‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 228 sur 295 · PARTICULARITÉS · texte numérisé non relu

PARTICULARITÉS

Paralysie plus intense d'un côté.

Dans huit cas, la paralysie s’est montrée sensiblement plus prononcée d’un côté du corps que de l’autre. Les particularités suivantes se sont offertes, et dans les symptômes, et dans les altérations.

Deux fois (obs. 199,218), à la différence de lésion fonctionnelle, d’un côté à l’autre, ne correspondait aucune différence d’altération cérébrale. Le côté gauche était le plus paralysé.

Six fois , différences plus ou moins prononcées dans les altérations, d’un côté à l’autre de l’hémisphère, et confirmation de la loi de l’entre-croisement évidente dans cinq cas.

Obs. 194. Faiblesse plus grande du côté gauche. Huit jours avant la mort, congestion cérébrale, symptômes d’hémiplégie gauche, avec légère contracture. La tête est tournée adroite. La sensibilité du côté gauche est émoussée. La sensibilité reparaît un peu à gauche ; la contracture persiste. Rien de particulier , si ce n’est que les vaisseaux du corps strié et de la couche optique droites , sont distendus par du sang coagulé.

F O L I E PARALYTIQUE

Obs. i9Ê. Attaque d’apoplexie , avec paralysie du côté gauche , deux ans environ avant la mort. Symptômes équivoques de paralysie générale. Jambe gauche plus faible. Le corps strié droit aune consistance très ferme, et offre, dans sa partie antérieure, les traces d’un kyste hémorrhagique , pouvant loger un haricot ; les parties environnantes sont dures et jaunâtres. Kyste hémorrhagique du volume d’un pois dans le lobe gauche du cervelet.

Obs. 227. Paralysie plus prononcée du côté gauche. A la surface de la couche optique droite , existe une excavation pouvant loger un haricot ; cette excavation a une couleur jaune de rouille , et est tapissée d’une membrane celluleuse. Dans l’épaisseur de la couche optique gauche, existent plusieurs kystes hémorrhagiques, anciens et très petits.

Obs. 210. Huit mois avant l’entrée, hémiplégie. A l’entrée , la malade penche du côté gauche. Le bras gauche est pendant ; la sensibilité est abolie de ce côté. Le côté droit est dans une agitation continuelle. Altérations de la surface cérébrale , plus étendues et plus profondes dans l’hémisphère droit.

Obs. 203. Symptômes de paralysie générale. Neuf jours avant la mort , paralysie plus prononcée du bras et de la jambe gauches, puis contracture. Gêne dans les mouvemens du bras droit. Accès épileptiformes. La contracture cesse du côté gauche , et elle se manifeste dans le bras droit. Coma. Altérations de la surface cérébrale, plus étendues et plus profondes à droite. Ramollissement de la surface du cervelet , à gauche.

Obs. 183. Deux jours avant la mort, paralysie du mouvement et du sentiment dans le bras droit. Sous une ecchymose des membranes à la partie supérieure et latérale du lobe antérieur droit , la couche corticale est ramollie dans toute son épaisseur et d’un rouge vif. T.es altéra-

OBSERVATIONS DE EOEIE.

2ÔÏ

lions ordinaires sont plus prononcées dans le lobe moyen gauche.

Altération de la parole.

Des différences notables ont existé dans les observations, relativement à l’altération de la parole.

La paralysie a paru exercer une influence prédominante sur la parole, dans dix-huit cas. Dans tous les cas, la couche corticale des lobes antérieurs était ramollie. Trois fois l’altération avait son siège exclusif ou presque exclusif dans les lobes antérieurs ( obs. 165 , 189 , 241 ). — Onze fois l’altération était plus prononcée dans les lobesantérieurs (obs. 170, 1T5, 191, 192, 193,201, 211, 216, 223, 228, 231).

— Trois fois l’altération n’était pas plus prononcée dans les lobes antérieurs (obs. 180, 195, 246). — Une fois l’altération était plus prononcée dans les lobes moyens (obs. 188).

L’embarras de la parole a été peu considérable dans sept cas ; deux fois l’altération était nulle ou presque nulle dans les lobes antérieurs (obs. 18T, 234). — Une fois l’altération était peu prononcée dans les lobes antérieurs (obs. 173). — Une fois il n’y avait pas de différence notable (obs. 232). — Deux fois l’altération était très prononcée dans les lobes antérieurs (obs. 230, 235).

— Une fois l’altération existait dans les lobes antérieurs seulement (obs. 169).

Il y a eu des alternatives d’embarras plus grand et moins grand de la parole, dans trois cas. Les altérations existaient dans les lobes antérieurs, peu prononcées (obs. 198 et 207), et profondes (obs. 219).

Convulsions. - ^

Des convulsions ont été constatées sous diverses formes , dans quinze cas.

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