‹ Traité théorique et pratique de la fabrication du fer et de l'acierChapitre 52 sur 189 · CHAP. III. PUDDLAGE POUR ACIER ET POUR FER A FINS GRAINS · texte numérisé non relu

CHAP. III. PUDDLAGE POUR ACIER ET POUR FER A FINS GRAINS

c cst-à-dire, plus gras et plus gailleteux, que pour le puddiage à fer ordinaire.

M<2. Première période. Réparations et chargement. — Durée 10 à 13 minutes environ. Nous supposons un four en activité et au moment où Ton vient de retirer les boules de la fournée précédente. Le maître puddleur travaille à la sole du four et le deuxième s'occupe des soins de la grille.

Après avoir laissé écouler, s'il y a lieu, une partie des scories pour qu'il n'en reste plus sur la sole qu'une couche de 30 à 40 millimètres d'épaisseur, l'ouvrier raffermit au besoin la sole' par arrosage en se servant, à cet effet, d'une louche en fer, ou bien il répare la sole, à quelques centimètres du cordon, au moyen de scories de vieille sole en morceaux, pour fortifier la base du cordon, ou encore il fait les deux opérations; puis il regarnit le cordon, soit avec du minerai pur en roche, soit, ce qui, toutefois, est moins bon, avec des scories de vieilles soles ou de vieux cordons en scories, et sur les parties regarnies il fait jaillir des scories de la sole pour le rejointoyage ; enfin, il charge 180, 200 ou 210 k. de fonte, suivant la nature de celle-ci, et 2S à SO k. de scories de cinglage provenant de fer à grains, en faisant varier la quantité de celles-ci selon que la fonte est plus ou moins facile à affiner.

Tandis que le maître puddleur vaque à ces travaux, son aide nettoie parfaitement la grille et rafraîchit le cendrier par de l'eau amenée au moyen d'un tuyau qui longe la rangée des fours du côté des cendriers, puis il regarnit la grille de combustible, en veillant à ce qu'il ne puisse s'y produire de cheminée.

MZ. Deuxième période. La fusion. — Durée 3S à 40 minutes, pendant lesquelles on charge au moins 2 fois la grille. On accélère le plus possible la liquéfaction du métal. A cet effet, celui-ci doit se trouver placé uniformément sur la sole, la porte doit être calée et margée et on lève complètement le registre, qui, à Seraing, conserve cette position pendant toute la durée de la chaude. Cependant, il peut être utile pour certaines fontes de baisser de temps à autre le clapet, en se guidant d'après les principes du puddiage pour acier. Lorsque, au bout d'un quart d'heure environ, les scories sont fondues et que la fonte blanchit et commence à se ramollir, on retourne les morceaux de métal sur la sole. Dès que la fonte est liquéfiée, l'ouvrier (le maître puddleur) la remue légèrement avec le rabot, pour rendre le bain homogène et pour accélérer la fusion des morceaux de métal qui pourraient encore se trouver à l'état solide.

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