‹ Traité théorique et pratique de la fabrication du fer et de l'acierChapitre 59 sur 189 · IS · texte numérisé non relu

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(1) Le déchet dépend des fontes. Les Spiegels donnent peu de déchet.

{') 12 fr. par 1000 k. de produit de première qualité et 8 fr. par lOOOk. de produit de seconde qualité. C'est le maître qui touche cette somme, à charge par lui de payer a son aide 5 fr. 50 par jour. Toute fournée qui pèse moins de ICO k. n'est pas payée aux puddleurs.

(5) Quoique la durée d'une cliargc puisse n'être que de 130 minutes, cependant on ne fait, en général, que quatre charges en 12 heures, parce qu'il faut refaire la sole, brûler la mitraille, etc.

{*) Fonte blanche.

457. Observations théoriques et pratiques sur le puddage pour acier effectué, vers l'année 1863, aux usines royales d'Alvensleben , en Silésie. — Les détails que je vais rapporter, concernent particulière-

CUAP. ni. — PUDDLAGE POUU ACIER ET POUR PER A FINS GRAINS. 339

ment l'usine de Zorgé, au versant sud-ouest du Harz. La fonte que l'on affine provient de hauts fourneaux alimentés au charbon de bois et par du fer oxydé rouge mélangé de fer oxydé brun. Elle est grise et peu chargée de composants nuisibles. Pour le puddlage, on mélange la fonte grise avec de la fonte blanche sans surcharge (gaar). Le puddlage se fait au bois. La combustion est activée par deux courants d'air comprimé, dont l'un, débouchant sous la grille, transforme le carbone du bois en gaz oxyde de carbone, et dont l'autre, amené dans le four par la voûte, au moyen d'une entaille de 1/3 pouce de large et 3 pieds de long, se dirige sur la sole et a pour objet la transformation complète du gaz oxyde de carbone en gaz acide carbonique. Lorsque les deux courants d'air sont en activité, les gaz dans le four renferment le plus souvent un excès d'oxygène.

Pendant le bouillonnement, il se fait une grande diminution de carbone, ce qui appauvrit la scorie en sesquioxyde de fer. Pendant le hallage, le métal se trouvant exposé pour ainsi dire à nu au contact de l'air, il se régénère une quantité de ce sesquioxyde qui, dans le travail pour fer doux, suffit généralement pour maintenir l'activité des scories pendant la charge suivante ; mais dans le travail pour acier, principalement si la fonte que l'on traite est grise, le déchet étant moindre, la scorie devient de plus en plus pauvre en sesquioxyde de fer et en bases, ce qui prolonge considérablement la durée de la cuite. Souvent il a fallu une heure et vingt minutes de temps pour faire monter la charge. En outre, la sole en scories, sans cesse attaquée par la scorie crue, s'est graduellement amincie, de sorte que les masses de fer trop refroidies se sont attachées de plus en plus à la sole en fonte, et qu'il a fallu cesser la production de l'acier ou puddler quelques charges de riquettes pour enrichir la sole. Si, en traitant une fonte grise dure à affiner, mais susceptible de prendre une liquidité parfaite, on voulait obtenir de l'acier en travail continu, on devrait revivifier la scorie par une addition de substances riches en oxygène, telles que le bioxyde de manganèse, le sesquioxyde de fer exempt de silice et l'oxyde de fer magnétique, et parmi ces substances, il faudrait préférer la première dans le puddlage pour acier, parce que la réaction donne une scorie manganésifère dont les avantages se font principalement remarquer dans la dernière période du travail : en effet, celte scorie est peu énergique et trèsfusible, ce qui, d'une part, l'empcche de décarburer les loupes avec lesquelles elle se trouve en contact intime et multiplié, et d'autre part, lui permet de se dégager sous le marteau, nonobstant la faible température à laquelle on est contraint d'opérer le cinglage. Les autres réactifs rendent les scories à la fois moins fusibles et plus riches ou plus

décarburantes, de sorte qu'ils exposent à produire un acier mèlé de scories et plus ou moins ferreux. On peut corriger le premier défaut, mais non le second, en ajoutant un alcali, par exemple, de la soude à l'état de sel marin.

458. Théorie des réactifs. — Suivant que l'on considère le FcsOj comme base ou comme acide, les additions susmentionnées modifient d'une manière très-différente la basicité de la scorie. Dans le premier cas, si l'on a ajouté un atome de Mn O2, la réaction donne un atome de Fea O3 au moyen de 2 atomes de Fe 0, le Mn 0 produit remplace dans la scorie l'un atome de Fe 0, et le Fe^ 0-, se subtitue à l'autre atome de Fe 0. Le Fca Os pur, qu'il convient d'ajouter au commencement de la période du brassage ou en même temps qu'on charge la fonte dans le four, se combine avec la silice en donnant un silicate plus doux que dans le premier cas, attendu qu'il ne se sépare aucun atome de Fe 0 de la scorie. Il suit de là que la meilleure addition à faire dans le puddiage est celle de l'oxyde magnétique, Fe 0 Fe^ Os ou Fcs O4, qui donne à la scorie le maximum de douceur ou de richesse, et en effet, des expériences comparatives ont prouvé que cette addition diminue le déchet ordinaire de l'affinage. Si on considère le Fca Os comme jouant le même rôle que le Si Os, on trouve que le Mn O2 enlève au silicate deux atomes de Fe 0, et le FcaOs un atome de Fe 0, avec production dans l'un et l'autre cas de Fcs O4 qui se mélange avec la scorie, tandis que l'addition du Fcs Oi n'altère pas le silicate de la scorie.

CHAP. m. PUDDLAGE POUR ACIER ET POUR FER A FINS GRAINS. 541

4S9. Analyse des fers et des scories aux diverses périodes d'un puddlage au bois pour acier de fontes au charbon de bois.

FIN DU BALIAGE.

0,94 Trace Constant.

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