‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 35 sur 295 · IX · texte numérisé non relu

IX

Résumé.

Sur les seize cas de folie mélancolique simple , il en est un ( obs. 37) où aucune altération n’a été trouvée dans le cerveau.

Une fois l’altération unique a été une hypérémie simple de tout l’encéphale ( obs. 38 ).

Une fois cette hypérémie simple s’est trouvée associée à l’épaississement des méninges (obs. 40).

Deux fois l’hypérémie , bornée à la pie-mère, était associée , ou à l’induration des deux substances cérébrales (obs. 34), ou à l’épaississement des méninges (obs. 41).

Deux fois l’hypérémie se présentait avec la forme désignée sous le nom d’ecchymoses sous-arachnoïdiennes, et était associée, ou àl’épaississementdes méninges (obs. 31 ), ou à l’induration de la surface cérébrale (obs. 32 ). Dans les deux cas , il y avait coloration rouge de la couche corticale.

Neuf fois ( obs. 26 , 27 , 28, 29 , 30 , 33 , 35 , 37 , 39 ) il y avait ecchymoses sous-arachnoïdiennes, avec injection pointilléc de la surface cérébrale , (jui , cinq fois , était en

OBSERVATIONS DE FOLIE

kï

même temps ramollie. Cinq fois aussi, la couche corticale avait une couleur rouge.

Ainsi , quinze fois sur seize , le cerveau a été à sa périphérie dans ses membranes ou dans sa substance , le siège d’une hypérémie.

Onze fois cette hypérémie s’est présentée avec la forme d’ecchymoses sous-arachnoïdiennes.

Neuf fois cette forme d’hypérémie a été associée à une hypérémie spéciale de la surface cérébrale , cinq fois ramollie.

Sept fois la couche corticale offrait, dans toute son épaisseur, une couleur rouge.

Il en est donc de la forme mélancolique comme de la forme maniaque : point d’altération encéphalique particulière qui en soit la condition essentielle et caractéristique.

FOLIE AIGUE

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