‹ Traité théorique et pratique de la folieChapitre 65 sur 295 · IG40 J · texte numérisé non relu

IG40 J

Malade depuis un an.

A l’entrée, frayeurs, plaintes. La malade se cache le visage , se couche à terre. Elle croit qu’on veut lui arracher les ongles , lui crever les yeux , lui couper la langue . Elle prétend chaque jour que le moment est arrivé où on va la prendre pour lui briser les os , pour lui arracher la langue. Elle se tient accroupie , la face contre terre. Refus des alimens. — Après quelque temps , la malade ne résiste plus pour manger. C’est elle qui forme tout le monde , la terre ; « C’est moi qui vous ai formé, dit-elle , c’est moi qui forme vosvêtemens. » Et, en disant cela, elle se lamente et elle s’écrie ; « Je souffrirai pendant cent ans ; on va me mener sur la place publique, pour me guillotiner. » — Après quelques mois, les plaintes diminuent, pour recommencer ensuite plus vives que jamais. L’intelligence s’affaiblit.

Après dix-huit mois, la malade cesse de se plaindre. Elle reste assise , mais courbée en deux , et de manière à cacher sa figure sur ses genoux ou sur le banc. Elle mange bien. Il y a de l’incohérence dans ses paroles , qui se rapportent encore vaguement à la crainte des supplices , mais qui sont rares et insignifiantes.

FOLÎK CHRONIQUE.

Rncéphale , l.'i'lO.

Hyperémie des deux substances. Dureté des deux substances. Couleur argentine et dureté delà surface cérébrale.

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