XV. xvii
Sloafiiine. €éHbataÎE>e. Fileni*.
Ivrognerie. 4380 J, Hypertrophie du cœur.
Ce malade est habituellement calme , et raisonne assez bien , quoique peu intelligent. Si on lui parle religion, il s’anime , et déraisonne complètement sur ce sujet. Il se croit l’ange Gabriel ; il émet les idées les plus étranges sur l’état de la femme , et il fait intervenir dans tout cela le soleil. Il parle avec volubilité sur ce sujet , puis il re-
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prend ses occupations. Il s’irrite facilement. Il a eu des hallucinations. Deux mois avant sa mort , l’hypertrophie du cœur , dont il est depuis long-temps affecté , fait des progrès, et cause la mort par asphixie.
Encéphale, 1.343. — Cervelet, 0.179.
Injection de la pie-mère et de la substance cérébrale.
Hoiiiiue. 35. Célibataire. EIcTe est piBarmacie.
— 4745 J. Gastro-entérite.
Agitation maniaque intermittente, dont la durée est de un à deux mois , et qui se reproduit deux ou trois fois par an. Idées de grandeur, d’importance politique , de persécutions, de détention arbitraire. Correspondance avec de grands personnages. Refus de médicameris. Hallucinations de l’ouïe ; il croit qu’on l’insulte. Dans les derniers temps , l’agitation devient habituelle. Symptômes de fièvre typhoïde , forme adynamique. Mort.
1826. — (.iAM. Casimir Périer, à la Chambre des Députés.
« Révérentissime ( Violet. )
«C’est pour vous avertir de ma conduite. Chacun dans ses foyers. Je dois me conformer aux circonstances critiques , avec fermeté , et prudence. Cessez ? donc de foire des cancans sur ma naissance; fils d’un père sévère, d’une des bonnes familles d’Europe. Nous prenons part à la diplomatie. Je suiverai les conseils d’une illustre polonnaise qui m’a demandé mon couvert. Je suis avec le plus profond respect, et la plus parfaite considération, etc. »
« P. E. Je suis un peu malade, la nourriture , ou le régime des abbayes m’est nuisible , et contraire à ma santé. Où peut-on être mieux que dans les forêts; et sa famille...)!
OBSERVATIONS DE FOLIE
1828. — «Mon cher Papa.
«Je m’informe de l’état de votre santé. Etpour vous dire la vérité. Dans une prison d’état Je vais vous dire des nouvelles vraies. Vous été un gros chevalier de la Toisond’Or{Dieu et bonté) (Armes et vaillance). Jeune chevalier de Saint-Jean de Jérusalem , souvenez-vous de la compagnie noir, peu nombreuse. (Je vous embrasse d’un cœur sensible et humain.) »
1828. — «C’est pour vous prier de vous tenir sur vos gardes. Potentats de Navarre. Soyez fidèle à hybrahim. Je vous embrasse d'un cœur humain . et folâtre. Je vous dis adieu Votre très obéissant et soumis fils. »
En 1837, le malade écrit au procureur du roi une lettre auprès du cachet de laquelle il écrit ces mots : mettez à la poste s’il vous plaît , et il jettè par-dessus le mur cette lettre ainsi conçue :
« Monsieur ,
«Je conviens que c’est une chose bien fastidieuse que d’être importuné , au milieu des graves affaires du barreau. Mais dans l’état où je me vois où trouver une protection plus sure et plus équitable que la votre. Comme vous avez entre vos mains l’autorité voulue pour la garantie de la liberté individuelle , j’espère que vous daignerez vous intéresser à un infortuné qui pourrait user de ses droits civils, s’il était libre. Ma demande est laconique , et simple. Je désire ardemment ma sortie de S‘-Yon et la permission de vaquer à mes affaires. Héritier d’une médiocre aisance , je suis trompé dans mes prétentions et privé de mon avoir par une détention. Je vous supplie de jetter quelques regards de bienveillance sur ma position pénible ; je vous assure que je ne suis pas si malade que le croit M*^ le médecin. Déjà ma figure n’indique pas
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que je suis atteint de manie ni autres maladies semblables. Je pense que votre sagesse et votre équité vont vous engager à me rendre un grand service c’est l’indépendance. Si vous souhaitez me faire subir un interrogatoire, je vous attends avec impatience. Vous pourrez prendre des renseignemens sur ma personne auprès des principaux employés de rétablissement et au juge de paix de ...., ou
au procureur du roi de J’ai l’honneur d’être avec
un profond respect et une parfaite considération.»
Dans ses lettres , le malade se plaint de ce qu’on l’injurie , de ce qu’on le vilipende , de ce qu’on le tourmente pour le rendre malade et pour le garder à Saint-Yon. Il accuse l’infirmier major de se faire payer des gratifications pour tâcher de le perdre , pour débiter des calomnies sur son compte , et pour ameuter contre lui les infirmiCâ-'s et les malades. 11 croit qu’il y a des jugemens terribles contre lui , qu’il est condamné. Le malade se sert souvent diM moi s entendre , auquel il attache un sens particulier. Ainsi , en se plaignant et réclamant sa sortie ( juillet 1837 ) , il termine ainsi sa lettre : « Peut-être ma réclamation aura peu d’effet vu que je ne veux pas m’entendre. Cependant on viole les droits de l’humanité et on méprise les lois. »
— Dans une autre lettre , même année , il dit : « Je ne demande pas mieux que de me conformer aux circonstances. Si l’on veut que je m’entende, ça me fera plaisir. »
— Interpellé par le médecin d’expliquer ce qu’il veut dire , il écrit au bas de cette lettre ; « J’entends s’entendre , se rendre utile à la société et faire son devoir. « — En juillet 1838, il écrit à son père : «J’ai manqué d’avertir l’autorité que je prenais le parti des mœurs et des lois... Je vais faire mon possible pour m’entendre , et rester dans l’établissement où je suis. » — En décembre 1838, au milieu de plaintes relativement aux bains qu’on lui prescrit , et à la
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liberté qu’on ne lui rend pas, il dit; « Je m’entends depuis 1815. » — En 1839, il se plaint de ce qu’on se sert de surprise pour le vilipender, et il dit: «Je fais ce qu’il m’est possible pour m’entendre. Si l’on veut me dire ou me détailler à quelle espèce d’entendement on veut me soumettre , je m’y soumettrai. »
Encéphale, 1.609.
Épaississement avec opacité légère des membranes dans les deux tiers antérieurs des régions supérieure et externe des hémisphères. Injection considérable de la pie-mère, et coloration lilas de la couche corticale. La couche corticale a un reflet argentin à sa surface, qui est indurée et se détache sous forme d’une pellicule mince. Hypérémie de l’encéphale.