D’après l’objet auquel ces batteries . sont destinées
< 4.° D’après la nature de leur construction, ou celle du terrain sur lequel elles sont établies.
5. “ D’après leur emplacement et leur di- reclion, relativement à l’objet qu’elles doivent battre.
6. “ Enfin, d’apres la nature etl’e.spèce des matériaux employés à leur revêtement.
Sous le premier rapport où distingue les batteries de canons , les batteries de canons et obusiers , les batteries d’ obusiers , les batteries de mortiers et celles des pierricrs.
Sous le second rapport on distingue :
' i.“ Les batteries dont l’intérieur se trouve de niveau avec le 'terrain sur 'lequel elles sont établies , supposé horizontal. Pour abréger le discours, nous les appellerons batteries horizontales.
a." Celles dans lesquelles les bouches à feu se trouvent placées au-dessous du sol naturel , dans une espèce de fossé creusé à cet eflet, mais de manière à pouvoir cependant tirer au-dessus de l’horizon : ce sont des batteries encaissées.
5.“ Enfin , celles dont tout l’intérieur se trouve élevé au-dessus du terrain environnant , au moyen de terres rapportées : on les nomme batteries élevées. ,
Sous le troisième rapport on distij^ne : i.° Les batteries à ricochet ou à’er^Uide , qui ontpourobjet d’en/î/ersuivant leur longueur les faces des ouvrages ennemis, de manière à ce que les projectiles, en y roulant ou en y faisant plusieurs bonds ou ricochets , puissent démonter les bouches à feu qui s’y trouvent placées, et mettre hors de combat les artilleurs chargés de les servir.
2° Les batteries de plein fouet, destinées à battre de front le parapet des ouvrages de l’ennemi , et de détruire , par des coups directs, les bouches à feu qui se trouvent placées derrière ce parapet.
3.” Les batteries de brèche, au moyen desquelles on se propose de renverser le revêtement des ouvrages ennemis, et d’y pratiquer une ouverture par où l’on puisse monter à l’assaut.
■ Sous le quatrième rapport on distingue : i.” Les batteries à barbette: ce sont celles dont le parapet ne s’élève qu’a 'la hauteur de l’entretoise de voléej elles ont cet avau-
tage qu’elles permettent de tirer aisément dans toutes les directions. /
2." Les batteries à embrasures , dont le parapet est élevé à une hauteur suffisante pour^u’il puisse couvrir entièrement les houcnes à feu et leurs servans : on est forcé alors de pratiquer dans l’épaisseur de ce parapet des ouvertures à travers lesquelles les pièces puissent tirer, et ce sont ces ouvertures. qu’on appelle embrasures.
lues batteries à étages ou échelonnées, qui sont établies sur un terrain incliné dans le sens de leur longueur, de sorte qu’on ne peut placer qu’une ou deux bouches à feu sur le même plan horizontal, et qu’on est forcé de les disposer sur plusieurs plans qui s’élèvent les uns au-dessus des autres, comme les marches d’un escalier.
4. ° Les batteries à crémaillères ou à redans, dont l’épaulement ne se prolonge pas en ligne droite, mais est dirigé suivant plusieurs lignes droites , formant entre elles des angles rentrans et des angles saillans , comme les dents d’une scie.
5. ” Les batteries construites sur les terrains jfierreux, celles qui le sont sur des rocAer^, ou Sur un sol marécageux.
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6. ® "Le&batteries coupées dans le terrain: ce sont celles que l’on construit sur un rideau ou sur la crête d’une colline, qui offre naturellement l’épaisseur du parapet, et dans lesquelles on n’a qu’à ouvrir des embrasures.
7. “ Les batteries fermées ou à demi fermées, dont le parapet règne sur les quatre faces de l’ouvrage , ou sur le devant et les deux ailes seulement.
\jes batteries flottantes , <i\ii sont cons- ^ . truites sur des bateaux plats, des radeaüx, des galiotes ou des chaloupes.
Sous le cinquième rapport on distingue :
1 Les batteries directes.
2. ° Ijqs batteries obliques, et cela suivant la direction de leurs feux relativement à leur tracé.
3. ” Les batteries à feux croisés, dont les lignes de tir se croisent sur le point même qu’elles doivent battre, ou un peu en avant, ou mieux encore un peu en arrière.