‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 277 sur 295 · II · texte numérisé non relu

II

Homme. 30. Cclîbataâs^c. OasvE^cr.

— 2012 J. Entérite chronique.

Abolition de l’intelligence. Mutisme. Engourdissement musculaire. Évacuations involontaires. Saleté excessive. Diarrhée , marasme.

Tête, — 192. 147. 333.358.381.- 1411.

Encéphale, 1.437.

La masse cérébrale s’affaisse et s’aplatit. Les membranes sont légèrement épaissies , ecchymosées en un petit nombre de points, sans adhérences. La couche corticale est molle, pâle. Elle s’enlève comme une bouillie avec les membranes, dans la circonvolution de la corne d’Ammon, de chaque côté. La substance blanche offre , dans une grande étendue des parois des ventricules latéraux, depuis la partie postérieure jusqu’à la partie moyenne , et aux couches optiques, un ramollissement diffus. La substance blanche se désagrège spontanément par petits flocons blancs , et en même temps s’écoule une sérosité sanguinolente , infiltrée dans la masse ramollie. La voûte et la cloison sont très molles, La substance blanche des

FOLIE COMPLIQUEE

parties non altérées , a aussi une consistance moindre que dans l’état normal.

Le ramollissement partiel du cerveau s’est rencontré, comme complication accidentelle de la folie : onze fois sur trois cent seize cas , neuf fois sur cent trente-six femmes, deux fois sur cent quatre-vingts hommes. — lia compliqué la folie chronique neuf fois ; la folie paralytique , deux fois.

Le ramollissement a eu pour siège : la couche corticale seule, une fois (obs. 302); la couche corticale et la substance blanche, sept fois (obs. 301 , 303, 30V, 305 307, 308, 310) ; la substance blanche seule, deux fois (obs. 306, 311); la substance blanche et la substance grise profonde , une fois (obs. 309).

Le ramollissement a été sans altération de couleur, six fois (obs. 303 , 30V , 306 , 307 , 308 , 31 1 ) ; avec coloration rougeâtre , deux fois (obs. 305 , 310) ; avec coloration jaunâtre , trois fois (obs. 301, 302, 309). 11/y avait infiltration séreuse de la substance ramollie (obs. 311); interposition de matière comme purulente, entre deux plans fibreux . (obs. 309) — Le ramollissement a pu être considéré : comme consécutif à une hémorrhagie ancienne , deux fois (obs, 301, 310) ; comme une propagation d’un ramollissement superficiel de la couche cérébrale à toute son épaisseur, ou à la substance blanche sous-jacente, deux fois (obs. 302, 305); comme une maladie accidentelle et indépendante, sept fois (obs. 303, 30V, 306, 307, 308, 309, 311).

L’encroûtement cartilagineux des artères cérébrales a été constaté trois fois (obs. 301 , 303 , 307).

Les vaisseaux du corps strié contenaient du sang coagulé dans l’observation 302 , et il y avait un très léger épan-chement sanguin.

OBSERVATIONS DE FOLIE

Les symptômes ont, en général, offert beaucoup d’obscurité.

Deux fois (obs. 310, 311) , rien dans les symptômes observés avant la mort, lentement amenée par une maladie abdominale , n’a pu faire soupçonner l’altération profonde dont une grande étendue du cerveau était le siège , et dont le développement avait dû être rapide. — Trois fois ( obs. 306 , 307 , 308 ), la mort subite a pu faire soupçonner une altération cérébrale , sans qu’il fût possible de prévoir s’il s’agissait d’une congestion, d’une hémorrhagie, ou d’un ramollissement. — Quatre fois {obs. 301 , 302, 305, 309 ) , les symptômes ont permis de reconnaître l’invasion subite , ou d’une hémorrhagie , ou d’un ramollissement. — Une fois (obs. 303), les symptômes ont indiqué vaguement une altération cérébrale , et ne pouvaient faire soupçonner le ramollissement fort circonscrit, qui s’est rencontré après la mort. — Une fois (obs. 30i) ,1a contracture des membres a permis de reconnaître un ramollissement étendu aux deux hémisphères.

La préexistence d’une hémorrhagie ancienne aurait pu être soupçonnée dans l’observation 30 1 , bien que les symptômes indiquassent plutôt une paralysie générale , plus intense d’un côté. L’observation 302 a offert, dans les altérations, une exagération de celles qui caractérisent la folie paralytique , dont les symptômes avaient existé pendant la vie. La propagation d’un ramollissement de la couche corticale à la substance blanche, s’est révélée par les symptômes , dans l’observation 305.

FOLIE COMPLIQUÉE

§5. — Folie compliquée de maladie de la moelle épinière.

Femme. 65. Teille.

— T 12 J. Myélite.

Agitation furieuse depuis quinze jours. Plusieurs tentatives pour mettre le feu.

A rentrée , affaiblissement de l’intelligence, (’alrne. Après trois semaines , agitation, incoliérence , loquacité, fixité du regard, engourdissement et rigidité musculaires. Après deux mois , mouvement fébrile , délire , obscurcissement des sensations, perte de la connaissance , cris, agitation, impossibilité de la station. Paideur des membres supérieurs et inférieurs , qui s’agitent convulsivement. Diarrhée , évacuations involontaires. La fièvre diminue. Délire sourd, parole à voix basse, affaissement, marasme. Les membres sont raides et s’agitent.

Circonvol. antér., 7 à 8"'. Couche cort. , 8 à 2"* 2.

Épaississement avec opacité disséminée , et ténacité considérable des membranes cérébrales. Légères adhérences disséminées à la périphérie des lobes antérieurs , superficielles et peu étendues. Lobes antérieurs petits; circonvolutions petites. Yentrîtîules latéraux dilatés. Substance grise pale ; substance grise et blanche fermes.

Vers la partie supérieure de la moëlle dorsale , ramollissement de la moitié postérieure de la moëlle, sans changement de couleur, dans l’étendue de trente millimètres de hauteur.

Page 1