L’ENCÉPHALE
HOMMES
FEMMES
55 Folie chr. stup.
Folie chr. stup.
45 Folie paralytiq.
Folie chr. incoh.
30 Folie compl aig.
Folie chr stup.
42 Folie paralytiq.
Folie chr. stup.
66 Folie paralytiq.
Folie chr. stup.
64 Folie paralytiq.
Folie chr. incoh.
37 Folie chr. maii.
Folie chr. compl.
53 Folie chr. stup.
Folie chr. stup.
54 Folie chr. stup.
Folie chr. compl.
40 Folie paralytiq.
Folie paralytiq.
OBSERVATIONS DE K O L I E
La loi du décroissement graduel du. cerveau en raison de la dégradation successive de rinteliigence dans la folie simple, est, pour moi, mise hors de doute par les faits que j’ai observés. Ce n'est pas sans quelque anxiété , qu’arrivé au terme de mes recherches , après avoir classé et groupé les faits en raison de l’état de l’intelligence , je me suis mis à chercher , dans la comparaison des moyennes de poids, la vérification de cette loi. J’avoue qu’en trouvant les résultats conformes à ce que j’attendais, j’ai éprouvé une satisfaction qui sera facilement comprise de tous ceux qui se sont voués avec ardeur à la recherche de la vérité.
Le tableau que j’ai dressé de ces moyennes, chez l'un et l’autre sexe, permet de reconnaître, au premier coup d’œil , l’existence de la loi.
Les moyennes des âges n’offrent pas des différences assez grandes d’une espèce à l’autre , pour que l’influence de râge puisse être considérée comme la cause des différences entre les moyennes.
Toutefois , comme l’influence de l’âge est réelle, ainsi que je l’ai établi dans mon Mémoire sur le volume de la tête et de l’encéphale chez l’homme, j’ai pensé qu’il était important de vérifier si la loi se retrouve dans les faits classés suivant les âges. Le tableau des moyennes du poids de l’encéphale suivant l’âge, démontre que l’infériorité numérique des moyennes appartenant à la folie chronique , est bien réellement indépendante de l’âge, puisque les moyennes de cinquante à soixante et de soixante à soixantedix dans la folie aiguë , sont supérieures aux moyennes d’un âge quelconque dans la folie chronique. Seulement, la loi de l’influence de l’âge se montre dans les faits , malgré l’élément perturbateur que réalise l’existence de la folie. 11 en est, au reste, de même de la loi de l’influence du sexe. Et il arrive que, les influences concourant,
UKSUMK DE LA I» U E Mï È R K PARTIE. 3V9
les résultats sont plus prononcés; c’est ainsi que les moyennes, dans la folie chroniipie , au-dessus de soixantedix ans, s’abaissent jusqu’à 1.310 chez riiomrne, et à 1.136 chez la femme.
ùà véritication de la loi s’obtient encore , quoique d’une manière moins absolue , dans la comparaison des cas de maximum et de minimun de poids de l’encéphale. Dans les vingt cas de poids maximum chez l’homme et chez la femme, on trouve ; en ce qui se rapporte à Tage , deux cas de vingt à trente ; huit de trente à quarante; deux de quarante à cinquante ; cinq de cinquante à soixante ; trois de soixante à soixante-dix ; en ce qui se rapporte à l’espèce de la folie : trois cas de folie aigue; cinq cas de folie chronique commençante ; trois cas de folie chronique incohérente; cinq cas de folie paralytique ; deux cas de folie aiguë , passant à l’état paralytique ; deux cas de folie épileptique.
Dans les vingt cas de poids minimum chez l’homme et chez la femme , on trouve : en ce qui se rapporte à l’âge , un cas de vingt à trente ; trois cas de trente à quarante ; quatre cas de quarante à cinquante ; six cas de cinquante à soixante ; cinq cas de soixante à soixante-dix ; un cas de soixante-dix ; en ce qui se rapporte à l’espèce : un cas de folie aiguë ; un cas de folie chronique commençante ; deux cas de folie chronique incohérente ; huit cas de folie chronique stupide ; un cas de folie chronique compliquée ; six cas de folie paralytique.
Dans la première catégorie, l’individualisme domine indépendamment de l’âge et de l’espèce de la maladie. Dans la seconde , l’espèce de la maladie domine indépendamment de l’âge.
L’importance relative des différences de poids du cerveau, suivant l’espèce dans la folie simple, et suivant l’âge et le sexe chez tous les aliénés , donne les résultats suivants :
350 OBSERVATIONS DE FOLIE
Espèces.
Folie aiguë.
Hn ni nies.
Femmes. 1000
Folie chronique.
Folie chron. 1"
Age.
Hommes.
Femmes. 1000
Au dessous de 20.
40 à ôO.
Au dessus de 70.
Sexe.
Hommes.
Femmes. 880
Les différences qui tiennent à l’influence du degré de la folie , sont plus considérables que celles qui tiennent à l’influence du degré de la vieillesse.
Bien que l’introduction de la considération du poids du cerveau , dans la détermination de l’influence exercée par les diverses phases de la folie sur la nutrition de cet organe, ait pu légitimement conduire à des inductions dont la vérité et l’importance ne sauraient être à mon avis contestées, il faudrait bien se garder de prendre, pour élément absolu de décision , le poids du cerveau , s’il s’agissait de constater l’existence ou l’absence de l’atrophie, dans tel ou tel cas particulier. L’atrophie du cerveau, habituellement partielle , porte plus souvent sur les deux tiers antérieurs des hémisphères, souvent sur le quart antérieur, quelquefois sur quelques circonvolutions seulement des lobes antérieurs ou de la région sincipitale. 11 résulte de là, que l’atrophie peut exister dans un cerveau dont le poids est néanmoins ordinaire ou même considérable.
L’atrophie comprend ordinaironmnt toute Fépaisseur
des circonvolutions , et porte simultanément sur la couche corticale et sur la substance blanche. Quelquefois, elle paraît plus prononcée , ou dans la couche corticale , ou dans la substance blanche.
L’atrophie, lorsqu’elle est très prononcée , se eonstate, à la première inspection, à l’aide de caractères que la préoccupation systématique ou l’inexpérience peuvent seules faire méconnaître. Dans ses divers degrésd’intensité, elle ne saurait échapper à une observation attentive, même alors que la supputation du poids ne serait pas susceptible de la mettre en évidence. De ce que la balance est un instrument d’observations rigoureuses à certains égards, il n’en résulte pas que l’observateur doive désormais fermer les yeux sur ce qui a une existence réelle , bien que la balance soit impuissante à le révéler. (]es considérations sont tout-à-fait applicables à un autre mode d’appréciation de l’atrophie, que je n’ai pas négligé, et qui consiste à mesurer les dimensions des parties atrophiées. Plusieurs fois, j’ai eu l’occasion de signaler, dans la notice nécrologique de mes observations, le fait de l’amincissement de la couche corticale. Cet amincissement, qui varie d’un tiers à deux tiers de l’épaisseur de la couche , se constate très bien par la simple inspection , pour peu qu’on ait l’habitude de telles appréciations; ce qui ne veut pas dire que la mensuration ne soit pas un moyen plus rigoureux de détermination. Mais, n’eùt-on jamais mesuré la quantité de cet amincissement, la réalité de cet amincissement n’en serait pas moins incontestable. J’ai réuni dans des tableaux les faits de mensurations qui ont été signalés dans le cours de cet ouvrage , en y ajoutant un certain nombre de faits , par moi recueillis , depuis le jour où j’ai dû clore la liste de mes observations, à publier in extenso.
Voici ces tableaux.
HOMMES
Jy„s
Espèce.
Poids.
Circonv.
Epaisseur de la couche corticale.
antér. .
F. chr. 2.
F. chr. 2.
F. chr. 3.
F. chr. 3.
F. chr. 4.
F. chr. 4.
F. parai.
F. parai.
F. épilept.
F. coinpl.
F. chr. 4.
F. chr. 4.
jm 5 2"'
F. chr. 3.
Itn g 2""
F. chr. 4.
im 5 2‘«
F. chr. 4.
F. chr. 4.
F. parai.
5 tà 6
im 5 2«
F. parai.
im 5 2"‘
F. parai.
FEMMES
F. aiguë.
F. aiguë.
F. chr. 2.
F. chr. 3.
F. chr. 3.
jm 3
F. chr. 4.
im 5 2">
F. ciir. 4.
F. chr. 4.
F. parai.
F. parai.
F. parai.
F. compl.
F. compl.
F. chr. 2.
F. chr. 2.
F. chr. 3.
F. chr. 4.
F. parai.
Des faits consignés dans ces tableaux , au nombre de trente-sept , il résulte que Tépaisseur de la couche corticale a varié dans les lobes antérieurs d’un millimètre à trois millimètres 5/10 ; que l’épaisseur d’une circonvolution déterminée, la deuxième circonvolution horizontale de la pointe des lobes antérieurs , a varié de trois millimètres à dix-huit millimètres. Ce ^ui établit à suffire que des différences très notables existent dans les dimensions de ces parties. Si l’on vient ensuite à comparer les faits , il est facile de s’assurer que les plus petites dimensions, exprimant le plus évidemment l’atrophie , appartiennent aux cas où la nature de la maladie , d’après la loi que j’ai formulée , comportait l’existence de cette altération , au plus haut degré. Les faits de mensuration sur des cerveaux à l’état normal , que j’ai consignés dans l’Appendice qui termine ce volume, sont de nature à donner une valeur absolue à cette induction tirée de la comparaison des dimensions dans les diverses espèces de la folie.
i..j la huj h
ob^id'LiiOii a a ,ÂU{i3kiiif :;vi pJi&t
-loi^ûiiaü(*3 jjf èfc '•iuàv.:.i,-;|'i-l f)Up HSbÀ'/j'uii . ,Jqe?~-3jii3 (i ‘nt^uüüai lîii't) K'!ii9rsi>jfîn ^îiddî ^i'my h î>!f/v:j
-o/aoo'ib wdmiKp'i dup gsiHiriilÎHü eio-it r
-iioxiiod fioltuUr/noyii^ miyji Auob ^i>îjaiin‘î9j6l) ViQjJüi ah àî'i ft / . .. çT5 Marjàioïî aadol ••. <s«h -dnldq; f;! ob oint
lildni;. qCK ju.ul~/iu n èetlodtâiiioî feioi)
){îOj?rKO' ^oldjdiMî ' gé'îi goodO'ioïiih ^o^> oôp' o‘i^]ar' >; 8l(U?.fîO tnoÎY nod ^ .Hoihfiq «oa ob ?M(Hm3'uilb boÎ Bo.gb -Biîlq h'Yl'Oop, lytjjeBCda sb sUohï :)bo, ü , bürI 8ol lo'uiqraoo û tdammobivoBitlq YiiriBmnqzo , Bno^Bfioînib «ioîüoq ni ob O'îisîfifs d uo BfY) Pf?;.;: dt'njqqn , otffq ob a.-iuot'^îzît'-l .tiiii.-ïotpiîoo , 6àbKin<d ibi oap .idi. nr -liBdOi/! ob ennt.BoJ . .è’fïiob if« , fioîfé'ioJb; otJoa
é‘>n:8r?no‘> iô'i oùp , (mxnqu Jrdàd /? / ono^ioa boô 'lua tioiJr>*i O frîoJBii 'ib lno8 ,0fiîmoY';>a fdüfïmj ijip oaibnoqqAl aqfib Bb ob üqtn aoifeibini o;Moa rr oiiloBUfi 'ïsjplfi t.ooij 'lonnob oh BoàôrjBo.Ba^'ïOVfl) /ai 8nd> BnoiciiOdiib 89b >flo?iB'jJk]iaoo
■•-J i F -Çii^.r -i.
i.Y, : HÎr', i
■ , '" dr'5
OJiSKHVATIOiNS DK MALADIES
ÉTRAINGÈRUS A LA rOUF.