ni. V. xiii
Houime. 5t. Marié. Meunfisier.
Cliagrin à propos d’affections. 300 J. Gastro-entérite.
11 y a deux ans , il conçoit un vif chagrin à propos de l’état d’aliénation mentale dans lequel est tombée sa femme. L’incurabilité de cette maladie le désespère. 11 y a un an , sa tristesse augmente ; l’appétit se perd, ainsi que le sommeil ; les fonctions digestives se dérangent ; une vive douleur se fait sentir dans les hypocondres et à l’épigastre. Le malade est en proie au découragement, il croit qu’il ne peut guérir. Il songe à se donner la mort. Il perd les forces et l’embonpoint. Après deux mois, l’hypocondrie prend les caractères d’une aliénation mentale décidée , et le malade entre à l’Asile.
Abattement , frayeur sans motifs , inquiétudes, lamentations. Le malade pense qu’il ne peut pas guérir. 11 ne dort pas ; il s’agite ; il se lève pour se sauver. Hallucinations de la vue et de l’ouïe. Il se croit changé en femme. H laisse aller l’urine , puis les matières fécales. Refus d’alimens.
Un mois après son entrée , des symptômes de gastro-entérite se manifestent , et en même temps le trouble des facultés intellectuelles augmente. Une amélioration dans l’état de l’appareil digestif^st bientôt suivie d’une rechute ; des escharres se forment , et le malade meurt dans le marasme.
Légère injection de la pie-mère. Épaississement des membranes, qui s’enlèvent facilement par grandes plaques,
FOLIE AIGUE
et qui entraînent dans plusieurs points des parcelles de substance corticale. Toute la substance cérébrale paraît ramollie , surtout à la périphérie. Elle est injectée, et exhale une légère odeur de putréfaction. ( En décembre, vingt heures après la mort. ) La couche' corticale a une couleur rosée. Le cervelet est très mou.