‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 171 sur 295 · IX. X · texte numérisé non relu

IX. X

Houime. Veuf. Militaire.

Ivrognerie. GÜ8 J. Congestion cérébrale

Mars 1836. Congestion cérébrale , parole embarrassée , amélioration. — Novembre 1836. Reproduction des accidens cérébraux. — 1837. Affaiblissement de l’intelligence, taciturnité, embarras de la 'parole. — Quelque temps avant l’entrée , nouvelle congestion cérébrale.

Faiblesse de l’intelligence. Physionomie hébétée. Embarras de la parole très prononcé. Station légèrement chancelante. Le malade dit qu’il s’ennuie. Insomnie. Cris dans la nuit. Agitation, le malade déchire ses habits, il s’emporte , il frappe son gardien , les malades. — Il fait entendre un bourdonnement continuel. — A la moindre

FOLIE PARALYTIQUE

contrariété, il s’emporte, le visage se colore, et il essaie de frapper. L’appétit est vorace. Il demande sans cesse à manger. Chaque jour , au moment de la visite , il demande en chantant ; une côtelette , s’il vous plaît! Il avale les morceaux sans les mâcher, et manque une fois de s’asphyxier. Il lui arrive assez souvent de tomber. Il gâte.

Un mois avant la mort, il apprend qu’on l’a fait descendre à une pension inférieure , il en éprouve du mécontentement, et répète d’un ton de colère, ces mots : a Mon fils m’abandonne. » H faut beaucoup d’attention pour saisir le sens de ses paroles. 11 est visité par d’anciens camarades d’armes, et, au souvenir de parties de plaisirs , autrefois faites avec eux , il rit , il crie et s’agite violemment. La paralysie fait des progrès ; la station devient impossible, les membres tremblent, le malade s’affaiblit et maigrit. Il refuse les alimens. Symptômes de congestion cérébrale, et mort prompte.

Encéphale, 1.390.

Épaississement des membranes , avec opacité. Ecchymoses sous-arachnoïdiennes d’une couleur rouge violette, avecadhérences à la couche corticale qui s’enlève par larges plaques, et laisse une surface rouge violette, mamelonnée et molle , dans les régions latérales des deux hémisphères. Adhérences en divers points des lobes antérieurs, surtout vers la pointe , avec décortication. Atrophie des circonvolutions dans les lobes antérieurs et dans la région moyenne supérieure des hémisphères ; circonvolutions minces , déprimées en creux dans plusieurs points ; anfractuosités larges et béantes. Infiltration de la pie-mère. La surface de la couche corticale est indurée dans plusieurs points où il n’y a pas d’adhérences. Consistance de la substance blanche ordinaire. Hypérémie des deux substances.

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