‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 158 sur 295 · III. 8. IX. X. XIV · texte numérisé non relu

III. 8. IX. X. XIV

IHS.

HosBiane. Sï. Célâfoataii*e. Commis».

Perte d’une place. 120 J. Marasme cérébral.

Depuis quelques mois , diminution de la mémoire , affaiblissement des facultés intellectuelles. Bégaiement changé en embarras très prononcé de la parole. Affaiblissement des jambes. Embarras de la parole et défaut de solidité dans la station, augmentant de jour en jour. Lenteur

OBSEll V ATIOXS DE EOLfE.

des réponses et des mouvemens. Agitation convulsive , mouvements spasmodiques, à la suite de diarrhée et de coliques. La diarrhée cesse, et la raison se trouble davantage. Le malade se plaint qu’on le laisse mourir de faim. En se promenant, iljette sa casquette et ses lunettes par dessus les murs. Il accourt toutelTaré , s’écriant que la ville de Rouen est submergée. 11 casse un carreau. La parole s’embarrasse de plus en plus ; la station devient impossible. Amaigrissement rapide.

Six jours avant la mort , perte de la parole. Regard fixe. Agitation des membres supérieurs. Affaissement. Faciès cadavérique. Coma.

Ouverture vingt-deux heures après la mort. Septembre. Température, dix degrés.

Encéphale, 1.491.

Un verre de sérosité mêlée de pus bien caractérisé dans la cavité arachnoïdienne. Le cerveau exhale une odeur fétide de putréfaction. Épaississement, opacité opaline de l’arachnoïde dans les deux tiers antérieurs des régions supérieures, et surtout des régionsîatérales des hémisphères. Rougeur vive due à des ecchymoses sous-arachnoïdiennes dans un grand nombre de points. Infiltration séreuse sousarachnoïdienne , là où l’arachnoïde est épaissie. Injection générale de la pie-mère. Adhérence de la pie-mère à la couche corticale ramollie dans les parties latérales , et surtout inférieures des lobes moyens , dans la surface interne des lobes antérieurs , dans les cornes d’Ammon. Dans tous ces points, les membranes ne sont ni épaissies, ni opaques. Ramollissement de la couche corticale : à sa surface, avec injection pointillée en beaucoup de points des lobes antérieurs ; dans sa partie moyenne et sa surface, en un grand nombre de points des lobes moyens à leur partie inférieure, de la corne d’Ammon , de la partie inférieure des lobes antérieurs, en quelques points de la convexité où le

FOLIE PARALYTIQUE

plan externe suit les membranes ou se détache facilement à raide du manche du scalpel. Dans toute l’étendue des régions moyennes de la convexité des hémisphères , en haut et sur les côtés, les membranes s’enlèvent d’une seule pièce , et laissent à nu la surface des circonvolutions. La consistance de ces circonvolutions est notablement augmentée, et au milieu d’une teinte générale grise rosée, plusieurs circonvolutions offrent une couleur verdâtre , et exhalent une odeur fétide de putréfaction , qui ne se retrouve pas dans les autres parties. Ces circonvolutions ont une consistance plus grande que les autres ; la partie la plus superficielle s’enlève facilement en une pellicule mince, transparente, très dure. La couleur verdâtre n’existe que dans la couche corticale , et diminue rapidementde dehors en dedans, {^ette altération très prononcée dans l’hémisphère droit, existe moins intense à gauche. La couleur verdâtre , avec odeur fétide , mais avec ramollissement, se retrouve à la face inférieure du cerveau, à la base du lobe moyen , dans la circonvolution qui donne naissance à la corne d’ Am mon , et à la partie inférieure de la surface interne des lobes antérieurs. La couche corticale, dans la plus grande partie de son étendue, offre une coloration rosée du plan contigu à la substance blanche. Consistance augmentée de la substance blanche , qui est fortement sablée de sang , et qui a un reflet légèrement rougeâtre. Cervelet sain , injecté dans ses membranes et sa substance.

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