VI
Mariée. Rentière.
270 J. Entérite.
(.’aractère fantasque. — Après la mort de son fils , d’abord sombre et taciturne , elle ne tarde pas à s’agiter. Elle ne garde pas le lit ; elle se croit reine d’un grand royaume, elle ne parle que de sa fortune. Insomnie; loquacité jour et nuit. Au bout de six semaines, elle cesse de parler, elle refuse les alimens.
Femme. 4S.
Perte d’un üls.
Mère aliénée.
OBSERVATIONS DE FOLIE
Taciturnité, indocilité, démarche inquiète; elle veut toujours marcher. Elle résiste avec opiniâtreté à toute tentative pour l’observer , pour la déshabiller , pour la mettre au bain. On ne peut qu’avec peine lui arracher quelques paroles insignifiantes. Elle gâte la nuit. — Puis apathie, refus de toute espèce d’aliment et de boisson; la malade ne se soutient qu’avec peine , elle se couche pour ne plus se relever ; elle est dans un état comme extatique; la physionomie , le regard surtout exprimant la stupeur. On parvient à lui faire prendre quelques alimens. — Avec les symptômes de la seconde période se manifestent des signes d’entérite. La conjonctive s’enflamme ; le marasme s’établit ; des escharres se forment, et la malade meurt trois mois après son entrée.
Léger épaississement de l’arachnoïde. Injection de la piemère et de la substance cérébrale. (Cerveau incomplètement examiné.)
femme. 4^. €élîtoataîa»e. Couturière.
— 3G5 J. Pneumonie chronique.
11 y a trois semaines , elle vient à Rouen , disant que son père est mort. Dès ce moment, on remarquait du désordre dans ses idées. Elle parle d’étouffer sa mère. Elle prétend qu’on veut l’assassiner , et dit qu’elle est prête à sacrifier sa tête. Elle voit et entend des personnes imaginaires, avec lesquelles elle parle.
A l’entrée, physionomie sombre. Réponses brusques etbrèves. Elle se refuse aux soins qu’oi veut prendre d’elle. Elle laisse ses cheveux en désordre. Elle marche nu-pieds. Elle dit être venue en cabriolet ; elle voudrait s’en retourner de même. Elle ne croyait pas être dans une maison publique ; elle entend de mauvais propos, et ne conçoit pas
FOLIE AIGUE
({ue des religieuses puissent rester là. Agitation, pleurs ; (le temps en temps refus d’alimens. Elle dit au médecin (lu’elle ne veut ni manger, ni boire, ni dormir, etciu’clle veut mourir. De temps en temps elle gâte. Elle se couche à terre. Elle parle de guillotine. 11 faut qu’elle en linisse; elle est fatiguée de souffrir. Sympt(jnies de pneumonie chronique. Diarrhée, fièvre, marasme.
Encéphale, 1.125.
Injection de la pie-mère. Léger épaississement des membranes, qui adhèrent fortement à la surface du cerveau, le long du sinus supérieur.