‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 235 sur 295 · I. ni. vil · texte numérisé non relu

I. ni. vil

Feaiiiiie. Célibataire.

— 281 J. Phtisie pulmonaire.

Depuis trois mois, les règles ont cessé. Recherche de la solitude et de l’obscurité. Appétit capricieux.

La malade est tourmentée iiar des douleurs , qu’elle rapporte à diverses parties du corps , et qu’elle attribue à des causes bizarres. Elle se croit atteinte de toutes sortes de maladies. Elle prétend qu’un os d’animal , qu’elle a trouvé , est un de ses os , et qu’il est sorti de son col. Elle se plaint sans cesse, n’est Jamais contente de rien. Elle est paresseuse , nonchalante ; elle se tient malproprement. Symptômes de catarrhe pulmonaire. Hémoptysie. Elle reçoit une visite de ses parens et les détermine à la reprendre.

Réintégrée après quatre mois, elle offre les symptômes suivans. Plaintes, gémissemens. Elle prétend qu’on veut la tuer, qu’on lui fait du mal. Refus d’alimens. Humeur brusque. Irritabilité extrême, accès de colère. Elle se plaint de tout le monde et de toutes choses ; elle ne veut pas qu’on la touche , qu'on approche de son lit. Elle se plaint qu’on lui fait du mal, dès qu’on touche sa main, son genou, même son lit. Elle croit sentir l’odeur des fleurs, et elle prétend que l’interne en a dans son tablier, La parole est embarrassée , la station peu ferme ; la physionomie est stupide; les yeux sont injectés.

Pendant la première période , point de symptômes de paralysie. Embonpoint.

Pendant la seconde période , les symptômes de paralysie

266 OBSER VATIOÎN s DE FOLIE.

se manifestent et marchent rapidement. En même temps, la phtisie pulmonaire se prononce. Expectoration purulente, diarrhée , marasme. Avant la mort, perte complète de la connaissance.

Encéphale, 1.062.

Sinus gorgés de sang. Injection vive de la pie-mère. Arachnoïde épaissie le long de la faux. Ecchymoses sousarachnoïdiennes , nombreuses , surtout dans les deux tiers antérieurs du cerveau. Injection pointillée de la couche corticale en plusieurs points ; à la partie latérale des lobes moyens , sur trois circohvolutions , la piemère est décollée , la couche corticale ramollie , avec injection pointillée et avec plaques violacées dans son plan externe. Dans les autres points , la surface de la couche corticale est grisâtre, ferme, et se détache, à l’aide du manche du scalpel, en lamelles minces. La couche corticale a , dans son plan interne , une coloration rosée qui augmente d’intensité par le contact de l’air; la partie moyenne est jaunâtre ; la partie la plus externe , gris de perle. Injection générale de la substance blanche , dont la consistance est normale. Injection delà membrane ventriculaire. La pie-mère du cervelet est vivement injectée , adhérente dans toute la région supérieure des deux lobes, jusqu’à la grande circonférence ; en la détachant , on dépouille toute cette région d’une couche mince de substance corticale; dans la région inférieure, les adhérences sont moins générales, mais la pie-mère est ecchymosée , et la couche corticale superficiellement ramollie, avec injection pointillée. L’arachnoïde est épaissie au milieu de la région inférieure , dans l’étendue d’une pièce de cinquante centimes. Toute la substance grise du cervelet a une couleur lilas foncé.

J. m. vil. 8.

Femme. CélSbataîre. Uleudîante.

300 J. Congestion cérébrale.

Aflaiblissement des facultés intellectuelles. Incohérence dans les idées. Tristesse. Paroxysmes d’agitation. La malade déchire ses yêtemens. Évacuations involontaires. Embarras de la parole et de la progression, assez peu prononcé pour qu’on ait pu long-temps douter de l’existence de la paralysie. Diarrhée, marasme, congestion cérébrale, mort.

Encéphale, 1.046.

Sérosité sanguinolente dans la cavité arachnoïdienne. L’arachnoïde de la dure-mère a, dans plusieurs points , un aspect mat , et offre quelques ponctuations rougeâtres. Arachnoïde cérébrale , épaissie dans plusieurs points , notamment au niveau des scissures de Sylvius , partout très fragile. Pie-mère infiltrée de sérosité. La couche corticale ne s’enlève par plaques que dans un petit nombre de points, et encore ces plaques sont-elles très petites. Elle ne se détache pas avec facilité à l’aide du manche du scalpel. Les circonvolutions , surtout celles des lobes antérieurs, sont minces; les anfractuosités peu profondes. Les ventricules latéraux sont grands, remplis de sérosité. Injection générale du cerveau.

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