‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 180 sur 295 · IX. X. XVII · texte numérisé non relu

IX. X. XVII

Homme. 35. Veuf. Oiivriei*.

Mort de sa femme.

Ivrognerie.

Marasme cérébral.

Treize mois avant l’entrée , le malade perd sa femme après six semaines de mariage , en ressent un violent chagrin , et se livre à l’ivrognerie.

Un mois avant l’entrée , tristesse , abattement , puis agitation , idées de richesses.

A l’entrée (juin 1836), agitation, incohérence. Idées de richesse et de grandeur. Embarras de la parole. Marche vacillante. Agitation continuelle et croissante. Tentatives d’évasion. Il est repris par ses parens , en août 1836. Réintégré le ik avril 1837. — Embarras très prononcé de la parole. Marche chancelante. Il ne parle que pour demander à manger. Il gâte jour et nuit. Ses mains sont continuellement en mouvement. 11 morcelle la paille de son lit en très petits fragmens. Abolition de l’intelligence.

Repris par sa famille le 6 mai 1837. Il est ramené de nouveau. Embarras très prononcé de la parole. Station chancelante. Marche difficile. Abolition de l’intelligence. (Congestions sanguines répétées. Impossibilité de marcher et d’articuler. Développement d’escharres dans la région du sacrum. Marasme.

FOLIE PARALYTIQUE

Léger épaississement des membranes. Injection et infiltration de la pie-mère. Ecchymoses sous-arachnoïdiennes. Décollement de la pie-mère dans plusieurs points des parties latérales des hémisphères. La surface cérébrale, dans ces points, est sanglante, ramollie, difiluente, comme ulcérée. Adhérences multipliées de la pie-mère à la couche corticale, qui s’enlève par plaques. Coloration violacée de la couche corticale et de la substance grise en général. Ventricules dilatés. Moelle épinière saine. Vive injection de ses membranes. Dans la région dorsale , une plaque de tissu adipeux adhère à la dure-mère par des fdamens celluleux ; sa longueur est de cent millimètres ; sa largeur, celle du canal.

Page 1