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Main-d'œuvre . . . .
Entretien, fournitures diverses et frais
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A déduire pour scrapes
OBSERVATIONS. — On a pris les produits à l'état do gros fers rendre comparables aux lingots de métal Bessemer. Ce tableau est extrait des An. des Mines, 6= S., t. XIV, p. 42.
ou de massiaux pour les
A. Chiffres s'appliquant au gros fer marchand dans les forges de la Loire.
B. Fabrication de l'acier puddlé en massiaux dans la Loire.
C. On a admis une consommation de 1025 k. d'acier puddlé par tonne d'acier fondu. A l'acier puddlé consommé on a substitué la fonte et les dépenses en combustibles, main-d'œuvre, frais généraux et d'entretien nécessaires pour obtenir cet acier en lingots de qualité ordinaire. On a admis à la fusion 3 pour 100 de déchet.
D. Roulement d'une usine pendant un mois où il n'y a eu ni rebuts ni opérations manquées. Le prix do revient se rapporte à des lingots pour rails. Le nombre 36'', 7 de houille correspond à 22 k. de menu coke employé au chauffage préalable des appareils. Les ^8^,1 sont des riblons.
8S1. Avantages du procédé Bessemer. — Le procédé Bessemer réalise une grande économie de combustible, de temps et de main-
(') Nous donnerons plus loin quelques prix de vente de l'acier Bessemer.
CHAP. II. CONDUITE d'uNE OPÉHATION.
d'œuvre sur les consommations exigées par les autres méthodes connues pour fournir de l'acier. En effet, l'acier fondu ordinaire exige en combustible : 1° 2,5 de houille pour 1 de fer cémenté obtenu par l'affinage de la fonte et la cémentation du fer; 2° 2, S de coke = 100. 2,5 : 70 ou 3,57 de houille pour la fusion au creuset; total 6,07 de houille. Le puddlage pour acier suivi de la refonte donne lieu à une dépense de 5,07 de houille. Dans le procédé Bessemer, il faut : 1° une consommation de force pour la marche de la soufflerie; 2° 60 pour 100 de houille pour la liquéfaction de la fonte au four à réverbère ; 3° 0,2 de combustible pour chauffer le convertisseur et la poche de distribution ; total un peu plus de 100 pour 100.
La main-d'œuvre, la consommation de terre réfractaire et l'entretien de la machine donnent lieu à des frais peu élevés. Pour l'arsenal de Woolwich, M. Bessemer évalue le prix de revient de son acier à 162 fr. la tonne, en employant des fontes de 89 à 91 fr.
Dans le procédé Bessemer, la fonte liquide peut passer en peu d'heures à l'état de produit étiré, propre à être livré au commerce. La cémentation suivie de la fusion exige des semaines entières pour arriver au même résultat.
La fonderie au creuset fournit couramment des lingots de 20 à 40 et par exception de 100 k. Les convertisseurs donnent par opération des produits fondus de 1000 à 5000 k., sans exiger des travaux pénibles pareils à ceux qu'occasionnent les fours à puddler et les fonderies ordinaires.
Le convertisseur, en donnant par masses un produit directement fondu, dispense des efforts mécaniques appliqués au soudage des trousses. Ses produits, toujours exempts des scories dont l'expulsion même incomplète, par des moyens mécaniques, nécessiterait tant de labeur et donnerait lieu à tant de déchets, tout en altérant la qualité du métal, peuvent recevoir à la coulée une première forme qui simplifie le travail de la forge, avantage précieux pour la fabrication des pièces volumineuses et à formes compliquées.
Le procédé Bessemer, d'après la méthode anglaise, permet seul de compter avec certitude sur la teneur des aciers en carbone et d'obtenir des produits d'un degré de carburation déterminé d'avance (v. § 793).
Enfin, l'acier Bessemer est assez homogène pour les objets volumineux ou de grande consommation. Selon Greiner, différentes prises d'essai, faites sur un ou plusieurs lingots de la même coulée, n'ont jamais donné pour le carbone plus de 0,02 pour 100 de différence à l'analyse chimique, et les résultats des épreuves par la traction et par le choc, qui ont eu lieu à Terre-Noire et qui sont rapportés dans l'ouvrage
SECTION IV. — PROCÉDÉ BESSEMER
de Grunersur l'acier publié en 1867, font très-bien ressortir l'identité pratique de deux lingots pris au hasard dans la même coulée.
8S2. Imperfections du procédé Bessemer. — On trouve au procédé Bessemer les inconvénients suivants, savoir : 1° il exige l'emploi de fontes spéciales que beaucoup de pays doivent faire venir à grands frais de l'étranger; 2° on doit opérer sur une échelle colossale, le procédé étant impraticable autrement ; 3° on doit avoir des appareils dispendieux, entr'autres, une soufflerie et un système hydraulique d'une grande puissance ; 4" comme on n'est pas sûr des matières, on se trouve généralement dans la nécessité de soumettre les fontes à une deuxième fusion très-coûteuse ; S° l'acier Bessemer anglais ordinaire manque d'élasticité à froid et de sensibilité à la trempe et il ne peut être refondu plusieurs fois sans éprouver des changements notables ; 6» enfin, l'acier Bessemer dur ne se soude pas à lui-même, comme cela s'observe d'ailleurs pour tous les aciers fondus.
On explique le défaut d'élasticité de l'acier Bessemer anglais ordinaire, ainsi que sa résistance à la trempe, par un manque de continuité et d'homogénéité ; mais il doit être attribué avant tout à la présence de corps nuisibles (| 83f>).
Les lingots d'acier Bessemer, tant anglais que suédois, sont plus ou moins poreux et les cavités ou soufflures augmentent de l'intérieur des blocs à l'extérieur; à la vérité, un martelage très-puissant peut rendre ces défectuosités imperceptibles à l'œil, même armé d'un microscope, mais la trempe fait reparaître les solutions de continuité qu'elles occasionnent. Suivant Gruner (An. des Min., 1867, p. id), on observe à Turrach, en Autriche, que les lingots tendres, n"* 6 et 7 de Tunner, sont plus huileux que les autres, et c'est ce que l'on admet aussi à Seraing, où les ouvriers prédisent que l'acier sera dur lorsqu'il mousse à la coulée : l'acier tendre ne mousse pas, mais cette règle n'est pas générale ; car la production de la mousse dépend aussi de la composition de la fonte que l'on traite. L'acier mou, susceptible d'une chaude plus forte que l'acier dur, se prête mieux à la soudure parfaite aux endroits creux, mais on ne le trempe pas.
Le défaut d'homogénéité qu'on prétend trouver à l'acier Bessemer anglais ordinaire serait dû à un mélange inexact avec le Spiegeleisen ajouté à la fin de l'opération.
Enfin, la facilité avec laquelle l'acier Bessemer anglais ordinaire se pâme à la refonte résulterait de ce que cet acier retient peu le carbone trop rapidement absorbé.
Par suite de ces défauts, on ne peut débiter l'acier Bessemer anglais ordinaire en articles fins, tels que ressorts, outils et instruments ; aussi
ne le désigne-t-on que sous le nom de métal Bessemer, et ne l'emploiet-on que comme un fer forgé parfaitement exempt de scories, riche en carbone, partant très-dur et très-tenace, au lieu du fer ordinaire, pour fabriquer, par exemple, des rails, des bandages, des tôles de chaudières, etc. Lorsqu'on veut faire servir l'acier Bessemer anglais ordinaire à la taillanderie, il est utile de le refondre au creuset avec du peroxyde de manganèse et du charbon de bois (| 841).
L'acier Bessemer de Suède est de qualité meilleure, ce qui tient à la supériorité de la fonte : il se laisse tremper et peut être employé directement pour outils et instruments, pourvu, toutefois, que ces objets comportent des limites assez larges sous le rapport de la dureté et d'autres qualités ; car l'absence, dans l'appareil suédois, d'un moyen certain de juger si l'affinage est arrivé au point voulu peut faire varier la composition de cet acier d'une charge à l'autre, ce qui expose à des tâtonnements onéreux. D'ailleurs, l'acier suédois n'est pas plus exempt de soufflures que l'acier anglais, de sorte que l'acier fondu au creuset l'emporte aussi sur l'acier Bessemer suédois, du moins comme garantie.
Ce qui prouve que la qualité supérieure de l'acier Bessemer de Suède est due à la pureté des fontes employées et non au mode de fabrication, c'est que plusieurs usines, notamment celle de Neuberg, où l'on a également des matières premières d'élite, mais où l'on suit la méthode anglaise, donnent des aciers très-convenables pour la taillanderie, comme on a pu s'en convaincre à l'exposition de 1867.