‹ Traité théorique et pratique de la dissertation philosophiqueChapitre 67 sur 189 · THÉORIE DE LA SENSIBILITÉ · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA SENSIBILITÉ

Sensations. Sentiments.

21. Distinguer les sentiments des sensations. Vérifier celte -distinction en étudiant tour à tour chacun de nos sentiments principaux. (28 novembre 1871.)

22. Distinguer le sentiment de la sensation. Énumérer et classer les principaux sentiments du cœur humain. (15 novembre 1867; 5 mai 1870.)

Plan. L'homme étant composé d'une âme et d'un corps, cette double nature se reflète dans la division des plaisirs et. des douleurs dont la sensibilité est le principe, les sensations et les sentiments. 1° Les sensations sont les modifications agréables ou désagréables que l'âme éprouve à la suite des impressions produites sur les organes des sens par les objets extérieurs et transmises au cerveau par les nerfs (S. externes), ou déterminées par l'état du corps et par les besoins qu'on nomme appétits (S. internes). 2° Les sentiments sont les plaisirs et les peines qui résultent de l'exercice de nos facultés ou de la satisfaction d'une tendance de l'âme à rechercher certains objets, comme le plaisir que procure la vue d'un bel objet, la satisfaction d'avoir rempli un devoir. Quand ces sentiments sont vifs, ils déterminent dans le corps des impressions organiques et se manifestent par la physionomie : ainsi la crainte resserre le cœur et fait pâlir le visage; quelquefois même il n'y a pas d'analogie entre le sentiment et le fait physiologique qui l'exprime ; ainsi une joie subite fait verser des larmes.

Pour énumérer, classer et définir nos sentiments, on les divise comme les penchants auxquels ils se rattachent, (cf. 23).

Lire Charles, Lect. de phil., I, p. 455.

Classification des plaisirs et des inclinations.

23. Dù plaisir et delà douleur. Quelles sont les causes de ces deux genres d'émoi ions? Existe-t-il des émotions indifférentes? (31 juillet 1871.)

24. Dn plaisir et de la peine. Quelle est la nature de ces deux sortes de phénomènes? Des différentes espèces de plaisirs et de peines. (9 novembre 1871.)

Plan. Le plaisir et la doukur sont des phénomènes simples qui n'ont pas besoin de définition ; mais le rôle qu'ils remplissent dans noire vie est si important que la psychologie doit l'étudier avec soin. Pour le reconnaître, on divise les plaisirs en deux grandes classes : PL des sens ou Sensations, PL de l'esprit et du cœur ou Sentiments (cf. 21) ; puis on examine quelles sont leurs causes. — 1 ° La sensation agréable a pour cause l'impression faite par un objet extérieur qui exerce une action favorable à un de nos organes, ou la satisfaction de nos appétits (cf. 26); elle nous révèle ainsi instinctivement l'état de notre corps et ses rapports avec les objets extérieurs dont il subit l'action ou sur lesquels il agit. De mémo, le sentiment agréable résulte de l'accomplissement d'un acte ou de la satisfaction d'un de nos penchants, par exemple, de la curiosité, de l'ambition, de la sympathie, de l'amour de soi (cf. 25). — 2° En général, la douleur cslun aiguillon qui nous averlit d'éviter une chose nuisible ou de faire un acte nécessaire à notre nature, tandis que le plaisir nous engage à recommencer. Ces deux phénomènes ont donc une valeur morale, puisque l'ensemblede tous nos plaisirs constitue le Bonheur. — 3° Par suite, il n'y a pas d'émotion complètement indifférente; seulement, l'émotion qui n'est pas provoquée par l'exercice de notre activité s'affaiblit par la continuité ou par la répétition, tandis que les plaisirs qui naissent de l'activité subsistent et s'accroissent avec elle.

Lire Bouillet, D. des sciences, art. Bonheur; Charles, Lcct. de phil., I, p. 445-453, 456-460, 475-478; Bossuet, Connaissance de Dieu et de soi-même, I, n.

25. Énumérer et classer les principales inclinations de la nature humaine. (Ier août 1867.)

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