IX. X. 12. XVII
Homme* 59. Veuf. Oiivriei*.
Perte de sa fille. 567 J. Congestion cérébrale.
• Surdité ancienne. Condamné, il y a quelques mois, à la prison , pour vol. — Dans la prison, on note un penchant prononcé pour le vol, et de plus quelques symptômes d’aliénation mentale. Légère agitation pendant le jour. Insomnie , cris , chants pendant la nuit. Il n’est pas malade , il a un peu mal à la tête. Ce sont ses parens qui ont voulu le faire passer pour fou. Il cherche à frapper, il pleure, il cherche à se sauver , et prétend que c’est parce qu’on ne lui donne pas sa sortie , bien qu’il soit guéri.
Après quelques mois , l’agitation se calme. Le malade dit au médecin qu’il sent bien qu’il n’est pas guéri , et qu’il attendra pour s’en aller qu’on le lui dise. On obtient un peu de travail. Le malade a pris de l’embonpoiat, mais l’intelligence s’est affaiblie , et la parole est un peu embar-
FOLIE PARALYTIQUE
lassée. Le malade s’engourdit de plus en plus; il devient taciturne.
Dix mois après l’entrée, congestion cérébrale ; le malade tombe. La parole est plus embarrassée. La surdité augmente. La marche est difficile. Un peu d’agitation. Alternatives de stupeur et d’agitation légère. Le malade veut se lever la nuit pour aller réclamer 25,000 francs qu’un gardien lui a volé. Deux mois avant la mort, l’intelligence est abolie , la marche est impossible , la surdité est complète , les évacuations sont involontaires. Une congestion cérébrale amène la mort.
Encéphale, 1.250.
Ossification stalactiforme développée au bord libre de la fauxducerveau, et pendante entre les lobes antérieurs. Ossification du volume d’un haricot, de forme irrégulière , adhérente à l’arachnoïde cérébrale dans laquelle elle est enchatonnée, et à laquelle elle tient par de nombreux filamens celluleux qui paraissent se continuer avec la piemère, libre et par sa surface externe qui est lisse. Épaississement avec opacité disséminée des membranes cérébrales. Adhérences disséminées des membranes, avec décortication superficielle du cerveau. Rougeur vive de la pie-mère dans divers points, notamment à l’extrémité des lobes antérieurs, et sur les côtés de la scissure de Sylvius. Décollement des membranes dans plusieurs points , notamment, et pour une assez grande étendue dans les lobes antérieurs, où le ramollissement de la couche corticale est considérable, et en comprend toute l’épaisseur. Pâleur de la couche corticale. Hydropisie considérable des ventricules ; granulations de leur surface. Les lobes antérieurs sont courts; ils ne dépassent qu’à peine l’extrémité antérieure des lobes moyens; ils sont triangulaires, à angle très aigu en avant. Les membranes du cervelet sont épaissies et opaques, s. IX. X. 12. XVII. 21.
OBSERVATIONS DE FOLIE
Homme. , 49. Célibataire. Ouvrier.
— 63 1 J, Marasme cérébral.
A rentrée , agitation , incohérence , Le malade déchire ses vétemens, et gâte jour et nuit. Après un mois, le malade se calme, il cesse de gâter; faiblesse intellectuelle. Alternatives de calme et d’agitation.
Trois mois après l’entrée, agitation excessive et continuelle. La parole s’embarrasse. Idées de richesse. Après plusieurs mois, la parole s’embarrasse déplus en plus. Le malade se calme. La parole est tout-à-fait confuse ; c’est à peine si l’on peut distinguer quelques mots. Le malade se soutient bien sur ses jambes. Il gâte. L’intelligence est très affaiblie. Dans les derniers temps de la vie, congestions cérébrales répétées; stupidité, perte complète de la parole. Impossibilité de la station. Escharres dans la région dusacrum. Marasme.
Encéphale, 1.215.
Léger épaississement des membranes, avec injection , boursouflement et infdtration séreuse peu abondante, dans les trois quarts antérieurs de la convexité des hémisphères. Quelques adhérences à la partie interne des lobes antérieurs , à la partie inférieure et antérieure des lobes moyens , avec enlèvement d’une couche mince de substance corticale. Ramollissement de la couche corticale des lobes moyens ; atrophie de cette couche très sensible dans les lobes antérieurs, où elle est amincie de moitié au moins. Atrophie très prononcée des circonvohitions dans les lobes antérieurs, et au sommet de la convexité. La surface corticale est comme chagrinée à sa surface; en quelques points, injection pointillée avec ramollissement superficiel ; à la partie supérieure des hémisphères, induration sous forme de pellicule. Couleur jaunâtre de la couche corticale. Substance blanche médiocrement ferme, s. IX. X. xiu. XVII.
FOLIE PARALYTIQUE. 221
Moinuic. Marié.
— G65 J, Marasme.
A rentrée , agitation maniaque qui se calme , et qui fait place à un retour presque complet de la raison.
Onze mois après son entrée , il tombe tout-à-coup dans un état de stupidité profonde ; il offre les symptômes d’une congestion cérébrale ; la parole s’embarrasse ; la marche devient vacillante ; des idées de grandeur et de puissance se manifestent. Le délire est sans agitation. La paralysie fait des progrès graduels ; les congestions cérébrales se répètent ; les évacuations deviennent involontaires ; le malade meurt dans le marasme.
Épaississement de l’arachnoïde dans la moitié antérieure des hémisphères, principalement dans les régions supérieure et latérales. Infiltration séreuse considérable de la pie-mère, correspondant à l’arachnoïde épaissie. Adhérence de la pie-mère, dans les points où elle n’est pas infiltrée, à la couche corticale qui s’enlève par lambeaux étendus. La couche corticale est ramollie dans la plus grande partie des hémisphères ; sa portion externe*se détache facilement par plaques , et laisse à nu une surface mamelonnée , injectée , très molle. Cette altération a son maximum d’intensité à l’extrémité des lobes antérieurs.