‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 157 sur 295 · III. IK. X. XIV · texte numérisé non relu

III. IK. X. XIV

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* — 120 J. Marasme cérébral.

Idées de grandeur , de puissance , de richesse. Il a des millions et des châteaux. U est fort. Il a de l’appétit à manger un bœuf. Il fait tous les jours deux cents lieues. Il a un souffle énorme; il viderait d’un seul souffle un seau de cidre. Dieu le protège. Il a une santé parfaite. Il s’aperçoit bien qu’il est avec des fous ; pour lui, sa raison est entière. Parole précipitée, un peu embarrassée. Il court avec vitesse , et cependant la station est peu solide. Évacuations involontaires.

Le goût de la musique se développe. Il chante faux des airs inconnus, il fait des roulades ; il est émerveillé de sa voix , et il prétend qu’il compose. Il danse en chantant , et se pose en attitudes. Un jour il pleure, en se plaignant de n’avoir pas de femme. Peu à peu la parole s’embarrasse de

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plus en plus; la marche devient moins agile, la station plus vacillante. Le malade maigrit. Des congestions répétées forcent le malade à garder le lit. Il perd complètement l’usage de la parole , et meurt dans le coma.

Épaississement , opacité de Tarachnoïde, notamment à la partie supérieure des hémisphères , et dans la partie correspondant aux scissures de Sylvius. Rougeur vive de l’arachnoïde par transparence à l’extrémité des lobes antérieurs, et à la partie latérale des hémisphères. Injection considérable de la pie-mère. Dans un très petit nombre de points, la traction des membranes enlève de petites plaques de couche corticale. La couche corticale a, dans toute son épaisseur, une coloration lilas foncé qui tranche vivement sur la couleur de la substance blanche. Dans beaucoup de points, la portion moyenne de la couche corticale offre comme un liseré d’une teinte plus foncée. La partie superficielle de la couche corticale est ferme ; mais, une fois entamée , elle se sépare facilement de la portion profonde , et laisse, comme dans le cas de décortication, par la traction des membranes, une surface inégale, mamelonnée, rouge et saignante. La substance blanche est ferme , injectée, sablée de sang. La substance grise offre la teinte violacée dans toutes les régions, et même dans le cervelet, qui, d’ailleurs, est sain et très volumineux.

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