortier ou pierrier, les artilleurs français se servent de trois lambourdes de fondt qui sont des poutrelles de 7 pieds (2 mèt 3o cent.) de longueur, sur 8 pouces ( 13 cent) d’équarrissage; de neuf ou onze lambourdes de recouvrementy ayant le même équarrissage que celles de fond, mais ayant seulement 6 pieds (2 mètres) de longueur, et de huit piquets semblables à ceux pour plate-foxme à canon. ,

On n’emploie que neuf de ceslambourdes

pour les plate-formes destinées aux mortiers de dix pouces à petite portée, aux mortiers de huit pouces et aux pierriers, mais il y en a onze aux plate-formes pour mortiers de douze pouces et dix pouces à grande portée.

Les trois lambourdes de fond se placent comme les gîtes des plate-formes à canon , excepté, i." que les rigoles doivent être parfaitement horizontales et n’avoir que 4 pouces (il cent.) de profondeur; a." que le bout des poutrelles, du côté du coffre, doit être éloigné de 7 pieds (a mètres 3o cent.) du revêtement, quand le parapet a 7 pieds ( a mètres 3o cent. ) de hauteur.' On recouvre ensuite les lambourdes de fond de celles de recouvrement, en plaçant celles - ci comme les madriers des plateformes à canon; la première arrasant l’extrémité des lambourdes de fond, du côté du coffre, et toutes les autres se joignant exactement-entre elles; enfin, on consolide la plate-forme au moyen de quatre piquets, dont deux sont plantés en. avant et deux en arrière.

La plate-forme se trouvant ainsi un peu plus élevée que le terre-plein de la batterie, pour l’y raccorder, on rapportera tout

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à l’entour des terres, quë l’on damera bien, et auxquelles on donnera un talus allant du bord supérieur des lambourdes jusqu’au sol.

On doit apporter le plus grand soin à cç que les plate-formes à mortier soient parfaitement horizontales et très-solides. La première qualité est indispensable pour assurer la justesse du tirj la seconde est nécessaire pour résister aux violentes réactions que ces plate-formes éprouvent dans Je tir. .

Les artilleurs de la plupart des puissancesde l’Allemagne donnent auxplate-formes de mortier 8 pieds (2 mèt. 60 cent) de largeur, sur lo pieds (3 mèt 5o cent) de longueur, et ils les éloignent du revêtement de 6 pieds (2 mètres), pour une hauteur de parapet ordinaire, en augmentant ou diminuant cette distance proportionnellement, lorsque cette hauteur augmente ou diminue , de manière à ce que les bombes tirées à 45", puissent toujours passer par-dessus la crête de l’épauleilient.

■ Pour construire ces plate-formes, et particulièrement celles destinées aux mortiers des plus gros calibres, ils se 'servent de cinq lambourdes de fond de 1 1 pieds à 1 1 pieds

3 pouces (3 mètres Sy cenl. à 3 mètres 65 cent.) (le longueur, sur 8 pouces (22 cent.) d’équarrissage, et ayant sur une de leurs faces, à l’extrémité postérieure, une tête ou saillie de 12 à 1 5 pouces (32 à 40 cent.) de longueur et d’une hauteur égale à l’épaisseur des m’adriers, qui est de 2 pouces à 2% pouces (54 à 80 millim.). ‘ • ' ,

Toutes ces lambourdes sont placées parallèlement entre elles : celle du milieu suivant la directricej les deux extérieures de maniéré à ce. que les madriers, qui ont 8 pieds (2 mètres 60 cent.) de longueur, les dépassent de 3 pouces (8 cent.) de chaque côté, et les deux intermédiaires partageant bien également les intervalles entre les • trois premières.

On les recouvre ensuite de dix madriers, ayant en longueur et épaisseur les dimensions que nous avons données ci-dessus, et de 1 pied (32 centim.) de largeur. Les madriers, bien, serrés les uns contre les 'autrès, et bien emboîtés par les têtes ou saillies des lambourdes de fond, sont ensuite cloués sur les lambourdes extrêmes et maintenus de chaque côté , comme dans les plate -formes à canon, par june tringle

i , Coogk

( ipl )

de lo pieds (3 mètres 35 cent.) de longueur, 6 pouces (i6 centim.) de largeur, et de a pouces (6 cent.) d’épaisseur.

Les plate-formes que nous venons de décrire , sont celles que les artilleurs allemands construisent, dans tous les cas, pour leurs mortiers de 6o liv.stein, qui répondent à, nos mortiers de i3°; mais, pour ceux de« calibres plus faibles, lorsqu’ils ont besoin d’économiser les matériaux , ils donnent aux plate-formes moins de longueur et de largeur; 8 pieds (a mètres 6o cent.) de longueur sur 7 pieds (a mètres 3o cent) de largeur, par exemple, à celles des mortiers de 3o livres stein, et 4 ^ ^ laideur

(i mètre 5o cent à’i mèti« èrot cent.) siir 6 pieds (a mètres) dô longueur, à celles des mortiers de lo livres stein.

D’un autre côté, quand ils doivent tirer les grosmortiers avec une forte charge , remplissant les trois quarts ou la totalité de la chambre, ils cherchent à donner plus de solidité aux plate-formes, èt pour cela, sur les quatre poutrelles enterrées dans le terre-plein, ils en placent quatre autres des mêmes ^dimeSsions, et préparées de manière à bien emboîter les premières; puis, sur cette espèce

de grillage ils placent, comme à l’ordinaire, les madriers qui doivent former le plancher de la plate-forme.

Du heurtoir.

Les artilleurs français et ceux de plusieurs autres puissances placent , sur leurs plate-formjes, du côté du revêtement, un heurtoir, espèce de. poutrelle destinée à appuyer les roues de l’affût, quand la pièce est en batterie, et à les empêcher de venir dégrader le revêtement.

En France, ce heurtoir a 8 pieds (a mètres 6o cent.) de long, sur 8 pouces (22 cent.) d’équarrissage, et en le plaçant contre l’épaulement, il en éloigne les roues de 6 pouces (16 cent.); on pourrait donc à la rigueur ne lui donner que 7 pouces ( i8' cent ) : èn Allemagné il n’a même que 4 à 6 pouces (lia 16 cent) d’équarrissage.

Il faut qu’il soit placé bien perpendiculairement à la directrice, qui doit toujours Jg partager en deux parties égales.

En Allemagne , il porte sur le premier madrier, et on l’arrête à chaque extrémité au moyen d’un fort piquet à mentonnet

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En France, le heurtoir se place immédiatement sur les gîtes et contre l’épaulement ' : on le fixe invariablement dans sa position, en plantant un fort piquet à chaque bout vis-à-vis le milieu de son épaisseur. Quand l’embrasure est oblique , le heurtoir ne touche le revêtement que par un de ses bouts j on remplit de terre le vide angulaire qui reste entre lui et l’épaulement, et on la dame solidement.

Dans ce dernier cas , pour placer le heurtoir bien correctement, on prend par le milieu un cordeau de la à i5 pieds (4 à 5 mètres) de longueur; on fait tenir chaque bout de ce cordeau à une des extrémités d’une même arête du heurtoir; On place ensuite celui-ci de manière à ce qu’il touche le revêtement du parapet par un de ses bouts, et que, les deux côtés du cordeau

1. La régulants de la position du heurtoir a tant d'influence sur le tir, et quand il est placé comme nous Tenons de l’expliquer, il peut être si facilement dérangé par un projectile ennemi tombant sur la plate-forme, qu'on ferait mieux, peut-être, de ne pas le poser sur les gîtes , et de le ^ placer sur le sol même, de manière k ce que ces gites Tinssent seulement s’appuyer contre sa face postérieure par leur extrémité. '

étant également tendus, son milieu, qu’on , tient à la main, se trovive sur l’alignement ' de la directrice. *

Au moyen de ce procédé, on sera sûr que le heurtoir sera partagé en deux parties égales par cette ligne, et qu’il lui sera perpendiculaire. Si cette dernière condition n’avait pas lieu, lorsque les roues de l’affût seraient appuyées contre le heurtoir, la pièce ne tirerait pas suivant la directrice ; pour la mettre sur cet alignement, il faudrait qu’une de ces roues appuyât contre cette pièce de bois,; et que l’autre ne la touchât pas , ce qui serait une position peu solide et très-difficile à donner à la pièce, priu" cipalement pendant la nuit,

Des plate-formes boulonnées.

Les artilleurs de plusieurs puissances de l’Allemagne trouvent avantageux d’avoir ,

1. Il faut prendre garde, en plaçant ainsi le heurtoir, qno son extrémité la plus rapprochée du revêtement en soit cependant assez éloignée pour que la roue de ce côté ne touche pas ia chemise de la batterie, qu'elle endommagerait par son' frottement.

, ( io5 )

pour les batteries à embrasures, des plate^ formes composées de pièces qu’on trans-t porte , toutes préparées , avec le parc de siège, ou qu’il est facile d’y faire préparer, de sorte qu’il n’y a plus qu’à- lés assembler sur place {P”, Planche II).

Les madriers de ces espèces de plate-formes sont numérotés, et sur les gîtes extérieurs sont fixés quatre boulons, taraudés à leur extrémité, pour recevoir des écroux correspondans.

Pour assembler la plate-forme, on place d’abord le gîte du milieu comme à l’ordinaire, puis on dispose les gîtes extérieurs de manière à c.e que la tige des boulons se trouve en dessus.

On place ensuite les madriers suivant l’ordre de leurs numéros, de telle sorte que ceux qui ont des trous pour laisser 'passer les boulons, se trouvent exactement a, .la position qu’ils doivent occuper. Par-dessus les madriers on place les deux tringles latérales, qui doivent aussi être percées de quatre trous pour laisser passer les boulons; et enfin on arrête le tout au moyen des écroux, que l’on serre avec une clef.

Ces 'plate -formes ont l’avantage de «se

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mettre en place très-promptement et de se démonter aussi facilement; mais elles ont deux inconvéniens : le premier, d’être plus longues et plus difficiles à réparer que celles dont les madriers ne sont retenus que par des piquets ; le deuxième , que , si les bois viennent à travailler, les boulons à se fausser ou les écroux à s’égarer, il n’est plus possible de les assembler.

Des demi-plate-formes , dites plate-formes à queue d’aronde.

Dans les batteries à ricochet, où les canons n’ont que fort peu de recul, dans celles où les bouches à feu doivent tirer près- , que continuellement suivant la même direc- ' tion, ou bien encore lorsqu’ils manquent de bois pour les plàte-formes, les artilleurs de plusieurs puissances d’Allemagne se contentent de construire des plate-formes qui ne sont recouvertes en madriers que sur la partie qui doit porter les roues de l’alFùt. (P, Planche 111.)

Quant aux crosses, elles.portent sur trois madriers, s’appuyant par un de leurs bouts aux madriers destinés à porter les roues.

Ces derniers sont au nombre de neuf, et reposent sur quatre gîtes, qui n’ont que dix pieds (3 met aS cent.) de longueur; ils sont fixés latéralement par des tringles de neuf pieds (3 mètres a5 cent) de longueur, 6' pouces ( i6 cent.) de laideur, et pouce (4 centim. ) d’épaisseur.

Des trois madriers qui portent les crorses, celui du milieu est placé suivant la directrice, les deux autres sont placés à droite et à gauche, 'de manière qu’ils touchent le premier par le bout qui s’appuie à la partie pleine de la plate-forme , et qu’ils en sont éloignés de i pied (48 cent) par leur autre bout

Ces trois madriers sont cloués, comme à. l’ordinaire, sur deux gîtes placés perpendiculairement à la directrice; le premier à a pieds (65 cent) des gîtes qui portent la partie pleine de la plate-forme, et le second à 4 pieds ( i mètre 3o cent) du premier, et ils sont de plus fixés au moyen de piquets à mentonnet '

C’est à cause de la disposition de ces trois madriers que ces sortes de plate-formes sont appelées à queue d’aronde. ^ '

Lorsque les artilleurs allemands man-

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quent (le madriers, ils se contentent ijuelquefois de donner aux plate-formes des batteries à ricochet i3 à 14 pieds (4 met. 22 cent, à 4 mètres 55 cent.) de longueur, sans y faire- de queue d’aronde, attendu le peu de recul' des bouches à feu tirant de cette manière.

Des plate-formes pour les bouches à feu de campagne.

Lorsque des bouches à feu de campagne devront tirer long-temps dans la même position , ,on fera bien de les placer sur des plate-formes- que l’on construira^ comme nous venons de l’expliquer dans le paragraphe précédent , mais en se servant de bois de plus faibles dimensions.

Les artilleurs allemands emploient ordinairement, daus ce cas, la plate-forme à queue d’aronde que nous venons de décrire, en ne donnant aux madriers que iX pouce à 2 pouces (4 à 6 centim.) d’épaisseur, 1 pied (32 cent.) de largeur, et 9 pieds (3 mètres) de longueur. Quant aux gîtes, ils n’ont que 4^5 pouces ( 1 1 à 14 cebt.) d’équarrissage; les quatre principaux

ont lo pieds (3 mèt. à5 cent.) de longueur; et'les deux qui portent la queue d’aronde seulement 6 pie^ (a mètres). {P, PI. III. Cette planche représente une batterie pour pièces de campagne, avec ti'ois plate-formes différente^ <

Des quîSe gîtes principaux, les deux du milieu sont éloignés de la directrice de ig pouces (5a cent.); les gîtes extrêmes sont éloignés des premiers de i % pied (48 cent.), et tous^ les madriers sont retenus sur ces gîtes, comme sur ceux qui forment la queue d’aronde, au moyen de doux et de piquets à mentonnet.

Lorsqu’ils manquent de bois où de temps pour construire ainsi les plate-formes des canons de campagne, ils les établissent sur des plate-formes qu’ils appellento;o/aufej , et qui se composent seulement de deux gîtes et trois madriers. Les gîtes ont pieds (a mèti'es 44 cent.) de longueur, et on les enterre perpendiculairement à la directrice; le premier à 3 pieds ( 1 mètre) du revêtement, et le second à trois pieds du premier. Les trois madriers ont 9 pieds ( 3 mètres) de long, et peuvent, à la rigueur, nôtre que de fortes planches. 11 y en a deux

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qui servent de support aux roues, et qui sont à cet edet disposés parallèlement à la directrice, à égale distance à droite et à gauche de cette ligtie, et espacés entre eux d’une distance égale à la ''^oie de l’affût. Le troisième, qui sert de support aux crosses , doit être placé suivant la direfPfrice , l’un de ses bouts s’avançant entre les premiers : les uns et les autres doivent être cloués sur les gîtes, ou ils y sont fixés au moyen de piquets à mentonnet. (P', Planche III.)

Les artilleurs français, qui ont aussi recours , en cas de besoin , à des plate-formes de ce genre, les nomment plate-formes à /n prussienne’, ils les composent seulement de deux gîtes pour porter les roues, et deux madriers pour porter les crosses. Ces sortes de plate-formes sont très- économiques et construites très-promptement; mais on ne peut les employer que lorsque les bouches à feu en batterie ne doivent point changer de ligne de tir.

Quelle que soit l’espèce des plate-formes qu’on emploie, lorsque les pièces doivent tirer en barbette , par-dessus lia genouillère et dans toutes les directions, il faut que les madriers aient tous leur surface supé-

Heure dans un même plan horizontal, et au niveau du terre-plein de la batterie.

Dans les places fortes menacées d’un siège, il est très- avantageux , et on peut .même dire qu’il est indispensablement nécessaire, de garnir de plate-formes les bat- Hesà barbette, construites aux angles flanqués des bastions, et aux angles saillans des ouvrages extérieurs , de manière que les bouches à feu qu’on y placera puissent tirer dans tontes les directions , de front , de flanc , etc. ' - <

Lorsque, dans la suite des opérations du siège, il deviendra nécessaire d’abandonner ces batteries, la plus grande partie des bois de leurs plate-formes pourront être employés à la construction de celles qu’il faudra construire alors pour armer les faces sur lesquelles on aura ouvert à cet elfet des embrasures.

Dans les retrancbemens que l’on fait en campagne, ou bien lorsqu’on manque de bois débité pour plate-formes, et qu’on a à sa disposition des bois de palissades ou des rondins en grume, une. manière trèsexpéditive de construire les plate-formes, consiste à y employer des rondins , sciés

de long par le milieu, en enterrant la partie arrondie et en mettant en dessus la face plane.

Des rigoles pour l'écoulement des eaux.

Nous avons dit au §. 25 , que , dans tous les cas, soit que la batterie fût horizontale, élevée ou enterrée, il fallait toujours que son terre-plein fût aplani et nivelé à vue d’œil , ou au moyen de niveau de maçon. Cette opération est nécessaire pour qu’on puisse construire les plate-formes avec facilité et exactitude j mais si, après la construction de ces plate-formes , le terreplein restait ainsi horizontal dans toute son étendue, il en résulterait, particulièrement dans les batteries enterrées, que les eaux de pluie y séjourneraient et finiraient par les inonder , ce qui rendrait le service des bouches à feu très-pénible et très-difficile.

11 est «donc absolument nécessaire de donner de l’écoulement à ces eaux. Comme , par la manière dont les plate-formes sont construites, elles se trouvent déjà un peu au-dessus du terre-plein , il suffira, dans les batteries horizontales ou dans les batteries

élevées, de donner un peu de pente au’terre-. plein de l’avant à l’arrière, et de cette manière on se débarrassera des eaux de pluie.

Dans les batteries enterrées , on pratiquera, le long du talus postérieur de l’enfoncement qui forme le terre-plein, une petite rigole, qui conduira les eaux vers un endroit plus bas qu’on aura trouvé, à l’extérieur de la batterie, ou vers un puits qu’on aura creusé dans son intérieur.

Les plate-formes étant inclinées vers le parapet, et les madriers serrés les tins contre les autres , si la pluie vient à tomber par torrent, l’eau ruissellera en abondance de ces plate-formes vers le talus intérieur du parapet: en conséquence il faudra creuser au bas de ce talus une rigole qui communiquera avec celles qu’on ménage entre les plate-formes (§. 28) et, au moyen de celles-ci, avec le petit canal creusé en arrière du terre-plein.

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